Bataille de Renty
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La bataille de Renty, qui a lieu le , oppose les troupes du roi de France Henri II à celles de Charles Quint, empereur, roi de Castille et d'Aragon, roi de Naples et de Sicile, maître des Dix-Sept Provinces des Pays-Bas, au début de la dixième guerre d'Italie (1552-1556). Cette bataille s'achève par la victoire des troupes françaises.
| Date | 12 août 1554 |
|---|---|
| Lieu | Renty |
| Issue | Victoire française non décisive |
| Charles Quint | François de Guise |
| 2000 hommes[1] | 240 hommes[1] |
Batailles
Elle tire son nom de la ville de Renty, située dans l'actuel département du Pas-de-Calais, à cette époque dans le comté d'Artois, une des dix-sept provinces des Pays-Bas.
Contexte
L'affrontement entre la France et Charles Quint se poursuit sous le règne d'Henri II, comme sous celui de son père François Ier, mort en 1547.
La guerre reprend en 1552. Le roi de France, qui est catholique, comme Charles Quint, s'est pourtant allié aux princes allemands protestants qui combattent l'empereur (guerre de Smalkalde). Il porte la guerre vers le duché de Lorraine, fief d'Empire, et s'empare des trois principautés époscopales de Metz, Toul et Verdun.
Des combats ont également lieu aux Pays-Bas : en 1553, la France perd Hesdin et Thérouanne, que Charles Quint fait raser, mais s'empare de Bouvignes, Dinant et Mariembourg[2].
En 1554, le connétable Anne de Montmorency envisage de marcher sur Bruxelles, capitale du duché de Brabant, mais se montre irrésolu face aux troupes de l'empereur, malgré une armée forte de plus de 40 000 hommes. Il bat en retraite sur Cambrai, Calais, Boulogne et finalement Renty devant laquelle va avoir lieu l'affrontement.
La bataille
Forces en présence
Le roi Henri II est présent, ainsi que les principaux généraux français de l'époque : le duc François de Guise, commandant en chef, Gaspard de Saulx, maréchal de Tavannes, François Ier de Nevers, Antoine de Bourbon, Claude II d'Aumale, frère du duc de Guise, Gaspard II de Coligny, amiral de France.
L'armée de Charles Quint est commandée par l'empereur lui-même.
Les deux armées sont de force égale.[réf. nécessaire] Le cœur de l'armée de Charles Quint est constituée par les troupes espagnoles des tercios, mais on y trouve aussi des Néerlandais (régiments wallons), ainsi que des mercenaires.
Déroulement
Le combat s'engage le . L'artillerie française bombarde d'abord le château de Renty.
L'avant-garde de Charles Quint attaque au pied de la colline dominant Renty[pas clair]. A l'issue d'un combat meurtrier où meurent bon nombre de gentilshommes français, les troupes espagnoles sont refoulées jusqu'au Bois Guillaume, position décisive que l'armée française ne parvient longtemps pas à forcer. Gaspard de Saulx se distingue par sa vaillance[3].
Finalement, Gaspard de Coligny met pied à terre, entre dans le bois avec un millier d'hommes, et réussit à s'emparer de l'artillerie espagnole au terme d'un combat acharné.
Henri II remet sur le champ de bataille le cordon de l'ordre de Saint-Michel à Gaspard de Saulx, en raison de sa conduite au cours des combats.
Conséquences
Pertes
L'armée espagnole perd près de deux mille hommes[3].
Suites militaires
Malgré sa victoire, l'armée française lève le siège de Renty dès le faute de munitions.
Elle se replie sur Compiègne mais poursuit néanmoins son avantage en poursuivant Charles Quint[pas clair], lequel fuit pour ne pas être fait prisonnier.
En 1556, l'empereur est contraint d'accepter de conclure la trêve de Vaucelles (), prévue pour cinq ans, mais rompue dès l'année suivante. Charles Quint, qui a dû signer la paix d'Augsbourg (1555) avec les princes allemands, abdique au profit de son fils Philippe (Espagne, Pays-Bas, Sicile) et de son frère Ferdinand (possessions autrichiennes des Habsbourg) qui est élu empereur le .