Il fut directeur du port autonome de Lomé dans les années 1970, avant d'être nommé au gouvernement en tant que ministre des Mines, de l'Énergie et des Ressources en eau le [3]. Il fut ministre de l'Équipement, des Mines et des Postes et Télécommunications au début des années 1980[4]. Considéré comme une personnalité particulièrement dévouée à Eyadema, il a occupé de nombreux postes au sein du gouvernement au cours des vingt années suivantes[5], devenant ainsi un puissant «baron» du Rassemblement du peuple togolais (RPT)[6],[7]. Lors des élections législatives de mars 1985, il fut président de la Commission nationale de recensement général des votes et de vérification[8]. Il est considéré comme le «cerveau» derrière les actions d'Eyadema durant les années 1980[9].
Il fut conseiller spécial de Gnassingbé Eyadéma[10],avant d'être nommé ministre d'État et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération le [11], poste qu'il occupa jusqu'en 1996[12]. Il devint par la suite ministre d'État et ministre des Finances et de la Privatisation en 1996[13] jusqu'à ce qu'il quitta le gouvernement en . Il est alors nommé, de nouveau, conseiller spécial du président[14]. En 1998, il est envisagé comme un potentiel premier ministre[15].
Au cours de ses mandats, il a été accusé à plusieurs reprises de mauvaise gestion[16]. C'est notamment le cas lors de la conférence nationale souveraine de 1991 durant laquelle il est accusé de corruption[9].
Il a été poignardé à plusieurs reprises par son neveu Altine Barry dans la nuit du 24 au lors d'une dispute familiale, qui fuit ensuite vers le Ghana[17]. Barqué est transporté par avion à Paris pour des soins médicaux[18]. Il tarde toutefois à rentrer au Togo, potentiellement sous le coup d'un mandat d'arrêt[19]. Le , Barry est condamnée à vingt ans de prison pour tentative de meurtre[18].
À la suite de la mort du président Eyadema le , Barqué exprime son choc, affirmant qu'il semblait en bonne santé dans les jours précédents[20]. Le fils d'Eyadema, Fauré Gnassingbé, lui a succédé à la présidence, mais cette succession a été largement jugée inconstitutionnelle. Barqué a fait partie d'une délégation togolaise qui s'est rendue à Niamey le pour tenter d'expliquer et de défendre la succession de Gnassingbé à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)[21].
Barqué est membre du comité central du RPT. Il est élu membre du Comité central de la préfecture de Tône lors du 9econgrès du RPT en [22]. Il est également membre du Collège des Sages du RPT[23]. Le , Barqué préside la cérémonie au cours de laquelle les 162 candidats du RPT au pouvoir pour les élections législatives d'octobre 2007 ont été investis[24].
Barqué est conseiller spécial du président Faure Gnassingbé avec statut de ministre depuis [25]. Des rumeurs ont circulé en concernant un prétendu différend entre Barqué et Gnassingbé[26]. Il est élu à l’unanimité par les sénateurs premier président du Sénat de la Ve République du Togo le mercredi [27].
Distinctions
2020: Grand chancelier des ordres nationaux du Togo[28]
↑(en) Keesing's Record of World Events, vol.45, Togo, , «Jun 1999 - Togo», p.42985.
↑Togo 1990-1994 ou le droit maladroit: Chronique d'un effort de transition démocratique, Karthala, .
↑Magnahus Freeman, «Bary Moussa Barqué, maintes fois soupçonné de mauvaise gestion, nommé PCA de la Holding d'Etat», Liberté, no1482, (lire en ligne).