Basilique Notre-Dame de l'Osier

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Basilique Notre-Dame de l'Osier
Vue extérieure de la basilique.
Vue extérieure de la basilique.
Présentation
Culte Catholique romain
Dédicataire Notre-Dame
Type Basilique
Rattachement Diocèse de Grenoble
Début de la construction 1858
Fin des travaux 1873
Architecte Alfred Berruyer
Style dominant néogothique
Site web Paroisse Saint Joseph des Deux Rives
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Ville Notre-Dame-de-l'Osier
Coordonnées 45° 14′ 18″ nord, 5° 24′ 20″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Basilique Notre-Dame de l'Osier
Géolocalisation sur la carte : Isère
(Voir situation sur carte : Isère)
Basilique Notre-Dame de l'Osier

La basilique Notre-Dame de l'Osier est une basilique située dans le département français de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Édifiée en 1858 sur le lieu du « miracle de l'Osier » de 1649, elle remplace une église précédente, devenue trop petite et construite en 1659. Cette nouvelle église, construite par les pères Oblats de Marie-Immaculée (qui avaient en charge le sanctuaire depuis 1834), est construite sur une dizaine d'années, selon les plans de l'architecte Alfred Berruyer.

Construite en brique, pierre calcaire et béton moulé, dans le style néogothique, cette église ne sera jamais terminée suivant les plans originels. Elle est consacrée en 1873, puis élevée au rang de basilique mineure en 1924 par le pape Pie XI.

Le XXe siècle voit survenir une série de dégradations (foudre en 1939, séisme en 1962), qui cumulés à un défaut d'entretien, amène des « problèmes de sécurité et de conservation du patrimoine ». La charpente est refaite en 1983, et une expertise complète du bâtiment faite en 1998. L'évaluation du coût des travaux réactualisée en 2010 coïncide avec la fondation d'une association ayant pour but la restauration du bâtiment. Les premiers travaux de conservation et restauration sont réalisés en 2017.

Après le départ de la communauté religieuse gérant le site en 1997, c'est une association de laïcs qui a pour mission de gérer l'accueil des pèlerins sur le site.

L'apparition mariale

Bannière de procession représentant le miracle.

Le se produit, dans le village de Notre-Dame-de-l'Osier[N 1] Le « miracle de l'Osier », qui fait l'objet d'une enquête et d'un procès civil, ainsi que d'une enquête canonique de la part de l'Église. L'Église reconnaît comme un « miracle » cet événement[1],[2].

L'apparition mariale de Notre-Dame de l'Osier se serait produite le , à Pierre Port-Combet. Cet événement, rapporté par une déclaration de son épouse 29 ans après les faits n'a pas fait l'objet d'une étude canonique de l'Église catholique[3],[4].

La particularité de ces événements (apparition et miracle de l'Osier) est que le voyant est un protestant convaincu, ce qui est un cas très rare d'apparition mariale à un « non-catholique ». Le voyant se convertira au catholicisme plusieurs mois après l'apparition mariale, et sur son lit de mort (sept jours avant sa mort)[5],[6]. Le sanctuaire intègre une chapelle dédiée à cette apparition, et fait une large part à ce récit d'apparition[7].

Le sanctuaire

Vue de l'intérieur de la première église de Notre-Dame-de-l'Osier construite en pierre.

Les premiers éléments du sanctuaire sont édifiés dès le XVIIe siècle, quelques années après le « miracle de l'Osier » (en 1649). Des constructions successives voient le jour, au fur et à mesure du développement du culte sur place. En premier lieu une croix, puis une petite chapelle en bois (1657), puis une église en dur (1659)[8],[9]. En 1664, l'évêque de Grenoble établit une communauté de prêtres Augustins pour desservir le sanctuaire. Ceux-ci construisent un couvent pour accueillir leurs membres[8],[10].

Lors de la Révolution française, les religieux Augustins sont expulsés du sanctuaire lors de la saisie des biens religieux et la suppression des vœux monastiques[3]. Le sanctuaire et l'église connaissent de nombreux pillages et destructions[1],[11],[9]. Il faut attendre 1801 pour voir le retour de prêtres sur le lieu[9]. En 1834, les Oblats de Marie-Immaculée viennent reprendre la gestion du sanctuaire et vont largement dynamiser le site en réalisant de multiples constructions au cours du XIXe siècle[8],[12],[13].

La construction

L'église primitive étant devenue trop petite pour accueillir les pèlerins, une nouvelle église est mise en construction en 1858. La construction va durer 10 ans[7],[14]. La première pierre de l'église est posée le , suivant les plans réalisés par Alfred Berruyer[8],[10]. Le matériau de construction choisi est la brique rouge (ce qui est rare dans cette région). Les briques sont donc fabriquées sur place avec la terre locale[11]. La construction utilise également la technique du béton moulé, technique novatrice pour l'époque, très utilisée par l'architecte. Les soubassements et le portail de l'édifice sont construits en pierre[13].

L'église ne sera jamais complètement terminée et restera sans les flèches de ses clochetons et sans le campanile qui, sur sa droite, devait supporter les cloches. Seule une gravure et le vitrail central du chœur témoignent de ce qu'elle aurait dû être (même la décoration intérieure n'a pas été achevée). L'église est inaugurée en 1868, et elle est consacrée le en présence de l'évêque de Grenoble[8].

Le , l'église de Notre-Dame de l'Osier est érigée en basilique mineure par décret du pape Pie XI[8]. À cette occasion, une mosaïque est installée sur le tympan de l'église[11].

XXe et XXIe siècles

Rosace et plafond fissuré à la suite du séisme^de 1962.

En 1939 la foudre frappe l'angle Ouest de l'édifice, causant quelques dégâts[15]. Le un séisme cause des fissurations des voûtes et du tympan d'entrée de la basilique[N 2]. À la suite de l'ouverture de voies d'eau dans la toiture (vieillissement de celle-ci, et probablement des déformations liées au séisme de 1962), la toiture est entièrement refaite en 1983[15].

En 1997, les Oblats quittent définitivement le sanctuaire laissant des laïcs organisés en association (« l'accueil à Notre-Dame de l'Osier ») gérer le sanctuaire, avec l'aide d'un prêtre[8],[11],[12].

L'état d'entretien de la basilique commençant à poser des problèmes, le maire (de l'époque), Pierre Faure, lance une expertise complète du bâtiment en 1998. Faute de travaux, les problèmes de sécurité et de conservation du patrimoine continuent de se développer « un peu plus chaque jour »[14]. Une estimation des coûts des travaux est faite en 2002, estimation réactualisée en 2010[15] (estimation de 2 millions d'euros pour la restauration et la mise en valeur générale)[16].

En , une association est créée pour restaurer et mettre en sécurité la basilique : l'« Association pour la restauration de la basilique Notre-Dame de l'Osier »[17],[18]. Cette mission s'organise en partenariat avec la municipalité et le diocèse. Les premiers travaux envisagés concernent la restauration des vitraux, notamment ceux du transept nord (côté place) et la rosace au-dessus de la porte d’entrée[8]. En 2017, la restauration de la grande rosace (sur la façade principale) est terminée[19].

Description

Notes et références

Annexes

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