Barrage de Poutès
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| Pays | |
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| Région | |
| Département | |
| Coordonnées | |
| Cours d'eau |
| Vocation |
Le barrage est principalement exploité pour la production d’électricité et la constitution d’un bassin alimentant une station de pompage, destiné au captage d’eau potable. |
|---|---|
| Opérateur |
EDF |
| Type |
Poids |
|---|---|
| Hauteur (fondation) |
Anciennement 16,8 désormais 7 m |
| Longueur |
70 m |
| Altitude de la crête |
642 m |
Le barrage de Poutès est un barrage poids hydroélectrique, construit en 1941, sur l'Allier dans le département de la Haute-Loire. Il a été grandement modifié en 2022.
L'ancien barrage de Poutès possèdait une hauteur de 17,7 mètres, sur une longueur de 85 mètres[1]. Le barrage possèdait un débit réservé de 2,5 m3/s, avant 1992, ce débit réservé était de 0,5 m3/s[1].
Le lac de retenue de Poutès avait une capacité de 2,4 millions de mètres cubes, sur une longueur de 3,5 km et une surface de 39 hectares[1].
Après les travaux pour faciliter la montaison des saumons le barrage possède une hauteur de 7 mètres. Le lac a une capacité de 105 000 m³, sur une longueur de 1,2 km.[2]
L'usine hydroélectrique de Monistrol-d’Allier regroupe la production électrique lié au barrage de Poutès, au barrage de Saint-Préjet-d'Allier et au barrage de Pouzas[1]. Le barrage de Poutès permet de produire 55 % de l'électricité de l'usine, quand les deux autres barrages n'en permettent que 45 %[1]. Il possède une production de 82 millions de kW⋅h[1].
Histoire
En 1917, la Compagnie électrique de la Loire et du Centre établit un projet d’aménagement qui utilise la puissance de deux chutes hydrauliques (Ance du Sud et Allier) avec une usine commune située à Monistrol-d’Allier[1]. Les travaux des deux chutes commencèrent simultanément en 1918. Cependant, après la Première Guerre mondiale, le recrutement de main d’œuvre est très difficile. Cela retarde énormément les chantiers, notamment celui de la chute Allier qui sera même momentanément stoppé en 1921. En 1926, l’équipement de la chute de l’Ance du Sud est terminé et l’usine est mise en fonctionnement.
Dans un contexte difficile, lié à la Seconde Guerre mondiale, l’aménagement de la chute Allier s’achève le .
En 1956, à la suite de la nationalisation des entreprises de production, transport et distribution d'électricité, EDF devient concessionnaire de l’aménagement[1].
En 1986, un dispositif de passage pour les poissons migrateurs est mis en place, via un ascenseur à poisson[1].
En 1991, des manifestants entrent illégalement dans l'usine de Poutès-Monistrol pour protester contre son rôle bloquant vis-à-vis des poissons migrateurs[1]. EDF porte plainte, plusieurs procès se déroulent, avec des condamnations à clé pour certains manifestants[1].
En 2007, la concession du barrage prend fin[1]. EDF se positionne dès 1996 pour reprendre la concession[1]. Plusieurs associations militent pour la suppression pure et simple du barrage et donc le non-renouvellement de la concession[1]. Ce renouvellement de concession n'est toujours pas réglé en 2009[1].
En 2009, EDF propose un premier projet de remplacement du barrage, projet qui ne fait pas consensus[1]. En 2011, un autre projet de remplacement du barrage actuel est proposé par EDF pour remplacer le barrage par un seuil d'une hauteur de 4 mètres, qui sera achevé vers 2020[3],. Son coût serait au minimum de 23 millions d'euros[3].
Le , Nathalie Kosciusko-Morizet (ministre de l’Environnement) annonce officiellement la reconfiguration du barrage de Poutès. Le début des travaux est annoncé pour 2017, pour une réalisation estimée à 2022[4].
Ce projet n'est pas rentable pour EDF à cause de la station de pompage nécessaire pour alimenter la centrale hydroélectrique. À deux semaines du démarrage du chantier au printemps 2016, tout est brutalement arrêté. Le projet est revu.
En février 2017 un nouveau phasage des travaux est acté, mais seul les travaux préparatoires sont financés. Au printemps 2017 un premier abaissement de la retenue est effectué. Cette période sera décisive pour démontrer l'énorme gain de temps pour les saumons à la dévalaison (de plusieurs semaines à quelques heures). C'est à ce moment que le projet final du Nouveau Poutès voit le jour.
Le projet propose une hauteur de 7m permettant l'alimentation gravitaire de la prise d'eau pour le centrale électrique, ce qui supprime la station de pompage et son bassin prévus initialement. Les deux clapets centraux (du projet initial) sont revus et corrigés pour être remplacés par des vannes qui s'ouvrent à la verticale. Plus besoin d'énorme passe à poisson, l'ascenseur existant et conservé (bien qu'abaissé et modernisé). Le phasage des travaux est revu et fait gagner un an sur le calendrier final. Le coût est réduit à 18,3 millions d'euros.
En juillet 2017 les travaux préparatoires sont lancés, le chantier est lissé sur 5 ans. Les véritables travaux débutent à l'été 2019 pour durer jusqu'en fin d'année 2021. La mise en service et l'inauguration officielle ont eu lieu en 2022.[5]
