Batailles d'Aden (depuis 2015)
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Les batailles d'Aden sont un ensemble de conflits opposant lors de l'insurrection djihadiste au Yémen, les djihadistes aux troupes fidèles à Abdrabbo Mansour Hadi[5].
| Date |
- (3 ans, 10 mois et 23 jours) |
|---|---|
| Lieu | Aden, Yemen |
Renseignements Soutenus par |
(factions rebelles)[1] |
12 000 hommes 700 hommes |
300 hommes[3] 80-300 hommes |
| 107 morts, parmi lesquels 2 colonels et 1 général 1 Mirage 2000 détruit |
26 morts |
25 blessés
Guerre civile yéménite
Insurrection djihadiste au Yémen
Batailles
- Bataille d'Amran
- 1re Bataille de Sanaa
- Bataille de l'aéroport d'Aden
- 1re Bataille d'Aden
- Bataille de Taëz
- 1re Bataille de Moukalla
- 2e Bataille de Moukalla
- 2e Bataille de Sanaa
- 2e Bataille d'Aden
- Bataille d'al-Hodeïda
- Prise de Socotra
- 3e Bataille d'Aden
- 4e Bataille d'Aden
- Offensive de Najran
- Attaque d'Abqaïq et de Khurais
- Offensive d'Al Bayda
- Offensive d'Al Jawf
- Bataille de Marib
- Offensive du gouvernorat de l'Hadramaout de 2025
| Coordonnées | 12° 48′ 00″ nord, 45° 02′ 00″ est | |
|---|---|---|
La bataille commence le , par la reprise d'un port d'Aden par les loyalistes.
AQPA et l'EI commettent des attentats et des attaques, mais seul AQPA contrôle des quartiers.
Contexte
En , après la reconquête d'Aden par les loyalistes, AQPA s'installe dans les quartiers d'Aden qui sont peu surveillés ou abandonnés par les autorités[6],[7].
Le , l'organisation terroriste État islamique (dite « Daech ») vise un hôtel abritant le siège du gouvernement.
Le , le gouverneur d'Aden, Jaafar Mohammed Saad, est tué dans un attentat de la même organisation.
Le , des djihadistes ferment des universités à Aden pour cause de mixité[8]. Les autorités locales n'interviennent pas.
Le , un commandant de la Résistance populaire est tué à Al-Mansoura[9].
Chronologie
Insurrection djihadiste (2015-2017)
Janvier 2016
Le , le gouverneur d'Aden et celui de Lahj, ainsi que le chef de la police d'Aden, échappent à un attentat.
Les loyalistes mirent en place un couvre-feu.
Les 28[10] et [11], le groupe EI revendique une série d'attentats suicide et à la voiture piégée près du palais présidentiel al-Maachiq.
Février 2016
Le , les combats reprennent, faisant six morts[12]. Le , trois soldats sont assassinés par AQPA[13]. Le , cinq policiers sont tués dans des heurts avec AQPA[14],[15].
Le , le gouverneur d'Aden, Aïdarous al-Zoubaïdi, et le chef de la police d'Aden, échappent à une tentative d'assassinat[16]. Imputé à AQPA, l'attentat fait trois morts parmi les terroristes[17].
Le , un attentat-suicide revendiqué par Daech fait quatorze morts dans un camp militaire[18],[19]
Le , Mazen al-Akrabi, commandant de la Résistance populaire, est assassiné par les terroristes d'AQPA[20].
Le , un général loyaliste est assassiné[21].
Le , un influent cheikh salafiste quiétiste, opposé aux djihadistes, est assassiné[22].
Le , un attentat-suicide fait quatre morts et cinq blessés au sud de la ville[23].
Mars 2016
Le , seize personnes dont des nonnes des missionnaires de la Charité, fondés par mère Teresa, des résidents retraités[24] et des employés d'hospices sont assassinés[25]. Selon les premiers éléments, Daech serait impliqué[26]. Pour sa part, AQPA nie être responsable de l'attaque[27]. Par ailleurs, les auteurs de l'attaque ont aussi enlevé un prêtre[28].
