Wikiwand AI

Bataille de Port-LaJoye

From Wikipedia, the free encyclopedia

La bataille de Port-LaJoye (également connu sous le nom de massacre de Port-LaJoye dans l'historiographie britannique[2]) est un affrontement qui prend place pendant la troisième guerre intercoloniale et oppose des troupes britanniques à une force composée de soldats canadiens et de guerriers Mi'kmaq sur les rives de la rivière Hillsborough, sur l'Île-du-Prince-Édouard à l'été 1746. L'officier français de Ramezay envoie un détachement de 500 hommes à Port-LaJoye où ils surprennent et battent une compagnie de 200 miliciens du Massachusetts dans deux vaisseaux britanniques qui rassemblaient des provisions à destination de Louisbourg, qui avait été récemment capturée[3].

Date
Issue Victoire française et Mi'kmaq
Faits en bref Date, Lieu ...
Bataille de Port-LaJoye
Description de cette image, également commentée ci-après
Soldat du 29th Regiment of Foot (en), 1742
Informations générales
Date
Lieu Port-LaJoye, Isle Saint-Jean
Issue Victoire française et Mi'kmaq
Belligérants
Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Drapeau de la Nouvelle-France Nouvelle-France
Mi'kmaq
Amérique du Nord britannique
Drapeau de la Grande-Bretagne. Royaume de Grande-Bretagne
Commandants
Jean-Baptiste Nicolas Roch de Ramezay (commandant général)
Nicolas-Antoine Coulon de Villiers (commandant)
Charles Deschamps de Boishébert
Joseph-Michel Legardeur de Croisille et de Montesson[1]
Captain John Rous, Captain Hugh Scott
Forces en présence
300 Canadiens ; 200 Mi’kmaq 40 soldats britanniques
Pertes
2 Mi’kmaq tués, 2 blessés ; 40 Acadiens prisonniers 34 tués

Troisième Guerre intercoloniale

Batailles

Coordonnées 46° 11′ 04″ nord, 62° 32′ 01″ ouest
Fermer

Historique

Après la première chute de Louisbourg en 1745, le commandant des forces britanniques William Pepperrell envoient une expédition contre Isle Saint-Jean en . L'expédition est divisée, et une partie va à Trois-Rivières (actuelle Gerogetown/Brudenell, et l'autre à Port-LaJoye. À Trois-Rivières, l'Acadien Jean Pierre Roma et autres n'ont pu résister parce qu'ils n'avaient qu'un canon de six livres pour monter une défense[4]. Roma, avec son fils et sa fille se sont enfuis dans la forêt où ils ont vu les Britanniques brûler leur village. La famille s'est ensuite dirigée vers Saint-Pierre et ensuite à Québec, pour y demeurer jusqu'à la fin de la guerre[5].

En même temps, en , l'autre détachement anglais débarqua à Port-LaJoye. Sous le commandement de Joseph du Pont Duvivier, les Français avaient une garnison de 20 soldats de la (Compagnie Franche de la Marine) à Port-LaJoye[5]. Ils ont fui et les troupes de la Nouvelle-Angleterre ont brûlé la capitale au sol. Duvivier et la vingtaine d'hommes se sont retirés vers le haut de la rivière nordest, poursuivis par les Yankees jusqu'à ce que les soldats français reçoivent des renforts de la milice acadienne et des Micmacs[5]. Les Français et leurs alliés ont pu refouler les Britanniques jusqu'à leurs bateaux, ou neuf furent tués, blessés ou faits prisonniers. Les Yankees ont pris six otages acadiens, qui seraient exécutés si les Acadiens ou les Mi'kmaq se rebellaient contre le contrôle britannique[6]. Les troupes de la Nouvelle-Angleterre sont parties pour Louisbourg. Duvivier et ses 20 soldats sont partis pour Québec. Après la chute de Louisbourg, la population des Acadiens de l'Île Royale a été expulsée vers la France. Les Acadiens de l'Isle Saint-Jean ont vécu sous la menace d'expulsion jusqu'à la fin de la guerre[6].

Notes et références

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks