Elle est mariée à Sven von Storch, issu d'une famille de propriétaires terriens dont les biens furent nationalisés par la République démocratique allemande (RDA)[3].
Elle fonde avec son mari plusieurs associations conservatrices. À plusieurs reprises, le fisc a enquêté sur le couple, accusé notamment d'avoir détourné des dons destinés à leurs associations[3].
Elle démissionne de son mandat européen le , à la suite de son élection au Bundestag lors des élections fédérales.
Positionnement
D'après la journaliste Annabelle Georgen, «elle incarne la ligne dure» de l'AfD[2]. Le politologue Patrick Christian Moreau la décrit comme étant «avant tout une réactionnaire décomplexée, homophobe, violemment xénophobe et animée par une volonté de croisade contre l’islam»[7].
Conservatrice sur les questions de société, elle est une farouche opposante au mariage homosexuel, à la contraception et à l’avortement. Elle explique avoir «pleuré de joie» à l’annonce du Brexit. Elle met en cause la présence de joueurs issus de l'immigration dans l'équipe de football allemande[7].
Début 2016, lors des débats concernant un projet de loi sur les réfugiés, elle écrit dans une publication postée sur Facebook que les personnes qui entrent en Allemagne et qui selon la loi ne seraient pas autorisées à bénéficier du droit d'asile devraient se voir refuser l'entrée sur le territoire. Se référant au paragraphe 11 de la loi sur la contrainte immédiate (UZwG), elle conclut: «Et s'ils n'acceptent pas l'ordre de s'arrêter à la frontière, les agents chargés de l'application de la loi peuvent également utiliser des armes à feu contre ces personnes[8]». Elle déclare ne pas exclure les femmes et les enfants, avant de revenir sur ses propos et de présenter ses excuses[2].
Interrogée en 2016 sur la proximité idéologique entre l'AfD et le Front national, elle estime que sur l'économie, Marine Le Pen est «trop à gauche», déclarant ne pas approuver ses idées sur le protectionnisme et l'interventionnisme de l'État[9].
En 2017, elle propose au Parlement européen d'accueillir en priorité les réfugiés chrétiens[10].
Elle manifeste régulièrement son soutien à Israël dans son combat contre «l’islamisme» et crée en 2017 au Parlement européen le groupe des «Amis de la Judée-Samarie»[11].
Notes et références
↑ (de) Helene Walterskirchen, Aristokraten. Leben zwischen Tradition und Moderne, Vienne, Ueberreuter, , 207p. (ISBN3-8000-3778-5).