Bataireacht

From Wikipedia, the free encyclopedia

Dessin de 1834 illustrant une rixe entre faction irlandaise pratiquant le bataireacht

Bataireacht (de l'irlandais bata, bâton) est le terme utilisé pour référer à la pratique de l'art martial irlandais, qu'il soit traditionnel ou non, centré autour du shillelagh, un bâton de 90 à 120 cm fait de prunellier, houx, chêne ou frêne.

L'utilisation de bâtons et gourdins divers comme armes d'auto-défense s'est développée en Irlande, comme partout ailleurs, durant des siècles[1]. Ainsi et depuis les temps anciens, l'art du combat au bâton a été transmis de père en fils ou enseigné dans les écoles militaires traditionnelles irlandaises par le Maighistir Prionnsa, le maître d'arme[2]. Si bien que le shillelagh (mais beaucoup moins le bataireacht) est toujours identifié à la culture populaire irlandaise de nos jours.

Au XVIIIe siècle, le bataireacht est devenu de plus en plus associé aux gangs irlandais, appelés alors "factions"[3]. Les échauffourées des factions irlandaises impliquaient de grands groupes d'hommes (et parfois de femmes) qui s'engageaient en mêlée à des foires provinciales, mariages, enterrements et d'autres événements convenables[4]. Au XIXe siècle, ces gangs étaient organisés en grandes fédérations régionales qui aboutirent aux "guerres" entre les Caravat et les Shanavest tout au long du XIXe siècle dans le comté de Munster[5].

Certains auteurs[6] rapportent que les combats de shillelagh étaient également considérés comme des événements sportifs, les champions cherchant de nouveaux challengers dans les fêtes villageoises. Quelques combattants étaient même spécialisés dans le maniement de deux gourdins, appelé “Troid de bata”, le second bâton servant à contrer tel un bouclier. Le bata était tenu quelque part à sa moitié inférieure et manié en fouettant du poignet plutôt qu'agité comme une matraque.

Pratique moderne

Articles connexes

Références

Related Articles

Wikiwand AI