Beaune-les-Mines
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| Beaune-les-Mines | |
Église Saint-Christophe de Beaune-les-Mines | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Nouvelle-Aquitaine |
| Département | Haute-Vienne |
| Ville | Limoges |
| Canton | Limoges-4 |
| Conseil de quartier | Beaune-les-Mines |
| Fonctions urbaines | Résidentielle |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 54′ 48″ nord, 1° 17′ 57″ est |
| Transport | |
| Bus | 18 |
| Localisation | |
| modifier |
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Beaune-les-Mines est un quartier de la commune de Limoges (Haute-Vienne), situé au nord du territoire communal, excentré de neuf kilomètres par rapport à la ville-centre. Initialement commune indépendante, le village, qui doit son nom aux mines d'or exploitées essentiellement au XXe siècle, entre 1912 et 1934, a été intégré à Limoges le [1].
Il est traversé par l'ancienne route nationale 20, aujourd'hui déclassée.
Urbanisme
Beaune-les-Mines est situé à onze kilomètres au nord du centre-ville de Limoges, à six kilomètres au nord du bois de la Bastide et à quatre kilomètres et demi au nord de Beaubreuil, entre les communes de Rilhac-Rancon, Bonnac-la-Côte et Chaptelat, non loin de l'autoroute A20.
Le quartier est bordé à l'est par la vallée de la Mazelle, cours d'eau barré par le barrage de la Mazelle formant un lac où la pêche est autorisée.
Le « quartier » de Beaune-les-Mines fait encore penser à un village à part entière, de par son relatif isolement, par rapport à Limoges, et de par ses constructions.
Dans les années 1970, Beaune-les-Mines était un village de campagne[2], avec son église d'architecture romane, dont le clocher surplombait la campagne.
La fin des années 1970 a vu le village livré à l'urbanisation, jusqu'à quelques mètres de l'église. En 2008 l'église — qui n'est pas protégée — est menacée par une zone artisanale, prévue en contrebas du barrage sur la Mazelle.
Beaune-les-Mines est désormais une vaste zone pavillonnaire, victime de l'étalement urbain expansif de la banlieue de Limoges et du mitage, comme ses voisines Rilhac-Rancon, Bonnac-la-Côte, Chaptelat... La première zone a été construite à Beaune-les-Mines selon un plan urbain, entre la place de l'église et la RN 20 dans les années 1970, avec des rues, des maisons obéissant à un règlement et à une harmonie[réf. nécessaire]. Les zones suivantes, plus au nord, le long de l'ancienne RN 20 ou plus au sud, vers Limoges, n'obéissent à aucun plan urbain. Un centre commercial construit dans des bâtiments métalliques a accentué, dans les années 2000, l'impression de « bétonnage » ainsi que les centaines de maisons construites tout autour.
Toponymie
Beaune est l'évolution étymologique du mot gaulois latinisé « Belena », issu du dieu gaulois Belenos, divinité des eaux vives.
Le décret du adjoint le complément toponymique -les-Mines à Beaune[3].
Historique
L'ancienne commune

Beaune est une ancienne commune indépendante, rattachée à celle de Limoges conformément au décret du .
De 1901 à 1962, la commune de Beaune appartenait au canton d'Ambazac. À son rattachement à Limoges, en 1962, elle est intégrée au canton de Limoges-Nord, puis à celui de Limoges-Couzeix en 1973, avant de finalement rejoindre celui de Limoges-Vigenal en 1985. En 2015, la refonte de la carte cantonale intègre finalement Beaune au canton de Limoges-4.
Le filon aurifère

Le filon aurifère a été exploité dès l’Antiquité. L’exhaure de la mine de Beaune était assurée par une vis d'Archimède[4]. L’exploitation de ces mines a été arrêtée après la conquête romaine[5].
Le district minier aurifère nord-limousin s'étend sur près de 3 000 km2 au nord de Limoges et comprend, à l’ouest, les anciennes mines de Vaulry et de Cieux et, d'autre part, celles de La Petite Faye, de Baugiraud, de Beaune et d’Ambazac[6].
L'or de Beaune est sous forme d'arsénopyrite aurifère (exploitée pour l'or, l'arsénopyrite aurifère est également le plus important minerai d'arsenic). L'exploitation des mines d'or a entrainé une forte pollution des eaux et sédiments à l'arsenic[7].
Démographie
Seuls les chiffres d'avant la réunification avec Limoges sont disponibles. Malgré cela, avec le fort développement résidentiel des dernières années on peut estimer la population actuelle à plus de 3 000 personnes en 2010.