Ben Nasser ben Chohra
résistant anti-colonial algérien
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Ben Nasser Ben Chohra (en arabe : بن ناصر بن شهرة) est un chef de résistances anti-coloniale algérien ayant participé à de multiples mouvements contre l'Invasion française de l'Algérie de 1830 à 1842 et de 1851 à 1871. Il est issu de la tribu Maamra, qui a leur tours font partie de la tribu hilalienne des Larbaa dans la région de Laghouat.
بن ناصر بن شهرة
al-Mulatham
| Ben Nasser ben Chohra بن ناصر بن شهرة | |
Monument en l'honneur de Ben Nacer Ben Chohra | |
| Biographie | |
|---|---|
| Dynastie | Ouled Sidi Aissa (ben Ali) des Larbaa |
| Nom de naissance | Ben Nasser ben Chohra بن ناصر بن شهرة |
| Surnom | Le Marin du Désert al-Mulatham |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Laghouat, Régence d'Alger |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Damas, Syrie |
| Nationalité | Algériens |
| Conjoint | Bent Ahmed ben Salem |
| Profession | Moudjahid |
| Religion | Islam |
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Biographie
Origines familiale et début de vie
Ben Nasser ben Chohra est né en 1804 dans le village de Mekhareg (aujourd'hui Bennacer Benchohra), au sud de Laghouat, dans une famille dirigeante des Ouled Sidi Aissa (ben Ali), appartenant à la fraction des Maamra de la tribu des Larbaa. Sa lignée est "Ben Nasser ben Shahra ben Ferhat ben Moulay Mohamed Ben Chaoui ben Ahmed ben Tayeb ben Sidi Aissa ben Ali"[1]. Il suivra très jeune une éducation religieuse, devenant un hafidh, c'est-à-dire un mémorisateur du Coran par cœur. Il se spécialisera par la suite dans l'apprentissage de la jurisprudence islamique (fiqh) auprès d'Ahmed Ech-Chaoui, chef de la zaouia Kadiriyah dans la région de Laghouat[2].
Carrière militaire
Les rangs de l'Émir
Suite à la conquête de l'Algérie, Ben Nasser décidé de rejoindre les rangs de l'Émir Abdelkader, où il recevra une formation militaire et devint un des cavaliers les plus brillants.
Résistance de Laghouat
Après la fin de la résistance d'Abdelkader, Ben Nasser décidera de s'installer vers Laghouat, où en 1851, il lance sa révolte contre la France et va mener plusieurs combats avec son allié, le Cherif Mohamed ben Abdallah, essayant tant bien que mal de défendre Laghouat durant son siège par les troupes du général Pélissier en 1852. Il ira continuer son combat à Ouargla avant que la ville succombe également à son siège en 1853. Il se réfugie ensuite quelques mois en Tunisie avant de revenir en Algérie pour participer à la Bataille de Maqarin avec le Cherif Mohamed ben Abdallah en novembre 1854, avant de devoir retourner en Tunisie pour sa sécurité[3].

Révolte des Ouled Sidi Cheikh, de Mokrani et el-Haddad (1864 et 1871)
Lorsque la révolte des Ouled Sidi Cheikh éclate en 1864, Benchohra décida de retourner en Algérie pour combattre auprès des troupes du Cheikh Bouamama. Là bas il parcours tout le désert et appel les tribus au jihad sur son passage. Il participera aux batailles de Oued N'sa, Oued Zarqoun, Oued Mheiken et de Sidi Hajj Eddine dans la Saoura. En 1869 il rentre en collaboration avec le mujahid Bou Choucha[3]. En 1871, il partie également pour combattre dans les rangs des cheikhs al-Mokrani et al-Haddad à nouveau contre les français[4].
Second exile et décès
Le 2 juin 1875, Ben Nasser est forcé de nouveau à quitté l'Algérie et fuir par la Tunisie, où il sera ensuite rejeté de la part du bey[5] et prendra un bateau jusqu'à Beyrouth pour rejoindre l'émir Abdelkader exilé là bas également. Il mourra finalement à Damas en 1888[4].
Postérité
Dans la culture populaire
Plusieurs poèmes du poète laghouati Abd Allah ben Karriw citent les évènements se déroulant à Laghouat et notamment la révolte mené par Ben Nasser Ben Chohra étant des témoignages rares de témoins directe des évènements[6].
Dans la toponymie
Le village de Benacer Benchohra, ex-Mekhareg, fût renommée en l'honneur du moujahid y étant né.
Philatélie
En juillet 2018 est émis par Algérie Poste un timbre en l'honneur de Ben Nasser ben Chohra[7].