Chapelle des Pénitents blancs de Grenoble
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Chapelle de l'Adoration
| Chapelle des Pénitents blancs de Grenoble Chapelle de l'Adoration | |
Entrée de l'actuelle chapelle de l'Adoration, 17, rue Voltaire à Grenoble. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique romain |
| Type | Chapelle |
| Début de la construction | 1657 |
| Géographie | |
| Pays | France |
| Département | Isère |
| Ville | Grenoble |
| Coordonnées | 45° 11′ 25″ nord, 5° 43′ 54″ est |
| modifier |
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La chapelle des Pénitents blancs de Grenoble, également dénommée chapelle des Pénitents blancs du Gonfalon puis sous le nom actuel de chapelle de l'Adoration est un édifice religieux situé au no 17 de la rue Voltaire à Grenoble dans le quartier Notre-Dame.
Cet édifice religieux catholique est nommé ainsi en raison de son usage par la confrérie des Pénitents blancs, association (ou archiconfrérie) religieuse de laïcs (ni prêtres, ni moines) dont les membres continuaient à mener une vie de famille et une activité professionnelle[1]. Il s'agit, historiquement, de la chapelle d'une des deux confréries portant ce nom à Grenoble, l'autre groupe, installé dans le quartier Saint-Laurent, a disparu en 1873[2].
Au XXIe siècle, la confrérie des pénitents comptent quatre-vingt-dix groupes (liés à différentes couleurs) dont cinquante-sept sur le continent et trente-trois installés en Corse[3].
Historique

Cet édifice religieux a été édifié en 1657 sous le nom de « chapelle des Pénitents blancs du Gonfalon de Grenoble », rue Neuve des Capucins (aujourd'hui rue Voltaire).
L'édifice est également connu sous le nom actuel de « chapelle de l'Adoration », comme l'indique d'ailleurs la plaque apposé sur son mur, rue Voltaire. Selon Gilles-Marie Moreau, spécialiste de l'histoire religieuse du Dauphiné, membre de l'Académie Delphinale et auteur de plusieurs ouvrages sur des établissements religieux de la ville[4], l'édifice peut être considéré comme la seule ancienne chapelle de Pénitents en Isère qui subsiste avec sa façade et son aménagement intérieur[5].
La chapelle était à l'origine celle des Pénitents de la Miséricorde avant que l'ordre ne soit rattaché à celui des « Pénitents blancs du Gonfalon » en 1739. L'historien Louis Bassette, auteur de l'ouvrage Jean de Caulet, évêque et prince de Grenoble, publié en 1946, précise que les membres de cette confrérie assistaient et « consolaient » les condamnés à mort, les accompagnaient à leur lieu de supplice, puis portaient le corps des suppliciés dans les fosses de la chapelle des Pénitents[6].
Elle a ensuite accueilli la Société de Charité chrétienne, la congrégation des pères de la Salette et les frères des Ecoles chrétiennes. Elle devint ensuite le siège de l'oeuvre de l'Adoration réparatrice. Au XXIe siècle, elle a accueilli durant un certain temps le culte russe orthodoxe de Grenoble[7].
Elle est désacralisée en 2020[8]. En 2024, à la suite d'un appel à projets, la ville de Grenoble, propriétaire de l'édifice, confie sa gestion et sa restauration au collectif GrenobLe Lab[8],[9].
Situation et accès
L'entrée de l'actuelle chapelle de l'adoration est située au n°17 de la rue Voltaire à Grenoble.
Le monument, situé dans un secteur semi-piétonnier, est principalement desservi par les lignes A et B du tramway de Grenoble. La station la plus proche (la ligne A passe au bout de cette rue) se dénomme Hubert Dubedout - Maison du Tourisme.
Visites
Propriété de la ville de Grenoble, l'édifice, plus ou moins, à l'état d'abandon, ne visite habituellement pas. Cependant, des visites intérieures de la chapelle ont exceptionnellement été assurées (notamment par Gilles-Marie Moreau) lors de la manifestation des journées du patrimoine en et 2022[10].
