Bais (Mayenne)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Bais | |||||
Le château de Montesson. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Mayenne | ||||
| Arrondissement | Mayenne | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Coëvrons | ||||
| Maire Mandat |
Béatrice Le Goff 2024-2026 |
||||
| Code postal | 53160 | ||||
| Code commune | 53016 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Baidicéen, Baldicéen | ||||
| Population municipale |
1 222 hab. (2023 |
||||
| Densité | 47 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 15′ 13″ nord, 0° 21′ 56″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 155 m Max. 337 m |
||||
| Superficie | 26,23 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Évron (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Évron | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.bais.mairie53.fr | ||||
| modifier |
|||||
Bais est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 1 222 habitants[Note 1]
La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Bas-Maine.
Communes limitrophes
La localité est baignée par l'Aron, affluent de la Mayenne.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[6]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 838 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Évron à 11 km à vol d'oiseau[9], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 804,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Bais est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Évron, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 18 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,1 %), terres arables (35,4 %), zones agricoles hétérogènes (10,1 %), forêts (5,3 %), zones urbanisées (3,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
La mention villa Baudiacae en 642 (Testament de Saint-Bertrand) proposée par l'abbé Angot pour Bais[17], a été contredite, à juste titre, par l'abbé Busson, qui l'identifie à Baugé[18],[19] (nom de plusieurs commune de l'ouest), et a été rectifiée par l'abbé Angot dans son supplément[20].
Bais est attesté au IXe siècle sous la forme latinisée Bediscum vetus en 989[17],[21](Cartulaire d'Évron)[22] ; Ecclesia Sanctae Mariae de Bedisco en 1125 (Ibid.)[17] ; Homines de Bayes en 1230 (Ibid.)[17] ; Prior de Baheies en 1231 (Ibid.)[17] ; Parrochia de Bays en 1253 (Cartulaire de Champagne)[17] ; Betz au XVIe s. (Insin. Eccl.) ; Bai en 1582 (Fabr. de Villaines)[17] ; Baies au XVIIe s. (Arch. d'Indre-et-Loire)[17] ; Bais ou Bas (Jaillot).
L'élément Bed- de la forme primitive représente peut-être le gaulois bedo- « fosse, canal » (> français bief)[21],[23]. Cela pourrait convenir, car la première partie du cours de l'Aron est resserrée et forme une gorge très étroite sur le site de Bais, puis s'élargit. Une autre hypothèse étymologique explique Bed- par betua « bouleau » (vieux français boul du dérivé betulla)[21],[24]. Il serait suivi du suffixe gaulois ou pré-gaulois -iscum[21].
Histoire
Origine
Si l'attestation écrite, la plus ancienne, du site de Bais ne remonte qu'au IXe siècle (voir ci-après), elle contient un radical gaulois, qui pourrait suggérer une origine antérieure à l'époque gallo-romaine.
Il existe une monnaie mérovingienne (triens), avec la légende bedico vico, qui a été attribuée à Bais[26],[27].
Une villa Jona est donnée à Évron en 643. Elle serait en Bais[28], mais elle est encore discutée.
Des fouilles ont permis de retrouver sous l'église de Bais, un petit oratoire antérieur à l'an mil[29].
Prise par les Chouans, septembre 1799
Le 3e jour complémentaire de l'an VII de la République () le village de Bais a été assiégé par la troupe du chef chouan, Jean-Marie Mérille. Il prend position dans le bois de Mirebeau qui couvre la colline dominant le bourg, en face de la butte des Batailles[30].
Le rapport du commandant de la garde nationale de Bais, Boudier-Fontaine dit que les chouans étaient mille à douze-cents et les gardes nationaux soixante seulement, chiffres forcés (quatre cents selon d'autres sources[31]). Il n'y avait pas de troupe de ligne dans le bourg. Une première sommation avait été faite aux habitants de remettre leurs armes, et ils avaient refusé[32]:
« Les habitants de Bais ont juré de se défendre. Ils ne veulent ni vous faire de mal, ni en avoir. Laissez-les tranquilles, où vous serez la cause de la mort des personnes qui veulent le bien de leur parti. Je vous le demande encore, laissez-nous en paix.
Lair de Lamotte, commissaire. »
Une fusillade assez vive s'engagea entre les chouans et les habitants, retranchés dans quelques maisons. Mérille fit mettre le feu en plusieurs endroits. Une dizaine de maisons furent brûlées. Les défenseurs s'étant retirés dans l'église, Mérille leur envoie une nouvelle sommation :
« Rendez vos armes : que quatre de vos principaux viennent assurer que vous êtes de bonne foi, et, de suite, j'irai, si vous arrêtez, aider à éteindre le feu que j'ai fait allumer, non sans un bien vif chagrin. Venez promptement, ou nous allons vous livrer un dernier assaut et vous n'échapperez pas. Vous savez que nous sommes humains. Venez, sur ma parole d'honneur, Venez.
J. Mérille, dit Jean au Beauregard, inspecteur. »
"À cette sommation était jointe la copie d'un certificat des habitants de Rouessé, attestant que les troupes royalistes qui étaient entrées dans le bourg, s'y étaient conduites avec toute la délicatesse accoutumée aux défenseurs de l'autel et du trône, le ." Termes que l'on peut supposer dictés par ces défenseurs eux-mêmes. Les femmes, éplorées insistaient pour qu'on ne prolongeât pas la défense. Une capitulation fut convenue[30]:
« Le déclarant (Boudier-Fontaine) envoya dire aux brigands qu'ils n'avaient pas à débloquer le bourg et rassembler leurs troupes, les habitants allaient leur déposer leurs armes. Les brigands suivirent cet avis. À l'instant, profitant du déblocus, le déclarant se sauva à quatre pieds, avec trois autres citoyens, emportant leurs armes et munitions et se sauvèrent par les derrières jusque dans un bois où ils se cachèrent jusqu'au soir. »
Cela ressemble assez à un manque de foi. Les autres armes furent rendues. Le rapport ne parle ni de pillage, ni de contributions. Il ajoute que les assaillants eurent huit hommes tués, dont un nommé Frédérich (Paraguste, croyons nous), que le déclarant tua de sa main avec deux autres, et dix autres blessés grièvement. Les républicains n'auraient eu qu'un homme tué et une femme blessée à la cuisse. Le rapport du général Vimeux au ministre de la guerre () porte que les Chouans n'ont pu pénétrer dans le bourg ; qu'ils ont quinze tués et quarante blessés. De la capitulation pas un mot[31].
Héraldique
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
- Élections municipales du
- Liste « Un nouvel avenir » menée par Marie-Cécile Morice 394 voix - 60,43% - 12 élus
- Liste par Sylvie Pichot maire sortante 258 voix - 39.57% - 3 élus
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[40].
En 2023, la commune comptait 1 222 habitants[Note 4], en évolution de −1,37 % par rapport à 2017 (Mayenne : −0,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Manifestations culturelles et festivités
Jumelages
Oy-Mittelberg (Allemagne) depuis 1983.

