Barrage de Ziga

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Localisation
Cours d'eau
Date du début des travaux
1998
Barrage de Ziga
Géographie
Localisation
Coordonnées
Cours d'eau
Objectifs et impacts
Date du début des travaux
1998
Date de mise en service
2000
Barrage
Type
Barrage en terre
Hauteur
(lit de rivière)
18,8 m m
Longueur
3 154 m m
Centrale(s) hydroélectrique(s)
Exploitant
Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA)

Le barrage de Ziga est un lac artificiel construit sur le fleuve Nakambé. Il sert principalement à alimenter en eau potable la ville de Ouagadougou et ses environs. Mis en service en 2000, il fait partie des principales infrastructures hydrauliques du Burkina Faso.

Le projet du barrage de Ziga est lancé pour répondre aux besoins croissants en eau potable de Ouagadougou. Dès 1984, le gouvernement burkinabè fait réaliser une étude de faisabilité par le bureau Lahmeyer International. Plusieurs options sont étudiées, comme la construction de barrages sur les fleuves Nazinon, Mouhoun ou Nakambé[1], ou encore une prise d’eau à Bagré. Finalement, le site du Nakambé est retenu, car il offre une solution jugée plus adaptée et plus économique. Les études détaillées ont lieu entre 1990 et 1996. Le projet est financé avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux. Par sa capacité, le barrage de Ziga devient le troisième du pays, après ceux de Bagré et de Kompienga.

Localisation et caractéristiques techniques

Le barrage de Ziga se trouve dans le département de Nagréongo, dans la province d’Oubritenga, à environ 50 kilomètres au nord-est de Ouagadougou. Ses coordonnées sont proches de 12°29’21’’ de latitude nord et 1°7’25’’ de longitude ouest. Sa construction commence le 26 février 1998 et se termine en juin 2000. La mise en eau a lieu le 21 juillet 2000[2].

Il s’agit d’un barrage en terre, avec un noyau étanche en argile. Il atteint une hauteur maximale de 18,8 mètres et sa digue mesure environ 3 154 mètres de long. Le déversoir fait 120 mètres, et l’ouvrage comprend aussi une vidange de fond et une prise d’eau[3].

Le lac formé par le barrage s’étend sur environ 45 kilomètres, avec un périmètre d’environ 187 kilomètres. Sa capacité de stockage est comprise entre 200 et 208 millions de mètres cubes d’eau[4]. Le bassin versant couvre près de 20 800 km². Même si le barrage est surtout destiné à l’eau potable, des activités de maraîchage sont pratiquées sur ses rives.

Traitement et qualité de l’eau

L’eau du barrage est traitée pour être potable, selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé. Ce traitement est assuré par l’ONEA et repose principalement sur des procédés physico-chimiques. Depuis 2010, des méthodes complémentaires sont testées, notamment des traitements biologiques. Ceux-ci utilisent des poissons planctophages, comme les tilapias et les silures, pour limiter les algues, ainsi que du charbon de bois pour améliorer la qualité de l’eau à la prise[5].

Financement

Le barrage de Ziga est financé par l’État burkinabè avec l’appui de partenaires techniques et financiers internationaux. Le coût global du projet est estimé à environ 150 milliards de francs CFA. Le projet est réalisé en plusieurs phases (Ziga I, Ziga bis et Ziga II), portant sur la construction des infrastructures, l’augmentation des capacités de production et l’extension du réseau de distribution d’eau potable[6].

Usages et activités économiques

La fonction principale du barrage est l’alimentation en eau potable de Ouagadougou. L’eau est captée puis traitée et distribuée par l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA). Autour du barrage, plusieurs activités se développent. Le maraîchage est pratiqué sur les berges, surtout en saison sèche, avec des cultures comme la tomate, le chou, l’oignon ou le maïs. L’élevage est aussi important, les animaux venant s’abreuver au barrage. D’autres usages existent, comme la fabrication de briques, la lessive ou encore le prélèvement d’eau pour des usages domestiques et artisanaux[5].

Potentialités et contraintes écologiques

La retenue d’eau du barrage offre plusieurs ressources naturelles, comme le poisson, la végétation et la faune, qui contribuent aux moyens de subsistance des populations locales. Toutefois, l’intensification des activités agricoles, l’utilisation de pesticides et les changements climatiques peuvent fragiliser cet écosystème. La gestion de la qualité de l’eau et la préservation de l’environnement restent donc des enjeux importants[5].

Développements

Impacts sociaux et environnementaux

Notes et références

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