Bataille de Massaguet
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Massakory |
| Issue | Victoire des rebelles |
| CMU |
| Idriss Déby Daoud Soumain † |
Fizani Mahadjir Mahamat Nouri Abdelwahid About Makaye Acheikh Ibn Oumar Timan Erdimi |
| 500 à 1 000 hommes 70 véhicules[1] |
3 000 hommes[1] 300 véhicules[1] |
| inconnues | inconnues |
Batailles
La bataille de Massaguet est livrée le , pendant la guerre civile tchadienne. Elle oppose les forces rebelles coalisées de l'UFDD (Union des forces pour la démocratie et le développement) de Mahamat Nouri, de l'UFDD-Fondamentale d'Abdelwahid About Makaye et d'Acheikh ibn Oumar et du RFC (Rassemblement des forces pour le changement) de Timan Erdimi, réunies sous un commandement militaire unifié commandé par le colonel Fizani Mahadjir, à l'armée nationale tchadienne (ANT), commandée par le président Idriss Déby.
Le président Déby, qui est parti avec ses hommes à Massaguet pour tenter de stopper l’avancée des rebelles, manque d’être capturé[2].
Les accords de paix signés à Syrte en Libye le entre les différentes factions tchadiennes étant restés lettre morte, Mahamat Nouri tente dès le mois de novembre une offensive contre le gouvernement tchadien. Les 26 et 27 de ce mois, ses troupes se heurtent à celles de l'ANT, commandées par Idriss Deby et subissent un revers à la bataille d'Abou Goulem. En , les rebelles repartent à l'assaut, mais cette fois le RFC et l'UFDD-Fondamentale se joignent à l'offensive et trois colonnes, composées chacune de plusieurs centaines de véhicules tout-terrain franchissent la frontière soudanaise et se dirigent vers N'Djaména.
Déroulement
Le , l'aviation française, qui intervient au profit du gouvernement tchadien dans des missions de reconnaissance et d'éclairage, repère une colonne qui s'étire entre Ati et Ndjamena. Idriss Deby décide de se porter à sa rencontre et de lui barrer le chemin. Les troupes ennemies se heurtent dans un premier affrontement à Massakory. La bataille est extrêmement dure et tourne à la déconfiture de l'ANT. L'intervention opportune d'un hélicoptère Mi-35 gouvernemental, piloté par des Biélorusses et des Ukrainiens et qui attire sur lui tous les feux des rebelles permet à Idriss Deby de s'extraire de la bataille.
Les forces de l'ANT refluent vers N'Djaména mais sont interceptées à hauteur de Massaguet par d'autres unités rebelles. Le président Idriss Deby manque d'être capturé[2]. La bataille est un désastre pour l'ANT qui perd notamment son chef d'état-major, le général Daoud Soumaïn, tué à bord de son véhicule[3].