Barrage de la Tshopo

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Cours d'eau
la rivière Tshopo
Date de mise en service
2015
Barrage de la Tshopo
Géographie
Localisation
Coordonnées
Cours d'eau
la rivière Tshopo
Objectifs et impacts
Date de mise en service
2015
Localisation sur la carte de la République démocratique du Congo
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Barrage de la Tshopo
Barrage de la Tshopo

Le barrage de la Tshopo alimente une centrale hydroélectrique construite en et située en République démocratique du Congo sur la rivière Tshopo, dans la province de la Tshopo dont le chef lieu est Kisangani (anciennement Stanleyville)[1].

Dates clés

En 1949, la Centrale de Stanleyville-River gauche est renforcée au moyen d'un groupe électrogène de 250 kW et d'une machine à vapeur de 270 chevaux. En 1950, la centrale est équipée d'un groupe puissant.

Le syndicat de l'électrification de Stanleyville, formé dès 1948 par le C.F.L. avec la Regideso dans le but d'étudier le captation des chutes de la Tshopo, entra en 1950 dans le capital de la Société des Forces Hydroélectriques de l'Est de la Colonie chargée de la construction d'une centrale hydroélectrique sur la rivière Tshopo à Stanleyville[2].

 : construction du canal d'amenée d'eau vers la centrale ;

 : construction de l'emplacement de la centrale au bout du canal ;

 : le canal commence à prendre forme et son bétonnage est en cours ;

 : le travail de revêtement des murs de protection du canal commence et au fond la centrale est en construction. Au même moment, les travaux de la construction de la prise d'eau côté de la rivière Tshopo se poursuivent ;

 : des grilles de protection sont placées devant la prise d'eau. Ces grilles sont destinées à empêcher des troncs d'arbres et d'autres matériaux encombrant d'endommager les turbines de la centrale ;

 : le lit de la rivière est rectifié et, devant la prise d'eau, la fosse de désherbage est bétonnée, et on peut voir les bouches d'entrée pour les galeries à sable. Les grilles de la prise d'eau sont en place, à l'exception du pertuis droit qui reste ouvert pour permettre l'accès au canal.

1955 : inauguration de la centrale avec une puissance de 12 kW [2].

Pannes et réhabilitations

En 1962, l'aviation américaine transporte un générateur de courant pour y rétablir l'électricité.

En , l'aviation américaine transporte des générateurs de courant à Stanleyville pour y rétablir l'électricité.

Le , la Société nationale d'electricité (SNEL), dirigée par Lubangi Mwana Kahnga, finance à hauteur de 128 000 dollars américains la remise en marche de la centrale hydroélectrique[3].

Le , le Comité International de la Croix Rouge (CICR) achève des travaux dans la centrale et fournit un groupe électrogène afin d'améliorer l'approvisionnement électrique de la ville de Kisangani pour garantir l'accès en eau potable de la population. Cette installation est d'une importance cruciale pour une ville qui était coupée du monde extérieur en raison de la guerre, en servant non seulement les besoins de la population, mais également en alimentant en électricité l'unique station de traitement d'eau. La phase finale de ces travaux a lieu au mois de lorsque les ingénieurs de l'entreprise Alstom et ceux de la CICR collaborent avec la SNEL afin d'installer de nouveaux régulateurs et des pompes de refroidissement pour la turbine, et pour réaliser des travaux de maintenance[4].

Le , la centrale tombe de nouveau en panne lorsque le groupe n°3 est hors service, selon un communiqué de presse de la SNEL du . Cette panne est intervenue trois semaines après la mise en service, à la suite d'un dysfonctionnement technique. À cause de l'arrêt de ce groupe, la centrale de la Tshopo ne fonctionne qu'avec un seul groupe, le groupe n°2, le premier étant hors d'usage depuis 2017[5].

Le , des travaux de réhabilitation de la centrale, qui était contrôlée par les rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie, sont programmés : les travaux démarrent le et prennent fin en [6].

Contribution de l'Enabel

L'Agence Belge de Développement (Enabel), dans le cadre du projet AFEK, a contribué à la réhabilitation de la turbine 1 ainsi que d'autres éléments du réseau électrique en 2013. En 2017, un accident technique lors d'une maintenance conduit à l'arrêt de la turbine 1 (groupe 1). En , la turbine 3 est également à l'arrêt, son troisième, en dépit de quelques travaux de maintenance effectués en et .

En 2022, le chantier pour la réhabilitation du groupe n°2 de la centrale hydroélectrique, qui alimente la ville de Kisangani en électricité, est visité par le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde.

Au vu de l'importance que revêt cette centrale pour la ville de Kisangani, l'Agence Belge de Développement (Enabel) commence en un échange avec le gouvernement provincial pour appuyer la réhabilitation du groupe 1. Cet échange positif conduit à la signature d'un protocole d'accord avec la Société Nationale Électricité (SNEL) en relatif au projet d'amélioration de l'approvisionnement de la ville de Kisangani par la réhabilitation, le redémarrage et la maintenance de la turbine n°1 de la centrale, pour un budget d'environ 3 millions d'euros, soit 3,6 millions de dollars.

En vue de la réalisation de travaux sur la centrale, plusieurs missions de consultants étrangers se succèdent en et en , notamment afin de réaliser des études détaillées sur le groupe n°1 et de permettre de publier un appel d'offres pour des marchés publics. Il s'agit également de réaliser des études sommaires sur la réalisation globale et l'extension éventuelle, en faisant ressortir des critères de bonne gouvernance qui permettront une exécution et une maintenant efficaces de la part du partenaire SNEL.

Ce projet fait appel à un chef de projet international qui assure la collaboration technique active avec la SNEL et supervise les équipes de consultants chargés des différentes études préparatoires.

En attendant le résultat des études attendu en , des opérations de maintenance urgentes sont menées afin de préserver le rendement de la turbine 2 et de préparer les travaux de la turbine 1. Les travaux proprement dits interviennent sur la centrale à partir de pour une durée de 12 mois[7].

Le , la Société Nationale d'Electricité (SNEL), en collaboration avec l'Agence Belge de Développement (Enabel), procède à l'expédition des pièces du groupe n°1 de la centrale pour les réparer aux ateliers ACP de Likasi dans le Haut-Katanga. Cette opération est facilitée par le Ministère belge de la défense qui à cette occasion met à la disposition un avion spécial des forces aériennes belges. Cet avion effectue un vol direct Kisangani -Lubumbashi, et les pièces sont ensuite acheminées de Lubumbashi à Likasi par voie routière[8].

Caractéristiques

Projet de construction d'un barrage

Notes et références

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