Bataille d'al-Qaïm (2017)

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Date
(22 jours)
Lieu Al-Qaïm et Rawa
Issue Victoire de l'Irak et de la coalition
Bataille d'al-Qaïm
Description de cette image, également commentée ci-après
Tir d'obusier M777 howitzer par des soldats américains, près d'al-Qaïm, le 7 novembre 2017.
Informations générales
Date
(22 jours)
Lieu Al-Qaïm et Rawa
Issue Victoire de l'Irak et de la coalition
Belligérants
Drapeau de l'Irak Irak
Hachd al-Chaabi

Coalition

Drapeau de l'Iran Iran
Drapeau de l'État islamique État islamique
Commandants
Drapeau de l'Irak Qassem al-Mohammedi
Drapeau de l'Irak Nomane al-Zobaï
Forces en présence
inconnues 1 500 hommes[1]
Pertes
inconnues inconnues

Seconde guerre civile irakienne

Coordonnées 34° 23′ 28″ nord, 40° 59′ 16″ est
Géolocalisation sur la carte : Irak
(Voir situation sur carte : Irak)
Bataille d'al-Qaïm

La bataille d'al-Qaïm a lieu lors de la seconde guerre civile irakienne. Elle débute le par une offensive des forces irakiennes et alliées visant à reprendre la ville d'al-Qaïm et ses environs, qui forment alors la dernière poche tenue par l'État islamique en Irak. Al-Qaïm est reprise le , suivie par la petite ville voisine de Rawa le . Au terme de l'offensive, l'État islamique perd les dernières villes qu'il contrôlait en Irak.

La ville d'Al-Qaïm est contrôlée par l'État islamique depuis , elle se situe sur les bords de l'Euphrate, à l'ouest de la province d'al-Anbar, près de la frontière syrienne et face à la ville de Boukamal[2]. Au cours de la seconde guerre civile irakienne, la province d'al-Anbar connait de rudes combats entre l'été 2014 et l'été 2016, voyant notamment ses deux principales villes, Ramadi et Falloujah, être prises par les djihadistes, puis reprises par les troupes irakiennes[3],[4].

Fin 2016, l'armée irakienne a regagné du terrain dans la région mais elle concentre ensuite ses efforts dans la bataille de Mossoul ; les opérations à al-Anbar connaissent alors une pause jusqu'à la chute de la ville, en juillet 2017[5]. Le , l'armée irakienne relance une offensive dans l'ouest de la province d'al-Anbar et s'empare le premier jour d'Akashat, une ville située dans le désert au sud-ouest d'al-Qaïm[6],[7].

L'armée irakienne attaque ensuite depuis l'est, en longeant l'Euphrate en direction d'al-Qaïm : le , elle reprend la localité de Rayhana[8] ; puis le , elle s'empare de la ville d'Anah[9],[10],[11]. Les troupes irakiennes passent ensuite des jours à désamorcer plus d'un millier de mines et d'engins explosifs dans les environs[12]. À l'ouest d'Anah, al-Qaïm et Rawa sont alors les dernières villes contrôlées par l'État islamique en Irak[13].

Lorsque l'offensive débute en , le nombre d'habitants présents dans la région tenue par l'EI est estimé à 150 000, dont 50 000 dans la ville d'al-Qaïm[1]. La population de Rawa est quant à elle de 20 000 habitants[14].

Forces en présence

L'offensive est menée par le général irakien Qassem al-Mohammedi[15]. Elle engage les forces armées irakiennes, les unités du contre-terrorisme — dites de la division d'or — la police fédérale et les Hachd al-Chaabi, composées majoritairement de milices chiites mais aussi de milices tribales sunnites[15]. L'armée engage notamment la 7e division, commandée par le général Nomane al-Zobaï[16]. Ces forces sont soutenues par la force aérienne irakienne et les forces aériennes de la coalition internationale[15] ; notamment des États-Unis, de la France[17], du Royaume-Uni et de l'Australie[18]. L'armée française engage également ses CAESAR de la Task force Wagram[17].

Les forces de l'État islamique dans la région sont quant à elles estimées à 1 500 hommes par l'armée irakienne[1].

Déroulement

Déplacés

Notes et références

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