Bataille de Göllheim
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Göllheim près de Worms |
| Issue | Victoire des Habsburg |
| Duché d'Autriche Royaume de Bohême |
Comté de Nassau Palatinat du Rhin |
| Albert Ier | Adolphe de Nassau † |
| inconnues | inconnues |
| Coordonnées | 49° 35′ 33″ nord, 8° 02′ 39″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Göllheim a eu lieu le entre les forces du duc Albert Ier de Habsbourg et celles du roi Adolphe de Nassau sur la décision des princes électeurs, sans acte électoral, de détrôner Adolphe et de proclamer Albert nouveau roi. Adolphe meurt dans la bataille[1],[2],[3].

Après la mort de Rodolphe Ier à Germersheim le , son fils Albert Ier devait être le successeur le plus apte au trône du Saint Empire romain germanique. Cependant, la personnalité indigne d'Albert (appelé « Albert le Borgne », en raison d'une orbite ouverte à la suite d'une blessure au combat) et sa mauvaise attitude ont consterné les princes électeurs. Cependant, ils craignaient surtout une royauté trop puissante du fils de l'ancien roi Rodolphe Ier, qui contrôlait l'une des bases de pouvoir nationales les plus solides de l'empire. À la diète impériale près de Francfort l'année suivante, ils résolurent d'élire Adolphe de Nassau-Weilburg, un cousin de l'un des électeurs, un homme avec très peu de pouvoir domestique. Bien qu'Albert ait publiquement reconnu l'élection d'Adolphe de bonne grâce, il a été emporté par une colère irrépressible et a comploté contre lui. Une fois roi, Adolphe de Nassau-Weilburg était déterminé à forger son propre pouvoir et a tenté de s'emparer de la Thuringe et de la Misnie alors aux mains de la Maison de Wettin. Comme il avait abusé à plusieurs reprises de sa prérogative royale, Adolphe fut – sans procès légal – déclaré banni par les électeurs. Adolphe, cependant, défendant ses droits royaux, partit en campagne contre l'Autrichien[1],[4].
Albert avait déjà répondu à la demande de l'archevêque de Mayence (l'un des électeurs) de se déplacer vers le Rhin et d'engager Adolphe, ce dernier s'opposa cependant aux troupes d'Albert avec sa propre armée d'une puissance remarquable. Avant la bataille décisive, près d'Ulm et de Breisach, Albert évita les troupes d'Adolphe, qui avaient l'intention de l'empêcher de marcher vers l'ouest. Albert s'est ensuite avancé vers le nord à travers la vallée du Rhin supérieur en direction de Mayence. L'armée d'Albert comprenait des contingents des territoires des Habsbourg, de Hongrie, de Suisse et ceux d'Henri II (de), prince-évêque de Constance, convoqué à la ville fortifiée d'Alzey et s'empara du château. Albert reçut la nouvelle de la déposition d'Adolphe le [3].
Adolphe s'est approché de la ville impériale de Worms, afin de soulager le château d'Alzey. Ses forces se composaient de contingents du Taunus, la région d'origine d'Adolf, du Palatinat électoral, de la Franconie, de la Basse-Bavière, de l'Alsace et de Saint-Gall[2].