Bataille de Kentish Knock
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Pas de Calais |
| Issue | Victoire anglaise |
| Witte de With | Robert Blake |
| 62 navires 1 900 canons 7 000 hommes |
68 navires 2 400 canons 10 000 hommes |
| 2 navires |
Première guerre anglo-néerlandaise
Batailles
| Coordonnées | 51° 30′ nord, 1° 12′ est | |
|---|---|---|
La bataille de Kentish Knock (néerlandais : Slag bij de Hoofden) a lieu le (le selon le calendrier julien alors en usage en Angleterre), durant la première guerre anglo-néerlandaise, entre la flotte des Provinces-Unies, commandée par le vice-amiral Witte de With et la flotte d'Angleterre commandée par Robert Blake, près du haut-fond appelé le Kentish Knock dans la mer du Nord à une trentaine de kilomètres à l'est de l'embouchure de la Tamise. La flotte néerlandaise, divisée par des questions politiques, régionales et personnelles, s'y révèle incapable de se coordonner dans l'action et est contrainte de se retirer.
Après sa défaite au large des îles Shetland, le , le lieutenant-amiral Maarten Tromp est suspendu par les États généraux des Provinces-Unies. Le vice-amiral Witte de With de l'amirauté de Maas (Rotterdam) le remplace en tant que commandant suprême de la flotte néerlandaise confédérée. Cela provoque immédiatement une rupture entre les provinces de Hollande et de Zélande, car Witte de With est un ennemi personnel du commandant de la flotte de Zélande, le vice-amiral Johan Evertsen, qui préfère quitter le service.
Après avoir prôné pendant des mois une stratégie plus offensive contre la flotte ennemie, le nouveau commandant suprême voit maintenant l'occasion de passer à l'action pour prendre le contrôle des mers. Afin de concentrer ses forces, il demande à l'escadre du vice-commodore Michiel de Ruyter de le rejoindre et se lance à l'attaque de la flotte anglaise à l'ancre aux Downs près de Douvres.
La flotte quitte Schooneveld le . Immédiatement elle subit une violente tempête qui endommage de nombreux navires. Il serait préférable de rentrer au port pour faire les réparations qui s'avèrent nécessaires. Dans ces circonstances, Ruyter suggère de se contenter de tenir les Anglais à distance des flottes marchandes, en se gardant de les affronter. D'autant que 9 de ses navires, qui sont en mer depuis deux mois à protéger les routes commerciales, ont également grand besoin de réparations. De With insiste pour livrer immédiatement une bataille décisive, traitant de lâches les capitaines, Zélandais en particulier, et les avertit que la Hollande a encore suffisamment de bois pour ériger des potences pour chacun d'eux.
