Belvis

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Belvis
Belvis
Vue générale.
Blason de Belvis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Limoux
Intercommunalité Communauté de communes des Pyrénées Audoises
Maire
Mandat
Georges Ramon
2020-2026
Code postal 11340
Code commune 11036
Démographie
Gentilé Belvisois, Belvisoises
Population
municipale
166 hab. (2023 en évolution de +3,75 % par rapport à 2017)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 51′ 05″ nord, 2° 04′ 35″ est
Altitude Min. 679 m
Max. 1 260 m
Superficie 23,61 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Haute-Vallée de l'Aude
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Belvis
Liens
Site web www.belvis.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Belvis Écouter (en occitan Belvís qui signifie en français "belle vue"est une commune française, située dans le sud-ouest du département de l’Aude en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Pays de Sault, un plateau situé entre 990 et 1310 mètres d'altitude fortement boisé. Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par le Blau, le ruisseau du Rébounédou et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (le « pays de Sault » et le « bassin du Rebenty ») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Belvis est une commune rurale qui compte 166 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 887 habitants en 1806. Ses habitants sont appelés les Belvisois ou Belvisoises.

Hameau de la Malayrède.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : la grotte de la Cauna, inscrite en 1989.

Accès

La route départementale 613 constitue le principal accès de la commune, entre Belfort-sur-Rebenty et Coudons. Le village est desservi par la RD 222 et le nord de la commune par la RD 422.

Localisation

La commune est située dans le pays de Sault. Située à 935 mètres d'altitude, elle s'étend sur 2361 hectares.

Communes limitrophes

Géologie et relief

Belvis se situe en zone de sismicité 3 (sismicité modérée)[2].

Hydrographie

La commune est pour partie dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3], et pour partie dans la région hydrographique « Côtiers méditerranéens », au sein du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée-Corse[4]. Elle est drainée par le Blau, le ruisseau du Rébounédou, le ruisseau de Cussou, le ruisseau de Fontmajou, le ruisseau de la Gaychère, le ruisseau de la Rabasse, le ruisseau du Pas de Joucou et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 10 km de longueur totale[5],[Carte 1].

Le Blau, d'une longueur totale de 16,18 km, prend sa source dans la commune et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Hers-Vif à Chalabre, après avoir traversé 4 communes[6].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[9] et est dans la région climatique Pyrénées orientales, caractérisée par une faible pluviométrie, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un air sec, particulièrement en hiver et peu de brouillards[10]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 987 mm, avec 10,1 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Belcaire à 10 km à vol d'oiseau[13], est de 9,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 032,4 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 36,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

Réseau Natura 2000

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[18] :

et un au titre de la directive oiseaux[18] :

  • le « pays de Sault », d'une superficie de 71 499 ha, présentant une grande diversité d'habitats pour les oiseaux. On y rencontre donc aussi bien les diverses espèces de rapaces rupestres, en particulier les vautours dont les populations sont en augmentation, que les passereaux des milieux ouverts (bruant ortolan, alouette lulu) et des espèces forestières comme le pic noir[20].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 3] sont recensées sur la commune[21] : la « vallée du Rébenty de Belfort-sur-Rebenty à Cailla » (3 553 ha), couvrant 10 communes du département[22], et la « vallée du Blau » (157 ha), couvrant 2 communes du département[23] et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[21] :

  • le « grand plateau de Sault » (17 962 ha), couvrant 21 communes dont 3 dans l'Ariège et 18 dans l'Aude[24] ;
  • la « vallée du Rébenty » (5 661 ha), couvrant 14 communes du département[25].

Urbanisme

Typologie

Au , Belvis est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[26]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[27],[28].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (75,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (75,7 %), zones agricoles hétérogènes (15,7 %), prairies (8,5 %), terres arables (0,1 %)[29]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Belvis est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité modérée)[30]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[31].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Belvis.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 72,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (75,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 234 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 234 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 94 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[32],[Carte 3].

Histoire

L'ancien poste de commandement du maquis, devenu mémorial.