Le , le chef de la police du quartier de Tawahi est assassiné par des djihadistes[29].
Le , les combats reprennent entre loyalistes et AQPA pour le contrôle du quartier de Mansoura[30]. Au total, entre samedi et dimanche , dix-sept terroristes et deux policiers sont tués, les premiers, visés par la coalition sunnite, envoyèrent des renforts depuis les autres régions qu'ils contrôlent, alors que les combats sont encore en cours[31].
Le , un avion Mirage 2000 appartenant aux Émirats arabes unis s'écrase à Aden, tuant les deux pilotes[32]. AQPA prétend l'avoir abattu même si la coalition parle de panne[32].
Le , une série de trois attentats-suicides fait vingt-sept morts, dont dix civils[33], et est revendiquée par Daech[34].
Le , les combats reprennent entre loyalistes et membres d'AQPA, et les loyalistes reprennent la prison de Mansoura[35].
Avril 2016
Le , un kamikaze d'AQPA tue quatre recrues de l'armée[36]. Le 16 du même mois, quatre autres soldats sont tués par une voiture piégée à l'aéroport[37].
Le , un colonel de police est tué dans la ville[38].
Mai 2016
Le , quatre policiers sont tués dans un attentat[39].
Le , quarante-cinq militaires sont tués par deux attentats de Daech[40].
Juillet 2016
Le , jour de l'aïd el-Fitr, AQPA tenta de prendre une base située à Khour Maksar, faisant sept morts après l'explosion de deux voitures piégées[41].
Le , Daesh revendique un attentat au quartier Al-Mansoura faisant quatre morts et six blessés parmi les policiers[42].
Novembre 2017
Le , des djihadistes de l'État islamique mènent une attaque contre le quartier général de la brigade criminelle d'Aden. Ils s'emparent du bâtiment et prennent plusieurs otages, dont deux policières qui sont exécutées par balle. Les forces de sécurité yéménites reprennent d'assaut le bâtiment le . Le bilan des combats est de vingt-neuf morts pour les forces de sécurité, six civils tués (dont deux enfants), au moins trois djihadistes tués par balle et quatre autres ayant péri dans des attaques kamikazes[43].
Crise de 2018-2019 et rupture
Janvier 2018
Le 30 Janvier 2018, les séparatistes du Sud prennent le contrôle de la quasi-totalité de la ville après trois jours de combats ( - ) contres les forces gouvernementales et assiègent le palais présidentiel dans lequel résidaient le Premier ministre Ahmed ben Dagher et des membres du gouvernement. Le bilan donné par le CICR fait état d'environ 36 morts et 185 blessés[44].
Août 2019
Le 10 Août 2019, le Conseil de Transition du SUD (STC) s'empare des palais présidentiels et des bases militaires d'Aden, expulsant de facto le gouvernement Hadi. Le bilan de 40 morts et 260 blessés, dont de nombreux civils, a été annoncé par l'ONU qui s'est inquiétée d'une aggravation de la crise humanitaire au Yémen[45].
Accords de Riyad (2019-2020)
Novembre 2019
Le , les Accords de Riyad sont signés pour instaurer un partage du pouvoir, mais leur mise en œuvre reste chaotique et Aden demeure sous le contrôle sécuritaire du STC[46].
Faits récents (2020-2022)
30 décembre 2020 : Une attaque massive à l'aéroport d'Aden vise le nouveau gouvernement d'union à son arrivée, faisant au moins 26 morts[47].
7 Avril 2022 : Création du Conseil de direction présidentiel à Aden, marquant la fin officielle de la présidence de Hadi et une tentative de réunification des factions anti-Houthis sous l'égide saoudienne[48].
Situation actuelle
Entre 2023 et début 2026, Aden a traversé une crise majeure marquée par le contrôle du Conseil de Transition du Sud (STC) et une détérioration humanitaire, culminant avec la reprise en main de la ville par le gouvernement (PLC) soutenu par l'Arabie saoudite en janvier 2026. Malgré la dissolution du STC et une restructuration sécuritaire début 2026, la situation reste instable avec des affrontements persistants et une crise humanitaire touchant la majorité de la population[49].