Beffu-et-le-Morthomme
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| Beffu-et-le-Morthomme | |
Église Saint-Remacle. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Vouziers |
| Intercommunalité | Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise |
| Maire Mandat |
Laëtitia Marcheras 2020-2026 |
| Code postal | 08250 |
| Code commune | 08056 |
| Démographie | |
| Population municipale |
43 hab. (2023 |
| Densité | 7,8 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 22′ 11″ nord, 4° 54′ 01″ est |
| Altitude | Min. 147 m Max. 247 m |
| Superficie | 5,49 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Attigny |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Beffu-et-le-Morthomme est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.
Hydrographie
Au nord de Grandpré, une route mène à Buzancy : à l'ouest de cette route, la forêt s'étend sur les hauteurs. À l'est, un paysage relativement plat de prairies et de haies, peuplé de vaches, lui fait face. Sur cette route, adossé au « bois de Bourgogne », massif boisé d'où il tire toute son industrie est situé le bourg du Morthomme. En face, ramassé autour de son église, Beffu vit essentiellement de l'élevage.
La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau de Gives et le Fossé de la Pâture[1],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Lorraine, plateau de Langres, Morvan »[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 895 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Buzancy à 8 km à vol d'oiseau[8], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 862,0 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Beffu-et-le-Morthomme est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,4 %), forêts (21,5 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), terres arables (13,6 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Beffu est à l’évidence plus ancien que Morthomme, puisque son nom est mentionné, sous la graphie Beaufust, dans un acte du XIIIe siècle[17].
Le village de Beffu est cité dans les écrits depuis le XIIIe siècle, en 1275 Beaufust, en 1297 Beaufeu. On trouve la forme Befu en 1386[18]. Beffu qui a conservé la forme dialectale de l’adjectif « beau », résulterait donc d’une réfection d’abord marquée phonétiquement puis graphiquement, de be(f)- en « Beau- », suivi de la graphie fust « hêtre »[17].
Le Morthomme est un écart de Beffu. Le Morthomme, qui paraît avoir été créé au XVIe siècle, ne constitue qu’un hameau[17].
Certains lieu du nom de Morthomme peuvent s'expliquer par l'étymologie populaire.
Histoire
Au XIIIe siècle, le village appartient au comtes de Grandpré. Édouard 1er de Grandpré, ruiné par ses services au roi de France durant la guerre de Cent Ans doit le vendre en 1386 à Robert, duc de Bar avec Landres, Saint-Juvin, Champigneulle... Il revient plus tard aux comtes de Grandpré, puis aux Joyeuse, seigneurs du lieu jusqu'à la Révolution. Claude de Joyeuse a droit de haute, moyenne et basse justice sur les deux villages et le droit de nommer maire, échevins et sergents parmi les bourgeois[18].
Des écarts se constituent qui sont plus que des lieux-dits. Ainsi, la Chapelle, arrière fief de Grandpré, à l'ouest de Beaufeu, comprend au XVIIe siècle une maison seigneuriale avec colombiers, écuries, verger, potager, terres et bois. Au sud, les Loges inclut cense et métairie dès 1644, puis une maison seigneuriale. Au nord, la Morlette est un simple groupe de maisons. Au sud du Morthomme, la petite Chinery est une cense faisant fief avec la Hocarderie. Elle est aux Vassinhac d'Imécourt qui se disent seigneurs des Hautes et Basses Loges, Hocarderie et Petite Chinerie. Au XVIIIe siècle, un accord se fait entre les Vassinhac et les Escannevelles seigneurs de la Chapelle à propos de droits seigneuriaux sur la Hocarderie. Le Morthomme semble plus récent et n'est cité qu'en 1597. C'est une douzaine de maisons le long de la route de Grandpré à Buzancy, au pied et à l'est d'une colline dominée par le bois de Bourgogne[18].
En 1790, les maisons seigneuriales sont ruinées. Beffu et le Morthomme font partie de canton de Briquenay[18].
Politique et administration
Liste des maires
Élections nationales
Lors du second tour de l'élection présidentielle française de 2002, par exemple, Beffu-et-le-Morthomme fut la quatorzième commune de France à avoir voté le plus pour Jean-Marie-Le Pen. Son score dans la commune fut de 54,05 %[21].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].
En 2023, la commune comptait 43 habitants[Note 2], en évolution de −10,42 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