L'histoire de la commune remonte à 33 000 ans en arrière puisque la grotte de la Cauna était occupée par des chasseurs cueilleurs.

La Bastide de Belvis, en Pays de Sault, est citée en 1277 dans les archives de l'archevêché de Narbonne.

En 1310, la famille de Nègre, originaire d'Espagne où elle avait acquis son nom en participant à la Reconquista, achète le château surplombant le défilé de Joucou et le Rébenty (en limite sud de la commune). Le seigneur d'Able était donc avant tout un homme d'armes, à la tête d'un corps de troupe, vraisemblablement des arbalétriers[33]. Le château d'Able résista à toutes les invasions espagnoles, mais il fut pris par Jean de Lévis, chef des calvinistes, en 1572 et fut incendié comme tous ceux qui tombèrent entre les mains des Huguenots.

De à , le maquis de Picaussel jouera un rôle déterminant dans la libération de l'Aude le . Son poste de commandement, devenu un mémorial et accessible par un chemin balisé, a été établi au nord-ouest de la commune dans la forêt de Picaussel alors moins dense qu'aujourd'hui.

Politique et administration

Découpage territorial

La commune de Belvis est membre de la communauté de communes des Pyrénées audoises [I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Quillan. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[34].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Limoux, au département de l'Aude, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 1].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de la Haute-Vallée de l'Aude pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la troisième circonscription de l'Aude pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[35].

Liste des maires

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1878 1904 Guillaume CRESTIA    
1904 1908 Baptiste CRESTIA    
1908 1919 Joseph MALAPERT    
1919 1923 Etienne BONNEL    
1923 1935 Antoine CRESTIA    
1935 1937 Léon ROLLAND    
1937 1945 Antoine FARGUES    
1945 1965 Léon SICRE    
1965 1978 Henri CRESTIA    
1978 1983 Emile SICRE    
1983 1983 Georges CHALULEAU    
1983 1995 Septime MARIN    
1995 2007 Georges BERTHUEL    
2007 2014 Jean-Claude DRUGY    
2014 2020 Jean Michel MICHEZ    
2020 en cours Georges RAMON    

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[37].

En 2023, la commune comptait 166 habitants[Note 5], en évolution de +3,75 % par rapport à 2017 (Aude : +2,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1846 1851 1856
651671887772832840804771631
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
699774802649557611578590554
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
550541451420408375377334264
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
245187166153169177179160163
2023 - - - - - - - -
166--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 100 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 163 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 16 380 [I 2] (19 240  dans le département[I 3]).

Emploi

Taux de chômage
Division200820132018
Commune[I 4]8,3 %11,9 %18,5 %
Département[I 5]10,2 %12,8 %12,6 %
France entière[I 6]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 92 personnes, parmi lesquelles on compte 70,7 % d'actifs (52,2 % ayant un emploi et 18,5 % de chômeurs) et 29,3 % d'inactifs[Note 7],[I 4]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département, alors qu'il était inférieur à celui du département en 2008.

La commune est hors attraction des villes[Carte 4],[I 7]. Elle compte 21 emplois en 2018, contre 44 en 2013 et 40 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 49, soit un indicateur de concentration d'emploi de 42,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 45,9 %[I 8].

Sur ces 49 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 19 travaillent dans la commune, soit 39 % des habitants[I 9]. Pour se rendre au travail, 81,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 6,1 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 12,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 10].

Activités hors agriculture

18 établissements[Note 8] sont implantés à Belvis au [I 11]. Le secteur des autres activités de services est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 33,3 % du nombre total d'établissements de la commune (6 sur les 18 entreprises implantées à Belvis), contre 8,8 % au niveau départemental[I 12].

Agriculture

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Pays de Sault »[40]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 9] sur la commune est l'élevage de bovins pour la viande[41].

198820002010
Exploitations191112
Superficie agricole utilisée (ha)485434490

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 19 lors du recensement agricole[Note 10] de 1988 à 11 en 2000 puis à 12 en 2010[41], soit une baisse de 37 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 52 % de ses exploitations[43]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 485 ha en 1988 à 490 ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 26 à 41 ha[41].

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Annexes

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