Barrage de Cahora Bassa

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Nom (en langue locale)
Barragem de Cahora Bassa
Cours d'eau
Barrage de Cahora Bassa
Géographie
Localisation
Nom (en langue locale)
Barragem de Cahora Bassa
Coordonnées
Cours d'eau
Objectifs et impacts
Vocation
Propriétaire
Hidroeléctrica da Cahora Bassa S.A. (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Date du début des travaux
1969
Date de la fin des travaux
1975
Date de mise en service
1979
Barrage
Type
Hauteur
(lit de rivière)
171 m
Longueur
300 m
Épaisseur en crête
4 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Épaisseur à la base
23 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Réservoir
Nom
Superficie
2 739 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Longueur
250 kmVoir et modifier les données sur Wikidata
Centrale(s) hydroélectrique(s)
Type de centrale
Souterraine
Nombre de turbines
5 x 415 MW
Type de turbines
Puissance installée
2 075 MW
Production annuelle
14,94 TWh/an

Site web
Géolocalisation sur la carte : Mozambique
(Voir situation sur carte : Mozambique)

Le barrage de Cahora Bassa est un barrage construit sur le Zambèze, au nord-ouest du Mozambique. Il est associé à une centrale hydroélectrique d'une puissance installée de 2 075 MW, la deuxième la plus puissante d'Afrique en 2020 après celle du haut barrage d'Assouan (2 100 MW). Il a donné naissance au lac de Cahora Bassa.

Il a été mis en service entre 1976 et 1979, peu de temps après l'indépendance du pays.

Le barrage est né d’un accord entre le Portugal et l’Afrique du Sud le , pour fournir de l’électricité à celle-ci, via une ligne à haute tension de 1 400 kilomètres de long[1] et développer l'industrie du Mozambique, alors contrôlé par le Portugal. L'abondance de la production d'électricité assurée par le barrage dépasse très largement la consommation mozambicaine[1]. Le site prévoit de fournir à la fonderie d'aluminium du groupe de l'industriel et banquier António de Sommer Champalimaud (1918 – 2004), près de Maputo, une énergie bon marché, sur le site de la future Mozal[1]. António de Sommer Champalimaud prévoit de se fournir en bauxite, dans les mines du futur Malawi, qui n'est pas encore indépendant[2]. Il crée à l'automne 1969, en association avec Lonrho et l’État du Malawi, l'Alumina Corporation of Malawi (Alcoma) pour les mines de bauxite du Massif Mulanje[3]. Pour ce projet, l'accès au port mozambicain de Nacala et aux livraisons d'essence de Durban sont vitaux[3]. Mais l'indépendance du Mozambique, consécutive à la révolution des Œillets portugaise, mettra fin à ce projet.

Le barrage permet aussi un projet d'extraction de sables lourds[1] et divers projets portant sur l'exploitation de mines de charbon dans la province de Tete, opérés par Rio Tinto et Vale[1].

Après l’indépendance du pays en 1975, l’Afrique du Sud appuya le mouvement de rébellion Renamo, qui sabota l’ouvrage en 1980, privant le Mozambique d’une importante source de revenus.

En 1984, dans le cadre de la stratégie d’apaisement, l’Afrique du Sud et le Mozambique signèrent les accords de Nkomati, qui prévoyaient l’arrêt du soutien du Mozambique à l’ANC et le retrait réciproque de l’appui de l’Afrique du Sud à la Renamo. Six semaines plus tard, un nouvel accord fut trouvé entre Eskom, la compagnie sud-africaine, et la société mozambicaine Hidroelectrica de Cahora Bassa, pour exporter à nouveau le courant vers le réseau sud-africain[4].

Le , à Songo, Joaquim Chissano et Pieter Botha renouvelèrent la coopération entre leurs pays respectifs pour sauver le barrage de Cahora Bassa. Le rapprochement entre les deux gouvernements fut facilité par l'entregent de Pik Botha, le ministre sud-africain des Affaires étrangères qui devint un habitué de Maputo.

En , Le Frelimo abjurait le marxisme. Peu de temps après, Chissano accueillait encore une fois Pieter Botha sur le site du barrage de Cahora Bassa au moment de l'achèvement des travaux de la commission tripartite (Portugal, Mozambique, Afrique du Sud) pour la réhabilitation du grand projet de développement électrique.

Caractéristiques

Notes et références

Voir aussi

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