Bataille de Marabda
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | |
|---|---|
| Lieu | près de Marabda (en) (au nord de Marneouli, Basse Kartlie) |
| Issue | Victoire perse décisive |
| Armée géorgienne |
| Teimouraz Ier de Kakhétie[1] Georges Saakadzé |
| 20 000 | 60 000 |
| 10 000 | 14 000 |
Invasions persanes en Géorgie
Batailles
| Coordonnées | 41° 32′ 07″ nord, 44° 45′ 33″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Marabda (en géorgien : მარაბდის ბრძოლა, en 1625) est une revanche de l'armée perse sur la Géorgie, après la bataille de Martkopi.
Après avoir tenté de mâter la rébellion géorgienne et avoir essuyé le revers de Martkopi, le chah Abbas Ier exécute le fils de Georges Saakadzé qu'il détenait en otage, et envoie son gendre Jessé avec le fleuron de son armée réduire les révoltés.
Bataille
Les Géorgiens, forts de leur succès à Martkopi, campaient dans la région de Kojori-Tabakhmela, avec une force de 20 000.
Georges Saakadzé, connaissant de l'intérieur l’armée perse, conseillait de ne pas se ruer à l'attaque mais d'attendre que les Perses s'avancent dans le défilé de Tabakhmela (en), où ils n'auraient pas pu exploiter leur nombre et leurs armements supérieurs (en particulier leurs mousquets et leurs canons, de qualité supérieure). Mais le conseil militaire rejeta cet avis, et confia le commandement en chef à Teimuraz Ier[1].
L'armée géorgienne se rua donc à l'assaut des positions perses, bien préparées : des tranchées protégées par des canons et quatre rang de mousquetaires à l'arrière, ainsi que des forces en réserve sur les flancs[1]. À l'aube, donc, la cavalerie géorgienne chargea l'artillerie et les mousquetaires, et progressait vers le centre, tandis que les flancs perses semblaient se débander. Certains cavaliers géorgiens quittèrent même le champ de bataille, croyant la victoire acquise. C'est alors que le Qarciha-Khan rassembla ses troupes, et grâce à des renforts tous frais, écrasa les Géorgiens avancés sur le champ de bataille depuis le début de la journée[1].
Parmi les morts de cette défaite, la légende rapporte la mort héroïque des neuf frères Kherkheulidze (en)s (accompagnés de leur mère sur le champ de bataille) de neuf membres de la famille Machabelis, sept des Cholokashvilis (en), David Jandieri, Baadur Tsitsishvili et bien d'autres[1].