Banyunibo
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Adresse | |
|---|---|
| Site web | |
| Coordonnées |
Le temple de Banyunibo est un sanctuaire bouddhique du IXᵉ siècle, situé dans le hameau de Cepit, à l’est de Yogyakarta, sur l’île de Java (Indonésie).
Édifié sous le royaume de Medang (Mataram), il s’inscrit dans un paysage de collines et de rizières, à environ 2 km au sud-est du complexe de Ratu Boko et à quelque 3 km du temple de Prambanan[1].
Daté du IXᵉ siècle sur la base de son style architectural et statuaire, Banyunibo relève du culte bouddhique, bien que des fragments hindous aient été mis au jour dans son environnement immédiat[1]. Les ruines, effondrées, furent redécouvertes en ; des recherches menées jusqu’en 1942 permirent de remonter la toiture et le portail avant que les travaux ne soient interrompus par la Seconde Guerre mondiale et la révolution nationale indonésienne[2]. La restauration du soubassement, du pied et des murs - notamment le mur nord - fut achevée en 1962, et la reconstruction du temple principal fut entièrement finalisée en 1978.
Architecture
De dimensions modestes mais d’une grande harmonie (base env. 15,30 × 14,25 m ; hauteur env. 15,30 m), le temple présente une cella orientée vers l’ouest. Aux quatre angles de la base rectangulaire, des gargouilles d’évacuation (jaladwara) sont encore visibles. Le sanctuaire possède, au nord, à l’est et au sud, des niches autrefois garnies de motifs bouddhiques et de représentations des Dhyani-Bouddha ; à l’est et au sud subsistent les fondations de six temples secondaires en forme de stupa qui n’ont pas encore été restitués[3].
L’élément le plus singulier réside dans la toiture incurvée, couronnée d’un stupa sommital, motif unique parmi les sanctuaires bouddhiques conservés du centre de Java. Cette courbure a été interprétée soit comme une stylisation de pétales de lotus (padma), soit comme l’imitation, en pierre, d’un couvrement organique en fibres d’ijuk (Arenga pinnata) issu de l’architecture vernaculaire, motif que l’on retrouve encore dans certains toits de temples balinais.
Le décor sculpté associe un portail et un escalier ornés du vocabulaire kala-makara caractéristique de Java central (têtes de kala au-dessus des baies, makara en acrotères ou en pied de rampes), des niches extérieures abritant des Bodhisattva, et des fenêtres encadrées par des images de Tārā tenant des fleurs[2]. À l’intérieur, les murs portent des reliefs d’Hāritī entourée d’enfants (partiellement lacunaires) et de Vaiśravaṇa, ainsi qu’une figure masculine chauve abritée sous un parasol tenu par des servants - peut-être la représentation d’un donateur ou d’un patron du sanctuaire.

