Bart (Doubs)
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| Bart | |||||
Mairie de Bart. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Doubs | ||||
| Arrondissement | Montbéliard | ||||
| Intercommunalité | Pays de Montbéliard Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Éric Lamy 2020-2026 |
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| Code postal | 25420 | ||||
| Code commune | 25043 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Bartois[1] | ||||
| Population municipale |
1 985 hab. (2023 |
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| Densité | 517 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 29′ 34″ nord, 6° 46′ 20″ est | ||||
| Altitude | Min. 309 m Max. 480 m |
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| Superficie | 3,84 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Montbéliard (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Montbéliard (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Montbéliard | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Doubs
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Bart est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
Ses habitants sont appelés les Bartois et Bartoises.
Localisation
Située à 4 km au sud-ouest de Montbéliard, 28 km de Belfort et 76 km au nord-est de Besançon, Bart est une commune qui comptait 2 015 habitants au dernier recensement de 2023
. Elle s'étend dans la plaine alluviale de la rive droite de l'Allan le long d'une grande rue.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes de Bart sont : Présentevillers, Bavans, Dung, Sainte-Suzanne, Courcelles-lès-Montbéliard, Voujeaucourt.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 384 hectares ; son altitude varie entre 309 et 480 mètres[2].
Hydrographie

La commune est traversée en son centre par un ruisseau : le Rupt, qui conflue non loin de là avec l'Allan. Des inondations ont été enregistrées en 1990 et en [3].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[6] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 273 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 10,3 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dorans à 12 km à vol d'oiseau[10], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 974,0 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Bart est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montbéliard, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montbéliard, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[15]. Cette aire, qui regroupe 137 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (46,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (43,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (34,9 %), forêts (30,1 %), zones agricoles hétérogènes (13,2 %), prairies (10,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,4 %), mines, décharges et chantiers (2,2 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Bar en 1150 ; Bairt en 1318 ; Bayr en 1552[19].
Histoire
Histoire de la commune
Le village est mentionné pour la première fois en 1150 sous le nom de Bar, dans un acte du chapitre de Saint-Maimboeuf concernant un échange de terres avec l'abbaye de Balchany. À cette période, plusieurs seigneuries laïques et ecclésiastiques dominent la localité. Au XVIe siècle, le comte Frédéric réunit l'ensemble pour les rattacher à son domaine. Le village devient protestant en 1541, et il est annexé à la paroisse de Sainte Suzanne. La communauté subit l'invasion des Guise dans les années 1587 et 1588, et la guerre de Trente Ans, qui est accompagnée de la peste en 1635. La force hydraulique de l'Allau et du Doubs entraîne des moulins. En 1824, celui de la Roche, sur l'Allau, devient une fabrique d'acier fondu, comprenant 4 fourneaux de fusion, un martinet et une cage de laminage à froid. Les frères Japy, qui en sont les propriétaires, vendent l'entreprise en 1831 à Laurent et Lalance, qui la transforment en « casserie », ou fabrique à casseroles. Racheté par la famille Japy en 1860, elle est destinée à la production d'articles de ménage émaillés et d'objets en tôle galvanisés jusqu'en 1955, date à laquelle elle est vendue à Peugeot Auto. La commune se développe sous l'impulsion des industries, et elle présente, à la fin du XXe siècle, une structure de petite ville urbanisée avec, le long d'une grande rue, les fermes de l'ancien village et les quartiers nouveaux.
Usine Laroche
Laroche se composait anciennement d'un moulin à trois paires de meules qui appartenaient à M. Dorian. Tout se métamorphosa lorsqu'en 1824, les frères Charles et Frédéric Japy furent autorisés à établir une fabrique d'acier fondu comprenant quatre fourneaux de fusion, un martinet et une cage de laminage à froid, mais ce fut un échec. Cette fonderie fut vendue en 1831 à MM. Laurent et Lalance, qui la transforment en « casserie ». Le développement fut si important qu'il fallut moderniser tous les bâtiments entre 1834 et 1846. Il y avait déjà 80 ouvriers et la production fut estimée à 200 000 F-or par an. Laurent abandonna la société et partit en Amérique en fonder une semblable. Laroche ayant pris de l'importance, les frères Japy s'associèrent à M. Lalance en 1852. Ceux-ci rachetèrent Laroche en 1860. Il y avait, en 1870, 430 ouvriers qui fabriquaient des articles de ménages émaillés et de nouvelles productions. La production atteignait 1 000 tonnes d'articles par an et la firme employait environ 500 personnes. En 1873, à l'usine s'ajouta une fonderie de deuxième fusion avec 96 ouvriers. Au total, en 1883, il y avait 359 salariés dans la production axée vers les ustensiles de ménage et la fonderie et l'émaillerie avaient 107 ouvriers. En 1921, l'usine Laroche-Japy employait 750 ouvriers. Dans les années 1960, le site devient une fabrique Peugeot de câbles et d'amortisseurs. En 1996, le site est définitivement déserté. La communauté d'agglomération de Montbéliard rachète le site de l'usine aux Automobiles Peugeot. Il y a aujourd'hui environ 1 500 salariés à Laroche[20].
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].
En 2023, la commune comptait 1 985 habitants[Note 3], en évolution de +0,25 % par rapport à 2017 (Doubs : +1,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Santé
L'hôpital le plus proche est l'hôpital Nord Franche-Comté situé à Trévenans, dans le sud du Territoire de Belfort (département voisin)[30],[31].

