Selon le département d'État, le BIMC est chargé "d'éliminer le risque de perturbation ou de perte de télécommunications entre le département et sa mission à l'étranger". Le centre de Beltsville doit continuer à fonctionner quand le centre de communication du siège du ministère ne le peut pas. Le centre de communication alternatif, situé dans le complexe, permet de relayer les messages sans passer par le centre de communication principal du ministère. En 1998, le centre transmettrait chaque jour plus de 143 000 dossiers officiels et 90 000 messages aux postes diplomatiques et aux agences de relations extérieures. Une installation de stockage de carburant sur site peut alimenter le BIMC pendant 38 jours, tandis qu'un réservoir de 570 000 litres d'eau peut alimenter le centre pendant au moins huit jours. Le site consomme entre 30 000 et 38 000 litres d'eau par jour pour maintenir la température des centres de données. Le BIMC héberge également le centre de traitement des données des Affaires étrangères, qui a été agrandi de 9 200 m2 en 1991.
L'Agence des États-Unis pour le développement international (United States Agency for International Development, USAID) a transféré plusieurs de ses programmes au sein du BIMC. En 1995, le centre a commencé à servir de point de livraison central pour les services informatiques de l'USAID. En 1997, l'USAID a transféré son centre des opérations d'urgence au BIMC.
Le BIMC est situé à côté du Special Collection Service, programme d’écoute de la Central Intelligence Agency et de la National Security Agency[2]. Selon Foreign Policy, les images satellitaires des années 1990 montrent un câble à fibre optique reliant le siège du SCS au BIMC, ce qui indique que le BIMC répond aux besoins de communication du SCS. Selon The Week, lorsque le personnel de SCS est déployé à l'étranger, il travaille souvent soi-disant en tant que membre du service de télécommunications diplomatiques.