Bakary Coulibaly
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Bakary Coulibaly, né le [1] à Dossi (Haute-Volta, aujourd'hui Burkina Faso) et mort le à Ouagadougou, est un universitaire et linguiste burkinabé, spécialiste du dioula, des langues mandées et plus généralement des langues africaines.
Diplômes obtenus
Devenu professeur titulaire de linguistique à l'université de Ouagadougou en 1994, Bakary Coulibaly a commencé à enseigner en 1963 comme professeur de français au lycée Philippe Zinda Kaboré et à l'École normale de Ouagadougou. Il quitte ces établissements en 1968 pour enseigner comme assistant à l'université de Ouagadougou après avoir soutenu en 1964 une première thèse, une thèse de doctorat de 3e cycle de linguistique à l'École pratique des hautes études intitulée : Étude phonologique des emprunts français du mandé (manding de Houndé)[2].
En 1984 il soutient une deuxième thèse, une thèse de doctorat d'État ès lettres et sciences humaines à l'université Paris-Descartes (Paris V), intitulée Le jula véhiculaire de Haute Volta : phonologie, morphologie, syntaxe et règles de transcription orthographique[3].
Il enseigne sans discontinuer pendant 29 ans à l'université de Ouagadougou, jusqu'à son départ à la retraite en . Le professeur Bakary Coulibaly a dirigé plus d'une trentaine de mémoires de maîtrise ou DEA et au moins une dizaine de thèses d'étudiants burkinabés.
Bakary Coulibaly a grandement contribué à la promotion et à la vulgarisation des règles orthographiques du dioula au Burkina Faso, et à l'harmonisation de l'orthographe du mandingue en Afrique de l'Ouest. Il était un spécialiste de la description des langues négro-africaines. C'est ainsi qu'il a pu décrire le système phonologique, tonologique et grammatical du dioula. Cette étude a permis l'établissement de l'alphabet du dioula et l'élaboration des éléments de grammaire pédagogique du dioula. L'on trouvera dans le troisième volume de sa thèse de doctorat d'État (1984) les règles de transcription orthographique du dioula qui demeurent encore de nos jours une référence.
Le professeur Bakary Coulibaly était animé par une grande volonté d'apporter toujours du nouveau et d'innover l'approche descriptive des langues africaines en général et des langues mandé en particulier comme le témoignent ses références ci-dessous :
- « Notes pour une introduction à une nouvelle méthode de détermination des catégories grammaticales dans les langues africaines »
- « Quatre nouvelles définitions pour une approche grammaticale de nos langues africaines »
- « Nouvelles définitions du verbe, définition de l'énoncif »
- « Proposition pour une nouvelle définition de l'énoncé ».
La contribution majeure du professeur a été la formation des hommes, en particulier de chercheurs et des enseignants chercheurs dont un grand nombre enseigne à l'UFR/LAC de l'Université de Ouagadougou.
Il obtient son certificat d’études primaires (CEPE) en 1949 à Bobo-Dioulasso, puis son brevet d’études du premier cycle (BEPC) en 1954 à Ouagadougou. Il poursuit ses études secondaires au École normale Frédéric Assomption de Katibougou, au Mali, où il obtient la première partie du baccalauréat en 1956, puis à l’École normale William-Ponty de Sébikotane, au Sénégal, où il décroche la seconde partie en 1957. En 1958, il est admis en propédeutique lettres à l’Université de Dakar. Il obtient en 1960 une licence libre de lettres à la faculté des lettres de Paris, puis en 1961 une licence d’enseignement de lettres modernes au sein de la même faculté. Il soutient en 1964 un doctorat de troisième cycle en linguistique à l’École pratique des hautes études, avant d’obtenir, en 1984, un doctorat d’État ès lettres et sciences humaines à l’Université Paris-Descartes (Paris V).
Carrière professionnelle
De 1963 à 1968, il exerce comme professeur de français au Lycée Philippe-Zinda-Kaboré ainsi qu’à l’École normale de Ouagadougou. Il rejoint ensuite l’Université de Ouagadougou où il est nommé assistant de 1968 à 1970, puis maître assistant de 1970 à 1977 et chargé d’enseignement de 1977 à 1981. En 1985, il est promu maître de conférences. En 1987, il devient responsable du DEA et du doctorat de linguistique au sein du département de linguistique. En 1994, il accède au grade de professeur titulaire.
Responsabilités administratives
De 1967 à 1968, il est nommé directeur de l’École normale de Ouagadougou. Il occupe ensuite les fonctions d’assesseur à l’École supérieure des lettres et des sciences humaines (ESLSH) de 1974 à 1977, avant d’en assurer la direction de 1977 à 1981.
Sociétés savantes
- Membre fondateur de la Société linguistique de l'Afrique Occidentale (SLAO)
- Membre de la Société de linguistique de Paris
- Membre titulaire du Conseil international de la langue française (CILF)
- Président de l'Association Keeni qui a pour objectif d'alphabétiser en bwamu et dioula.
Titres honorifiques
Chevalier de l'ordre des Palmes académiques (France)- Chevalier de l'Ordre national du Burkina Faso.
