Balnot-la-Grange

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Balnot-la-Grange
Balnot-la-Grange
Carte postale du village vers 1920.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité CC du Chaourçois et du Val d'Armance
Maire
Mandat
Marie Aubry
2026-2032
Code postal 10210
Code commune 10028
Démographie
Gentilé Balnotiers, Balnotières
Population
municipale
111 hab. (2023 en évolution de −7,5 % par rapport à 2017)
Densité 5,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 12″ nord, 4° 11′ 54″ est
Superficie 20,11 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton des Riceys
Législatives 2e circonscription de l'Aube
Localisation
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Balnot-la-Grange
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Balnot-la-Grange
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Balnot-la-Grange

Balnot-la-Grange est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Hydrographie

La Marve y prend sa source et traverse tout le canton de Chaource pour aller se jeter dans l'Hozain aux Bordes Lantages.

Réseau hydrographique

La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Marve[1],[Carte 1].

La Marve, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune d'Arthonnay et se jette dans l'Hozain à Lantages, après avoir traversé six communes[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Balnot-la-Grange[Note 1].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Armançon ». Ce document de planification concerne le territoire du bassin versant de l'Armançon qui s’étend sur 3 100 km2 et se répartit sur trois départements (l'Aube, l'Yonne et la Côte-d'Or). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du bassin versant de l'Armançon (SMBVA)[3].

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 827 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cruzy-le-Châtel à 14 km à vol d'oiseau[10], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,8 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Balnot-la-Grange est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,5 %), forêts (14,4 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %), prairies (1,5 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

À l'époque gallo-romaine, trois voies partaient de Vertault (Vertillum, centre important au sud de la Côte-d'Or) en direction du nord. L'une de ces voies passait par Chaource via Balnot-la-Grange.

Jusqu'au XVIe siècle, Balnot ne fut qu'une grange, c'est-à-dire une ferme appartenant à l'abbaye de Quincy. Mais cette dernière ne pouvant remettre en valeur cette grange ruinée, elle décide d'en démembrer les terres et, selon un accord de 1518, fait un don à chaque habitant désireux de s'installer. Ce don consiste en un arpent pour y édifier une maison et ses dépendances moyennant une censive pour l'habitation, une redevance pour le foyer et un droit de terrage sur les terres. Les nouveaux hôtes reçoivent un droit d'usage dans les bois et un étang appartenant à l'abbaye, et en outre, y gagnent l'abandon du servage. Il est stipulé que les habitants ne peuvent s'assembler que sur l'autorisation de l'abbé. Le village a été ceint d'un mur mais d'Arbois ne le fait pas remonter avant le XVIe siècle.

En 1775, l'économiste français Dupont de Nemours préconise trois degrés d'assemblées :

  • des municipalités de paroisse ;
  • des municipalités d'arrondissement ou d'élection ou encore de district ;
  • des municipalités de province.

Le règlement royal du demande que chaque élection soit divisée en 6 arrondissements électoraux. Mais ce règlement fut diversement appliqué et c'est ainsi que l'élection de Bar-sur-Aube fut divisée en douze arrondissements dont celui de Balnot-la-Grange ! Mais son existence a été brève puisqu'il n'a servi de délimitation électorale que pour un seul vote.

En 1789, le village dépendait de l'intendance et la généralité de Châlons, de l'élection de Bars-sur-Aube et du bailliage de Troyes.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 mars 2008[19] Serge Hugerot    
mars 2008[20] mars 2026[21] Patrice Nosley DVD Agriculteur
mars 2026[22] en cours
(au 28 mars 2026)
Marie Aubry    

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[24].

En 2023, la commune comptait 111 habitants[Note 3], en évolution de −7,5 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
478504444451506452403386442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
398381392364348321323312296
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
278271243228250248236228230
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
221224191181184158155130122
2021 2023 - - - - - - -
115111-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

  • L'actuelle ferme de Malassise est une ancienne demeure seigneuriale du XVIe siècle qualifiée de manoir.
  • L'église paroissiale sous le vocable de la Nativité-de-la-Vierge, dont la cure était du doyenné de st-Vinnemer, à la collation de l'abbé de Quincy.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

Liens externes

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