Barbara Seaman (-)[1] est une féministe américaine, écrivaine et journaliste. Son premier livre, The Doctors' Case Against the Pill (1969), est à l'origine des Nelson Pill Hearings(en) de 1970, une série d'auditions au Sénat organisées par le démocrate Gaylord Nelson sur les effets secondaires de la pilule combinée, un produit alors récent.
Lors des auditions organisées par Gaylord Nelson au Sénat, à la suite de son livre sur la pilule contraceptive, Seaman l'aide à choisir les personnes auditionnées et à rédiger les questions [2]. Elle rencontre alors Alice Wolfson, du DC's Women Liberation, qui interrompt les auditions aux cris de « Les femmes ne sont pas des cochons d'Inde! » et s'interroge sur l'absence de toute femme parmi les personnes auditionnées. Seaman décrira plus tard l'action du groupe de Wolfson devant le Sénat comme l'équivalent de la « Boston Tea Party pour la santé des femmes » [3].
Sceptique sur la sécurité de la contraception orale, Seaman réclame alors une information adéquate pour les femmes. Quelques années plus tard, en 1975, elle cofondera avec Alice Wolfson et d'autres le National Women's Health Network(en) (NWHN), une ONG consacrée à l'information sanitaire et aux droits des femmes.
Dans les années 1980, alors qu'elle aurait été, selon la députée démocrate Carolyn B. Maloney, blacklistée des magazines sous la pression des annonceurs de l'industrie pharmaceutique[4], elle écrivit quelques biographies, notamment sur l'écrivaine et actrice Jacqueline Susann (1918-1974). À la fin de sa vie, elle collabora à la rédaction de deux ouvrages de Laura Eldridge(en).