Balma de la Margineda
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Balma de la Margineda | ||
| Localisation | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Paroisse | Andorre-la-Vieille / Sant Julià de Lòria | |
| Protection | Bé d'interès cultural (2003) | |
| Coordonnées | 42° 28′ 56″ nord, 1° 29′ 14″ est | |
| Altitude | 970 m | |
| Histoire | ||
| Époque | Épipaléolithique, Mésolithique, Néolithique | |
| Géolocalisation sur la carte : Andorre
| ||
| modifier |
||
La Balma de la Margineda est un abri sous roche préhistorique situé dans au sud du village de Santa Coloma en Andorre. Sur ce site ont été découvertes les plus anciennes traces d'occupation humaine du pays[1]. Le site a été découvert en 1959 par l'archéologue Pere Canturri. Il a ensuité été abondamment étudié de 1979 à 1991 par les archéologues Jean Guilaine, Jean Abélanet, Michel Martzluff et Michel Barbaza.
Balma désigne dans la toponymie andorrane un « abri sous roche », « un surplomb rocheux » ou encore une « cavité peu profonde »[2]. Il s'agit d'un élément présent également dans la toponymie catalane et française (sous la forme baume[3])[2]. L'origine de balma est discutée : ligure, celtique insulaire, pré-celtique voire pré-indo-européenne[2],[3].
Margineda est un dérivé de marge qui désigne un « talus » ou une « terrasse fluviale » et provient du latin margo (« bord », « rive »)[2],[4].
Description du site
La Balma de la Margineda se trouve au sud du village de Santa Coloma, à la frontière entre les paroisses de Sant Julià de Lòria et d'Andorre-la-Vieille[5]. L'entrée de l'abri se situe à une altitude de 970 m et domine la rive droite de la Valira d'environ trente mètres[6],[1],[7]. Ce dernier, creusé au sein d'un massif de schiste du silurien et de calcaire du dévonien[8],[9], est long de 20 m et s'enfonce à une profondeur de 7 m sous la surface[6],[7].
Différents niveaux sédimentaires s'y échelonnent, depuis l'épipaléolithique jusqu'au néolithique ancien[1],[9]. Les strates épipaléolithiques sont rattachés à la culture azilienne, vieille de plus de 10 000 ans, et constituent la plus ancienne trace d'occupation humaine en Andorre[1],[9]. Grâce à la découverte de films de suie dans des fragments de calcite, une analyse micro-chronologique a été menée dans la période azilienne[10].