Ben Okri
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| Distinctions | Liste détaillée Prix Booker (La Route de la faim (en)) () Fellow de la Royal Society of Literature () Officier de l'ordre de l'Empire britannique Knight Bachelor |
Ben Okri, né le à Minna, est un poète et romancier nigérian.
Ben Okri naît en 1959, à Minna, au centre-ouest du Nigeria. Il est le fils de Grace et Silver Okri. Son père, Silver, est membre du peuple Urhobo, sa mère est à demi Igbo ; Ben est lui-même Urhobo[1]. Alors que Ben est âgé de moins de deux ans, Silver fait emménager sa famille à Londres afin d'étudier le droit[2]. Okri passe ainsi ses premières années à Londres, il va à l'école primaire à Peckham[3]. En 1968, la famille retourne au Nigeria où Silver exerce le droit à Lagos : il travaille gratuitement ou à des prix réduits pour ceux qui ne peuvent se payer ses services[4]. L'exposition à la guerre du Biafra, ainsi que la vision d'esprits par ses pairs se retrouvent plus tard dans les ouvrages de Ben Okri[2].
À 14 ans, un programme universitaire de physique refuse la candidature d'Okri qui est trop jeune ; il affirme avoir eu la révélation que la poésie était sa vocation[5]. Il entreprend la rédaction d'articles relatifs à des problématiques sociales et politiques qui ne trouvent pas d'éditeur. Il écrit ensuite des nouvelles basées sur ces articles : certaines sont publiées dans des magazines féminins et dans des journaux du soir. Okri affirme que la forte dimension critique que montraient ses premiers textes à l'égard des forces au pouvoir lui aurait valu d'être inscrit sur une liste des personnes à abattre[2]. À la fin des années 1970, Okri retourne en Angleterre étudier la littérature comparée à l'université de l'Essex grâce à une bourse octroyée par le gouvernement nigérian. Quand celle-ci s'épuise, Okri se retrouve à la rue, vivant dans des parcs, parfois avec des amis. Il qualifie cette période de « très, très importante » quant à son œuvre[5].
Okri rencontre le succès avec la publication de son premier roman, Flowers ans Shadows, en 1980. Il travaille ensuite pour le magazine West Africa de 1983 à 1986 où il officie en tant qu'éditeur de la section poésie. Sa réputation est assurée quand il reçoit le prix Booker dans la catégorie fiction pour La Route de la faim en 1991[1]. Ce roman raconte l'histoire d'un enfant abiku à la recherche de son identité, en mêlant la réalité postcoloniale du Nigeria au mythe yoruba, selon un mode narratif employé depuis des siècles par les griots, qui mélangent monde spirituel et monde réel[6].
Distinctions

(Memorial Gates à Londres)
Il est devenu officier de l'ordre de l'Empire britannique en 2001.
Il a reçu le prix Booker pour La Route de la faim.