Banda (musique)
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Pratiques festives
La banda *
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Banda Bonga dans le sud de la France. | ||
| Domaines | Musiques et danses Pratiques festives |
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| Lieu d'inventaire | Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Gascogne, Limousin, Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gironde, Hautes-Pyrénées, Gers, Pays basque, Béarn | |
| * Descriptif officiel Ministère de la Culture (France) | ||
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Une banda est une fanfare ambulatoire, qui, dans le sud-ouest de la France, a pour rôle d'animer les défilés de rue lors des ferias. La banda de música est un orchestre, dont le rôle est d'accompagner, dans les arènes, les différentes parties d'une corrida dans toutes les régions taurines où se pratique cette forme de course de taureaux[1]. En pays Catalan, en particulier à Céret la banda est un orchestre classique qui porte le nom de cobla. En Gascogne un orchestre interprète l'hymne des écarteurs de la course landaise lors du paseo. Cette pratique fait partie de l'Inventaire français du patrimoine culturel immatériel.

L'origine des bandas de rue vient du sud-ouest de la France. Alors que plusieurs groupes informels se forment à partir des années 1930-1940 entre Dax et Bayonne[2], le mouvement s'amorce officiellement dans les années 1960, la première étant la banda dacquoise de Los Calientes créée en 1961[3]. Dans un premier temps, le phénomène s'est particulièrement développé sur le territoire landais. En effet, alors qu'au Pays basque la population est déjà fédérée autour des traditions liées à la langue basque, le gascon est en perte de vitesse dans les Landes et l'apparition des bandas vient combler ce vide dans les us et coutumes[3].
Ces groupes sont chargés d'entraîner les festayres de bar en bodéga lors des ferias. Leur répertoire est fait de musiques d'origine navarraise, basque et landaise, parfois sud-américaine. Les instruments sont principalement « des cuivres : trompettes, trombones, tuba ou sousbassophone, des bois : saxophones, clarinette, flûte piccolo, et des percussions : caisse claire, grosse caisse et cymbales[2]. »
Dans d'autres régions du sud de la France, les bandas sont celles des peñas ou aficionados musiciens amateurs, qui soutiennent l'action d'un novillero ou d'un matador[4]. Elles jouent dans les rues lors de la feria, et dans l'arène avant que la banda de música officielle ne prenne place, les aficionados les moins fortunés qui ont des places en hauteur non numérotées, arrivent souvent très en avance. Les bandas de peña mettent de l'animation[5].
Dans les arènes, lors d'une corrida la banda de música[1] désigne un orchestre officiel, qui joue essentiellement des musiques taurines, à l'exception du morceau qui accompagne le paseo dans la presque totalité des arènes du sud de la France : le refrain des Couplets du toréador « Toréador, en garde ! », tirée de l'acte II de Carmen de Georges Bizet[6]. Le rôle de la banda de música, qui est aux ordres du président dans les arènes sur presque toute la lidia, est de souligner une faena de muleta de qualité et de récompenser ainsi le matador[1]. Cependant lorsque le maestro a décidé de planter lui-même les banderilles, l'orchestre déclenche de lui-même un air de valse ou jota comme Victor el Lusitano, très différent des paso dobles taurins[7].
Il existe encore une autre variété de banda : la cobla catalane, comme celle de Céret qui joue aussi bien des sardanes pour le paseo et le torero, que des valses pour les banderilles, et des paso dobles pour la faena de muleta[8]. L'accueil du matador se fait avec une chirimía[9], le paso doble est interprété d'une manière très différente[9].
