Belverne
commune française du département de la Haute-Saône
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Belverne est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en Franche-Comté, dans la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
| Belverne | |||||
Belverne dans le massif du Chérimont, derrière la colline d'Étobon. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Haute-Saône | ||||
| Arrondissement | Lure | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays d'Héricourt | ||||
| Maire Mandat |
Roger Hasenfratz 2021-2026 |
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| Code postal | 70400 | ||||
| Code commune | 70064 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Sairrets[1] | ||||
| Population municipale |
134 hab. (2023 |
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| Densité | 22 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 37′ 54″ nord, 6° 39′ 05″ est | ||||
| Altitude | Min. 322 m Max. 500 m |
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| Superficie | 6,15 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Montbéliard (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Héricourt-2 | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône
Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône
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| Liens | |||||
| Site web | belverne.ccrc70.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
Le village de Belverne se situe entre Lure et Héricourt, en limite méridionale du massif des Vosges[2].
Communes limitrophes
Topographie

Belverne est un petit village, situé au milieu d’un grand massif forestier vallonné, au cœur du Chérimont, qui étend son territoire sur 615 hectares à une altitude moyenne de 400 mètres[2].
Les vallées sont colonisées par l’aulne (dont le nom vernaculaire, verne a donné Belverne[réf. nécessaire]), alors que les sols des versants permettent le développement de chênes et de hêtres dont la commune tire l’essentiel de ses revenus. Progressivement, la forêt reconquiert ce que l’agriculture délaisse. Cette nature sauvage a forgé l’identité de Belverne qui, bien que jouissant d’une situation particulièrement attractive, a su maintenir la stabilité de sa population et préserver son caractère rural.
Géologie
Les affleurements du sous-sol révèlent des formations du Permien et du Trias avec des grès parfois fins, parfois grossiers à galets intercalés. Ces roches peu perméables protègent un aquifère alimentant de nombreuses sources. Le bassin houiller stéphanien sous-vosgien s’étend sur le territoire communal et aux alentours, jusqu'à Ronchamp au nord et Romagny à l'est.
Hydrographie
Trois ruisseaux, le ruisseau des Terriers, le Rhal et le Fau qui est classé en première catégorie piscicole[réf. nécessaire], constituent le réseau hydrauliques. Ces ruisseaux se jettent dans le Rognon, qui lui, alimente le Scey, affluent de l'Ognon, lui-même affluent de la Saône. Plusieurs étangs sont implantés autour du village, situé dans la partie nord-ouest du territoire communal, le plus important d'entre xeux est l'étang de la Ville[2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 278 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 10,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Étobon à 2 km à vol d'oiseau[9], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 272,5 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme

Typologie
Au , Belverne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montbéliard, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 137 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (71,1 %), zones agricoles hétérogènes (22,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,7 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voie de communication et transports
Le village est accessible par la voie express de la RN 19 qui chemine tout au long de la partie sud de la commune. Elle permet l'accès rapide vers des Lure et Héricourt[2].
- La route nationale 19 à Belverne.
- Cheminement entre les collines dans l'ouest de Belverne.
- À gauche la 2 × 2 voies créée dans les années 2000, à droite, l'ancien tracé déclassé en RD438.
- Au niveau de l'échangeur de Belverne.
Histoire
En 1580, Jean Ulrich de Steinek vend la seigneurie comprenant les villages de Magny-Danigon, Clairegoutte, Belverne et Étobon à son suzerain, Frédéric de Würtemberg[18].
Après le creusement d'un sondage positif à Lomont et malgré un autre au résultat négatif sur la commune, une concession de 2 336 ha est accordée à la société de recherche de houille entre Montbéliard et Villersexel en 1904 pour l'exploitation d'un gisement de houille de prolongeant au sud du puits Arthur-de-Buyer, exploité par les houillères de Ronchamp. Mais il n'y eut aucune extraction de charbon. Un autre sondage est établi sur la commune, il n'a pas rencontré ce gisement[19],[20].
Politique et administration

Divisions territoriales
La commune se trouve dans l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.
Elle était historiquement rattachée depuis 1801 au canton d'Héricourt. Celui-ci a été scindé en 1985 et la commune rattachée au canton de Héricourt-Ouest[21]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du Canton d'Héricourt-2
Belverne fait partie du ressort du tribunal de proximité, du tribunal paritaire des baux ruraux et du conseil de prud'hommes de Lure, du tribunal judiciaire, du tribunal de commerce et de la cour d'assises de Vesoul, du tribunal des affaires de Sécurité sociale du Territoire de Belfort, ainsi que de la cour d'appel de Besançon.
Dans l'ordre administratif, elle dépend du tribunal administratif de Besançon et de la cour administrative d'appel de Nancy[22],[23].
Intercommunalité
Entre 2003 et 2017, Belverne fait partie de la communauté de communes Rahin et Chérimont.
La commune rejoint la communauté de communes du pays d'Héricourt depuis le [24].
Liste des maires

Politique environnementale
La communauté de communes Rahin et Chérimont, à laquelle appartient Belverne, est membre du Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM) de la zone sous-vosgienne, basé à Étueffont. La communauté de communes Rahin et Chérimont assure la gestion de la politique environnementale de Ronchamp, dont entre autres la mise en place et le suivi d’un service public d’assainissement non collectif[30].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].
En 2023, la commune comptait 134 habitants[Note 3], en évolution de −7,59 % par rapport à 2017 (Haute-Saône : −1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Le village dépendant économiquement des deux centres urbains de Lure et de l'agglomération d'Héricourt-Montbéliard. Ces deux pôles offrent de nombreux emplois et sont rapidement accessibles par une voie express passant dans ces axes à proximité de Belverne.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Les anciennes exploitations agro-pastorales avec leur porte de grange caractéristique en anse de panier ont été restaurées et constituent le bâti traditionnel du village dans lequel s’insèrent avec discrétion de nouvelles constructions. Le temple, plusieurs fois démoli, fut reconstruit avec son clocher à bulbe en 1831. Les fontaines, dont la plus importante a été édifiée en 1868 à l’occasion de la création du réseau d’eau potable au village, sont toujours alimentées. Les autres bâtiments communaux sont la mairie, l’ancien château d’eau et le local de distillation où on continue à transformer les fruits des vergers en goutte. Enfin, le cimetière dont la petite maison et l’enceinte en pierres de taille protège outre les tombes récentes, une partie ancienne préservée.
- Vue sur l'église.
- Zoom sur le clocher typiquement comtois de l'église.
- Fontaine-lavoir en grès rose des Vosges.
- Zoom sur la fontaine.
- Une maison du village.
- Monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
Les familles du XVIe siècle portaient les noms suivants[réf. nécessaire] : Stave - Demoingin (Demougin par la suite?) - Delacave - Petit - Roy - Duboid - Fromont - Blanchard - Pourchasse (Pourchot par la suite) - Charme - Delorraine - Lambelet - Aubert - Comte - Carthal - Sire -
Héraldique
Voir aussi
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Pierre-Frédéric Beurlin, Mémoires historiques sur la seigneurie d’Etobon,
- Charles Iselin, Notice historique sur les Cinq Villages des Bois,
- L. Suchaux, Annuaire du département de la Haute-Saône, (lire en ligne)
- L. Suchaux, La Haute-Saône : dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département, (lire en ligne)
- [PDF] Sandrine Marbach et Cathy Guillot, Plan de paysage : diagnostique, Communauté de communes Rahin et Chérimont, (lire en ligne)
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Belverne sur le site de l'Institut géographique national
- Belverne sur le site de l'Insee
- Les carnets de Yaovi peinture voyage photographie
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

