Bataille de Srirangam
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Srirangam, Tamil Nadu |
| Issue | Victoire britannique |
| Jacques-François Law de Lauriston Chanda Sahib |
Stringer Lawrence Mahamet Ali |
| 900 Européens 2 000 cipayes 30 000 cavaliers indiens de Chanda Sahib 50 canons |
400 Européens 1 100 cipayes 8 canons |
| Toute l'armée faite prisonnière | inconnu |
Batailles
| Coordonnées | 10° 30′ 46″ nord, 78° 24′ 44″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Srirangam se déroula le à Srirangam, en Inde, et opposa une force de la Compagnie française des Indes orientales commandée par Jacques-François Law de Lauriston, assistée d'un contingent indien sous les ordres de Chanda Sahib, à un détachement de la Compagnie britannique des Indes orientales mené par Stringer Lawrence. L'affrontement se solda par une victoire anglaise.

Après la victoire des troupes franco-indiennes à la bataille d'Ambour en , Mahamet Ali, le fils du nabab du Carnate tué à Ambour, s'était réfugié à Trichinopoly et avait noué des contacts avec les Anglais, qui s'inquiétaient de la politique d'expansion française menée par le gouverneur Joseph François Dupleix[1]. Cette menace commença à se préciser au début de l'année 1751 et les Britanniques envoyèrent des renforts à Trichinopoly[2]. En effet, les négociations entre Dupleix et Mahamet Ali ayant échoué[3], une armée commandée par Chanda Sahib, prétendant au trône du Carnate soutenu par les Français, fit d'abord mouvement sur Arcote, puis vint mettre le siège devant Trichinopoly en avec environ 8 000 hommes et un détachement français de 400 hommes sous les ordres du commandant d'Auteuil. Les opérations se déroulèrent tout au long de l'année, avec des alternatives de revers et de succès pour les deux camps. La situation se détériora néanmoins pour les Français en septembre lorsque Arcote tomba aux mains d'un petit détachement anglais conduit par le capitaine Robert Clive, lequel repoussa et battit ensuite une partie de l'armée de Chanda Sahib venue reprendre la ville[4].
À la même époque, d'Auteuil, malade, fut remplacé par Jacques Law, un officier plutôt médiocre[3]. Contrairement aux ordres de Dupleix qui lui prescrivaient d'attaquer immédiatement la ville, Law, dont les forces se montaient au début de l'année 1752 à 900 Européens, 2 000 cipayes et 50 canons en plus des 30 000 cavaliers de Chanda Sahib, piétina devant Trichinopoly. Pendant ce temps, une colonne de secours britannique, partie de Madras le , approchait. Elle était commandée par le major Stringer Lawrence, avec Clive comme second, et comprenait 400 Européens, 1 100 cipayes et 8 canons. Le , Lawrence entra en contact avec les Français à quelques kilomètres de Trichinopoly. Un combat s'engagea au cours duquel les Anglais eurent le dessus, ce qui incita Law à ordonner la retraite sur Srirangam le [5].
Déroulement de la bataille

Peu de temps après la retraite des forces françaises, les troupes britanniques avancèrent et s'emparèrent de Samiaveram, au nord de Srirangam[6]. Le , sur ordre de Dupleix, d'Auteuil se mit en route avec 520 soldats (dont 120 Européens) et 4 canons pour porter secours à Law[7]. Quelques jours plus tard, il arriva à Utatour, à 80 km au nord de Samiaveram. Le commandant français se dirigea ensuite vers la Cauvery en évitant l'armée de Clive et envoya des messagers pour informer Law de ses mouvements, mais l'un de ces messagers fut capturé par Clive qui obligea son adversaire à se replier sur Utatour. Profitant du départ de Clive de Samiaveram, Law détacha une troupe de 80 Européens et 700 cipayes pour prendre le village mais il fut repoussé[8].
À la suite de cet incident, un contingent marathe de Thanjavur allié aux Anglais prit Coiladdy[9] le . Le [7], Lawrence envoya le capitaine Dalton avec 1 050 hommes sur Utatour, obligeant d'Auteuil à se replier sur une trentaine de kilomètres en direction de Volcondah. Law attaqua les troupes de Clive mais fut tenu en échec et dut se retirer une fois de plus à Srirangam[10]. Le , Clive rattrapa d'Auteuil à Volcondah[7] et le contraignit à se rendre avec toute son armée[11]. La situation devenant désespérée, Law et Chanda Sahib capitulèrent à leur tour le avec 35 officiers, 785 Européens, 2 000 cipayes, toute leur artillerie, les bagages et les munitions. La cavalerie indienne fut également comprise dans la capitulation mais fut autorisée à s'en aller avec ses armes et ses montures. Conscient que son rival Mahamet Ali ne le laisserait pas s'en sortir vivant, Chanda Sahib obtint contre paiement un sauf-conduit de la part de Manoji, le commandant de l'armée marathe, mais dès son arrivée au camp de Manoji, il fut arrêté et décapité peu après[12].