Belle (film, 2024)

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Réalisation Benoît Jacquot
Scénario Julien Boivent
Benoit Jacquot
Belle
Réalisation Benoît Jacquot
Scénario Julien Boivent
Benoit Jacquot
Musique Bruno Coulais
Acteurs principaux
Sociétés de production Ciné-@
Macassar Productions
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Drame
Durée 100 minutes
Sortie 2024

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Belle est un film franco-belge réalisé par Benoît Jacquot, sorti en 2024. Il s'agit de l'adaptation du roman La Mort de Belle de Georges Simenon[1], publié en 1952.

Commentaires

Dans une petite ville de province calme et sans éclat, Pierre, un enseignant de mathématique, vit avec sa femme Cléa, opticienne.

Leur quotidien est marqué par la routine, les silences, une forme de confort discret. Mais cette stabilité vacille lorsqu'ils accueillent Belle, une jeune femme de 20 ans, fille d'une amie de Cléa, venue loger chez eux pour l'année scolaire.

Belle est belle, libre, énigmatique. Elle occupe une chambre à l'étage, traverse la maison avec une aisance troublante, et semble observer Pierre avec une curiosité silencieuse. Lui, homme réservé, introverti, commence à ressentir un trouble qu'il ne parvient ni à nommer ni à contenir. Belle incarne une jeunesse qu'il ne comprend pas, une sensualité qu'il n'ose approcher, un mystère qui le fascine.

Leur cohabitation est marquée par des tensions invisibles : des regards furtifs, des gestes ambigus, des silences lourds. Cléa, absorbée par son travail et ses propres préoccupations, ne perçoit pas le malaise qui s'installe. Pierre, lui, s'enfonce dans une forme de solitude intérieure, incapable de parler, incapable d'agir.

Un matin, Belle est retrouvée étranglée dans sa chambre. Cléa absente, Pierre était seul dans la maison. Il n'a aucun alibi. L'enquête commence. La police interroge, fouille, observe. Les voisins murmurent. Les collègues s'éloignent. Pierre devient le principal suspect, non pas parce que des preuves l'accablent, mais parce que son attitude, son silence, son trouble le rendent suspect.

Pierre ne se défend pas. Il ne proteste pas. Il ne cherche pas à convaincre. Il se mure dans une forme d'acceptation passive, comme s'il portait une culpabilité qu'il ne comprend pas lui-même. Cléa, déchirée entre loyauté et doute, tente de maintenir le lien, mais leur couple se fissure. Elle le regarde s'effondrer sans savoir s'il faut le sauver ou le fuir[1],[2].

Le film ne suit pas une logique policière classique. Il ne cherche pas à résoudre l'énigme du meurtre, mais à explorer les zones grises de la culpabilité : peut-on être coupable sans avoir tué ? Le désir inavoué peut-il condamner ? Le regard des autres peut-il suffire à détruire une vie ?

La tension monte, mais jamais ne se résout. Le spectateur est laissé dans l'incertitude, comme Pierre lui-même.

À la fin du film, Pierre fait l'amour dans une voiture avec Aurélie, une jeune femme jouée par Pauline Nyrls. Ce moment, fugace et désespéré, illustre sa dérive, son besoin de réconfort, sa tentative maladroite de se reconnecter à la vie. Mais rien ne le sauve. Il reste prisonnier de son silence, de son trouble, de son image.

Le film se termine sans révélation spectaculaire, mais avec une ambiance de désolation, de solitude, de vertige moral.

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques Allociné et Unifrance, présentes dans la section « Liens externes ».

Distribution

Production

Genèse et développement

En , au festival de Cannes, France Télévisions Distribution acquiert les droits du film Belle, adapté du roman La Mort de Belle (1952), parce que « la qualité d’écriture de Georges Simenon est intemporelle. Son interprétation par un tel cast et sa réalisation par Benoît Jacquot dont le talent n’est plus à prouver, ne peut être qu’un succès ! », explique Catherine Bernard, la directrice générale adjointe[1]. Ce film, co-écrit par le réalisateur avec Julien Boivent[4], est produit par Marie-Jeanne Pascal pour Macassar Productions et Philippe Carcassonne pour Ciné-@[1],[2]. La société de KMBO assure la distribution dans les salles obscures[4].

Attribution des rôles

Guillaume Canet et Charlotte Gainsbourg y interprètent le couple, Pierre et Cléa[1],[2].

Tournage

Le tournage commence le [5] à Savigny-sur-Orge, en Essonne[2],[4].

Polémique

En , Guillaume Canet annonce se désolidariser du film, souhaitant ne pas assurer la promotion dans le contexte des accusations portées contre le réalisateur[6]. Avant lui, la comédienne Nora Hamzawi avait pris cette même décision pour le film CE2 de Jacques Doillon.

Distinction

Notes et références

Voir aussi

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