Beni Faten

From Wikipedia, the free encyclopedia

Régions d’origine Maghreb
Langues Berbère
Religions Islam
Beni Faten
Autres
Régions d’origine Maghreb
Langues Berbère
Religions Islam

Les Beni Faten (de l'arabe : بنو فاتن) ou Aït Faten (en berbère : Ayt Faten) sont un ensemble de tribus berbères zénètes regroupant : Ies Koumia, les Mediouna, les Maghila, les Matghara, les Lemaia, les Sadina, les Matmata, les Melzouza, les Kechana et les Douna.

Ces tribus sont issues de Faten, fils de Temzit, fils de Daris, fils de Zahhik, fils de Madghis El Abter. Elles tinrent un rang élevé parmi les populations berbères et se distinguèrent par de grands exploits.

Banu Fatan descend de Fatan Ibn Tamsit, qui est le père de la tribu Zénètes. Il n'existe pas de tribus portant le nom de Fatan, qui ne serait qu'un lien généalogique d'où sont issues différentes tribus. Celles-ci se seraient développées séparément bien avant l'arrivée de l'Islam[1]. Ils étaient Zénètes[2]. La confédération est constituée de plusieurs fractions : les Lumya, Lamaya, Madyuna, Maghila, Malzuza, Matghara, Matmata et Sadina. Ibn Khaldoun, basé sur Sabiq Ibn Sulayman el Matmati, ajoute le Satfuna, également appelé Kumiya, Oulhassa et Marnisa[1], ce dernier les classe dans le groupe des Botr[3].

Abdelmumin, fondateur de la dynastie Almohade. Musée de l'armée, Alger

D'après l'historien algérien Bouziani Derradji, la « première patrie » des tribus des Beni Faten est le Maghreb al-Aqsa[4]. Cependant l'origine des Beni Faten serait à rechercher dans l'est du Maghreb Central, en Tripolitaine et dans le sud-est de l'Ifrikiya[5],[6]. Région qui a correspondu il y a de cela un temps à l'aire de peuplement d'origine des Zénètes. Mais les récentes recherches ont démontré que les Zénètes n'étaient pas des néoberbères venus de l'est comme on a pu le penser, mais vivaient bien durant l'antiquité dans les limes romains, en bordure du pays Numide, dans la région avoisinante du Hodna en Algérie[7]. En effet, l'épigraphie Libyque nous atteste dans le nord-est algérien, de la faction des NNDRMH[8], identifiables aux Nedromas, une des branches des Koumiyas, fraction tribale des Beni faten[9],[10].

Au moment de la conquête musulmane du Maghreb, les Banu Fatan occupaient la partie nord du pays orano-tlemcenien entre la Moulouya à l'ouest, le Chelif à l'est et la Méditerranée au nord[1],[2]. L'immense territoire qu'elle occupait donnent une idée de son importance au début de la conquête musulmane[1]. Ils sont entre autres les fondateurs de Nedroma et de Honaïne. Ils descendraient du roi Maghdis dans l'actuelle Medracen[11],[12]. Ils participent à la grande révolte kahridjite au VIIIe siècle[2].

Les Faten ont fui cette région avec leurs frères les Meknassas lors de la seconde vague migratoire zénètes. Ils rencontrèrent sur leur route leurs anciens cousins; les Nefzaouas (première vague migratoire) et les attaquèrent. Ceux-ci vainqueurs rejetèrent les Nefzaouas soit dans les montagnes élevées de l'intérieur soit dans les hauts mamelons qui bordent la Méditerranée du Moulouya au Chelif. Les Beni Faten s'emparèrent des pâturages des vaincus dans les deux Maghreb pendant que les Meknassas, leurs frères et leurs compagnons de conquête prirent comme région de parcours la vallée du Moulouya.

Lors de la conquête de l’Espagne, beaucoup s’établirent au Sud de Salé. Lorsque les Beni-Toudjin et les Beni-Rached conquièrent le Maghreb central, les Mediouna furent expulsés de leurs territoires et se répandirent un peu partout. C’est là, qu’un certain nombre d’entre eux s’établirent dans le littoral de la Tamesna. Les Mediouna du pays des Chaouïa seraient donc un des restes de la grande tribu zénète des Beni-Faten [13].

À la chute des Almohades, les Beni-Faten se trouvent principalement dans les montagnes au nord de Tlemcen jusqu'à la mer, et dans les montagnes voisines à l'embouchure de la Moulouïa[14].

Fractions

Notes et références

Bibliographie

Related Articles

Wikiwand AI