Bassel Khartabil
activiste syrien de l’open source et pour la démocratie
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Bassel Khartabil (en arabe : باسل خرطبيل) également connu sous son pseudonyme, Bassel Safadi (en arabe : باسل صفدي), né le à Damas et mort en 2015, est un développeur open-source palestino-syrien.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
باسل خرطبيل |
| Pseudonyme |
Bassel Safadi |
| Nationalités | |
| Domicile | |
| Activités | |
| Conjoint |
| Membre de | |
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| Conflit | |
| Mouvements |
Culture libre, Sharism (en) |
| Lieux de détention | |
| Blog officiel | |
| Distinction |
Index Award () |
Aiki Framework (d) |
Le , il est arrêté et détenu par le gouvernement syrien à Damas dans la branche 215 de la sécurité militaire, puis dans la prison d'Adra. Le , Bassel Khartabil est déplacé de la prison vers une destination inconnue. Son exécution peu de temps après ce déplacement est confirmée début .
Il figure sur la liste des personnes emprisonnées pour avoir contribué à Wikipédia.
Biographie
Bassel Khartabil, Palestinien[1] de confession chrétienne[2], est naît et grandit en Syrie, où il se spécialise dans le développement de logiciel open-source et l'open-Internet[3]. Il a été directeur de la technologie (CTO, pour Chief Technology Officer en anglais) et cofondateur de l'entreprise de recherche collaborative Aiki Lab[4] et CTO de Al-Aous[5] un institut syrien de recherche archéologique et artistique. Il a également été chef d'équipe pour les Creative Commons syriens et a contribué à Mozilla Firefox, Wikipédia, The Open Clip Art Library, et Fabricatorz[6].
En 2011, il participe au soulèvement populaire et rencontre sa future épouse, l'avocate Noura Ghazi, lors d'une manifestation à Douma[7].
Détention et mort
Le , jour du premier anniversaire de la révolution en Syrie, des manifestations sont organisées à Damas et à travers le pays. Ce jour-là, alors qu'il sort de son travail[8], Bassel Khartabil, est arrêté lors d’une vague d’arrestations opérées par la Branche 215 de la sécurité militaire dans le quartier de Mazzeh à Damas[9], puis interrogé et torturé pendant cinq jours par des membres de la branche 215 de la Sécurité Militaire[9],[3].
Le , Bassel Khartabil est présenté devant un procureur militaire sans la présence d’un avocat et condamné pour espionnage[9]. Il est ensuite transféré à la prison d’Adra à Damas[10],[11]. Selon le témoignage d'un de ses proches cité par Human Rights Watch, il est également emprisonné et torturé pendant neuf mois dans la prison de Saidnaya[12].
Le , Bassel Khartabil est déplacé de la prison d’Adra vers une destination inconnue, probablement pour être jugé par une cour militaire[13],[14].
Le , des rumeurs laissent entendre que Bassel Khartabil aurait été secrètement condamné à mort[15],[3].
En , la Jimmy Wales Foundation (en) et Noura Ghazi Safadi, l'épouse de Bassel Khartabil, confirment qu'il a été exécuté après son transfert de la prison d'Adra en 2015[16],[17],[18],[19],[20],[21],[22],[12]. Son décès est daté au selon les registres d'état civils, sans mention des circonstances ni du lieu de décès[23].
Soutien international

Le [24], le projet #FREEBASSEL (« libérez Bassel ») aboutit à la campagne #FREEBASSELDAY qui regroupe Creative Commons, Mozilla et d'autres personnalités publiques. Cette campagne conduira des événements publics, des conférences de presse, des œuvres d'art et des vidéos[25],[26],[27],[28],[29].
Cette même année, il reçoit le prix Index 2013, dans la catégorie Censorship Digital Freedom Award[3].
Le , le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire (GTDA) adopte un avis sur le cas de Bassel Khartabil, qualifiant sa détention d’ « arbitraire » et demandant sa libération immédiate[30].
Le , Amnesty International lance une pétition en faveur de la libération de Bassel[31].
Le , est lancé, en l’honneur de Bassel Khartabil, le projet #NEWPALMYRA[32]; une plateforme en ligne rassemblant informations, données numériques et modélisations 3D visant à la reconstruction virtuelle de la cité antique de Palmyre[33].
Le , le MIT Media Lab offre à Bassel Khartabil un poste de chercheur[34].
Le , après 5 jours de booksprint, le livre The Cost of Freedom: A Collective Inquiry est publié en ligne[35]. Cet essai dédié à Bassel Khartabil rassemble les contributions de 44 auteurs.
En , Human Rights Watch et plusieurs organisations cosignent une demande de remise en liberté de Bassel Khartabil[3].