Osman-Elasha est climatologue et experte en changement climatique à la Banque africaine de développement depuis 2009[1],[5],[6]. Elle décrit les graves effets du changement climatique en Afrique, en particulier dans la région de la Corne de l'Afrique, encourage les adaptations au changement climatique et souligne les contributions disparates des pays industrialisés au changement climatique[1],[7]. Elle note que les personnes marginalisées, et les femmes en particulier, sont touchées de manière disproportionnée par les effets négatifs du changement climatique, en raison de leur dépendance à l'égard des ressources naturelles menacées et parce que la pauvreté limite leur capacité à s'adapter[8].
Au début de sa carrière professionnelle, Osman-Elasha effectue des travaux forestiers à la Forests National Corporation du Soudan dans les années 1980[4]. Son projet Fuelwood Development for Energy met l'accent sur la foresterie communautaire, la conservation des combustibles et la gestion durable des forêts[4]. Dans le cadre de ce projet, son équipe distribue des fourneaux améliorés pour réduire l'utilisation du bois de chauffage[4] . Elle attribue à ce travail le fait de l'avoir initiée à la variabilité du climat dans les zones rurales du Soudan et aux problèmes auxquels sont confrontées les communautés rurales[4].
Osman-Elasha commence son travail sur le changement climatique en tant que chercheuse au sein de l'Unité du changement climatique du Conseil supérieur de l'environnement et des ressources naturelles du Soudan[1],[8],[9]. Elle y a notamment effectué des analyses des Gaz à effet de serre, ce qui lui permet de prendre conscience du lien entre l'augmentation des gaz à effet de serre et la déforestation au Soudan[4],[10]. Ses recherches portent sur les vulnérabilités et les adaptations au changement climatique dans les régions sujettes à la sécheresse[6].
Osman-Elasha est l'une des autrices du quatrième rapport d'évaluation du GIEC[1],[6],[7]. Elle assiste à la cérémonie de remise du prix Nobel en tant que représentante du GIEC lorsque l'organisation reçoit le prix Nobel de la paix 2007 pour ce travail[1],[7],[10].
Osman-Elasha reçoit le prix Champions de la Terre du Programme des Nations unies pour l'environnement en 2008[1], dans lequel il est indiqué que "l'accent mis par le Dr Osman-Elasha sur le réchauffement planétaire et l'adaptation au Soudan est vital compte tenu des liens étroits entre le changement climatique et le conflit dans le pays" et qui reconnaît également son travail de sensibilisation des étudiants universitaires au changement climatique[7].