Baillis du Vivarais

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Louis IX avait placé le Vivarais dans le ressort des sénéchaussées de Beaucaire et de Nîmes aussitôt après le traité de Meaux (1229)[1].

Vers 1273 fut créé un bailliage du Vivarais à la tête duquel fut placé un bailli d'épée dépendant des sénéchaussées de Beaucaire et Nîmes.

Le Vivarais, province particulière liée aux États du Languedoc, dépendant de l'évêché de Viviers et originellement des comtes de Toulouse pour le temporel connut vers 1284, avant la fin de la croisade contre les Cathares, une régularisation de son organisation judiciaire qui avait été entreprise par Philippe Auguste dans le nord du Royaume bien avant, donnant aux rois capétiens l'occasion de mettre en place deux bailliages l'un à Boucieu-le-Roi, l'autre à Villeneuve-de-Berg. Un seul bailli royal assumait la fonction pour le Velay [2], le Vivarais, le Valentinois et le Viennois. Dans ces villes, un Lieutenant général ou juge-mage représentait le bailli en son absence. car il n'a toujours existé qu'un seul bailli pour tout le Vivarais depuis sa création.

Drapeau du Vivarais

L'Helvie, province romaine était régie par le droit latin. Elle correspond au sud de la province. Le nord est constitué par un peuple gaulois, les Gabales. Au début du Moyen Âge, les leudes et les seigneurs locaux s'organisèrent, cédant les droits de haute et basse justice aux ducs, vicomtes, vidames, etc. Le Haut-Vivarais dépendait des évêchés de Vienne et Valence, le bas-Vivarais de celui de Viviers (anciennement d'Alba jusqu'au premières invasions franques).

À partir du règne de Charles V, tout le Vivarais est administré par un bailli royal.

Vers 1273 fut créé le bailliage du Vivarais à la tête duquel fut placé un bailli d'épée administrativement dépendant du sénéchal de Beaucaire et de celui Nîmes (A. Lexpert).

La justice en Vivarais dépendait du Parlement de Toulouse[3], créé en 1443, établi pour rendre la justice au nom du Roi en terre "d'oc", à la différence du parlement de Paris spécialisé pour les terres de langue "d'oïl".

Henri II établit des présidiaux, dont en 1552, celui de Nîmes dont dépendait le bailliage du Vivarais. Ce rattachement fut source de contestations entre les présidiaux de Nîmes, de Grenoble et du Puy.

Les différents baillis, sénéchaux... pouvaient être assistés au niveau des communes de juges-mages. Les baillis du Vivarais participaient de droit aux États particuliers du Vivarais où ils représentaient le Roi.

Bailliage de Boucieu-le-Roi

En 1292, le roi et le sieur de Saint Romain érigent un bailliage pour le Haut-Vivarais et créent pour l'abriter la ville de Boucieu-le-Roi [4], une bastide est fondée à cette occasion et sera fortifiée par la suite. Plus tard, en 1565, le bailliage fut transféré à Annonay ville concernée par le traité d'Amboise qui accorde certaines libertés aux protestants et pour des raisons de commodité et de protection pendant les guerres de religion.

Maison du bailli à Boucieu-le-Roi, Ardèche, France

Bailliage de Villeneuve-de-Berg

Le 8 des calendes de , les actes de paréage entre l'abbé de Mazan (abbaye cistercienne) et le roi de France : Philippe le Hardi, établissent un bailliage pour la ville de Villeneuve-de-Berg.

Ainsi fut fondée la bastide de Villeneuve-de-Berg.

Blason Villeneuve-de-Berg

Listes des baillis

Bibliographie

Notes et références

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