Bataille de Ctésiphon
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victoire stratégique ottomane
| Date | 22 au |
|---|---|
| Lieu | ville de Ctésiphon, au sud de Bagdad |
| Casus belli | déclaration de guerre du 5 novembre 1914 |
| Issue |
repli tactique des deux côtés victoire stratégique ottomane |
| 11 000 soldats 2 canonnières 6e armée des Indes |
18 000 soldats 52 canons |
| 4 600 à 16 000 pertes | 6 200 à 9 500 pertes |
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| Coordonnées | 33° 05′ 37″ nord, 44° 34′ 51″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Ctésiphon est une bataille de la Première Guerre mondiale qui s'est déroulée du 22 au en la ville de Ctésiphon, au sud de Bagdad. Elle oppose l'Empire britannique d'une part à l'Empire ottoman de l'autre.
Les forces ottomanes
Les Empires centraux avaient comme objectif de couper la ravitaillement du canal de Suez, mais aussi de menacer les possessions britanniques aux Indes. Les Alliés tenaient à défendre les champs pétrolifères de Perse et à s'opposer à l'avance ottomane, les armées russes devant avancer vers l'Anatolie et le nord de la Perse.
Le corps expéditionnaire indien formant la force D, sous le commandement de John Nixon était principalement composé de troupes indiennes et débarqua à Fao.
L'objectif principal était Bagdad qu'ils devaient atteindre en remontant le Tigre, Ctésiphon se trouvant à 610 km de Bassora et 26 km au sud de Bagdad.
Jusque-là l'avancée se faisait sans trop d'opposition et la prise d'Amarah s'était faite facilement au début de [1]. Le , Townshend fait face aux Ottomans protégés par des tranchées à proximité de Kut. Il remporte la victoire qui n'est pas totale car les Ottomans se retirent en bon ordre[2].
Pressé par Nixon, Townshend poursuit les Ottomans jusqu'à Al-Aziziyah (Irak) (en), à une centaine de kilomètres en amont de Kut. Il cesse son avance le , prévenu du retranchement des Ottomans à Ctésiphon par des reconnaissances aériennes[3].
Le commandant du front en Mésopotamie était Khalil Pacha, mais le sultan avait confié à Colmar von der Goltz la réorganisation de l'armée. Sur le terrain Noureddine Pacha avait 18 000 hommes d'infanterie pour plus de 30 000 hommes au total[4], 52 canons[réf. nécessaire] et avait fortifié ses deux lignes de défense[5]. Des tranchées, un ancien mur long de 5 km ; la 35e division de Bassora et la 38e de Mossoul plus de nouvelles divisions formées en Turquie : la 45e et la 51e. Ces divisions avaient un meilleur entraînement et un meilleur moral que les conscrits arabes qui avaient combattu jusque là[5].
Cependant, sa seule ligne de retraite longeait la Diyala et présentait un risque d'enveloppement[5].
Les forces britanniques
La 6e division indienne commandée par le général Charles Townshend avançait prudemment depuis Kut, il n'estimait pas les conditions favorables mais se devait d'obéir à John Nixon, il avait laissé de nombreuses garnisons pour sécuriser la voie. Deux navires accompagnaient cette force, une canonnière et le HMS Firefly. Le temps n'était pas favorable à l'avance d'une armée.
Townshend et Nixon étaient tous deux conscients du risque de l'offensive, mais souhaitaient cependant avancer. Townshend voulait profiter d'une victoire pour se mettre en avant et obtenir un commandement plus renommé sur le front de l'Ouest[1].
Les troupes indiennes composent les trois quarts des forces britanniques. À la suite du retrait en désordre d'un bataillon indien à Kut, Townshend émet des doutes sur la fiabilité des forces indiennes. Celles-ci étaient victimes d'un encadrement insuffisant[3].
Le plan de Townshend était de séparer ses forces en trois : à gauche, des forces minimales appuyées par une artillerie importante portée par des bateaux sur le Tigre devaient convaincre les Ottomans qu'il s'agissait du gros des troupes. Puis une partie des forces devait attaquer l'aile droite des Ottomans. Enfin, la dernière partie des forces devait lancer l'assaut décisif contre un point de la défense ottomane[5].
