Beni Guil
tribu arabe du Maroc
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Beni Guil (en arabe: بنو ݣيل[1]) est une confédération de tribus arabes affiliée au Banu Maqil[2] qui fut installée dans la région d'Oujda et dans la région de Tendrara qui est la région sud-orientale du Maroc, depuis le Moyen Âge, où ils s'étaient vu accorder la permission de pâturage dans les plateaux de l'Oriental marocain[3].
Sédentaire (Actuellement)
(ar) بني ݣيل
Guili
| Échelon |
Confédération tribale |
|---|
| Région principale | |
|---|---|
| Chef-Lieu |
| Mode de vie |
Nomade (Historiquement et une minorité actuellement) Sédentaire (Actuellement) |
|---|---|
| Fait partie du groupe tribal |
| Langue principale | |
|---|---|
| Surnom |
العرش الخضرة (al-’Arsh al-Khadhra) ”La Tribu Verte” |
Cette grande tribu possède plusieurs branches au sud et au nord de la ville d’Oujda et dans l’Oriental marocain, à partir des terres de la petite ville de Bergem jusqu’au fief de la tribu qui se situe vers la ville de Tendrara en passant par la ville de Bouarfa[4].
Histoire
Les Beni Guil, les Ouled al-Hajj et une de leurs fractions, les Ouled Khawa entreront plusieurs fois en conflits contre certaines tribus berbères du Moyen Atlas, ces dernières les attaquant pour de multiples raisons[5][source secondaire souhaitée].
Histoire moderne
Les Beni Guil vont participer à plusieurs mouvements et événements de résistance contre la colonisation. Parmi elles on peut compter la "bataille de Surtel", nommée ainsi par les locaux, opposant la tribu aux forces françaises vers 1870[6]. En 1994, la tribu occupe un vaste territoire dans l'est du Maroc de 25 000 kilomètres carrés. La tribu demeure le plus grand éleveur de bétail du Maroc, élevant jusqu'à 600 000 moutons, 200 000 chèvres et 11 000 bovins en moyenne chaque année. La tribu est divisée elle même en 5 grandes tribus (kbyla) et en fractions de tribus (jmaa)[7],[8].
Les Béni Guil étaient nomades et venaient de la péninsule Arabique. Leur arrivée à dos de cheval a donné le nom de la tribu, béni signifiant « enfant, fils » et guil signifiant « chevaux ».
Résistance anticoloniale
Les plateaux de l'Oriental marocain ont été le théâtre de résistances et de combats acharnés contre les forces coloniales françaises dès 1859. Les tribus arabes ont opposé une farouche résistance aux forces françaises qui cherchaient à étendre leur contrôle sur la région du sud d'Oujda.
La résistance des Beni Guil était caractérisée par des tactiques de guérilla efficaces, utilisant les reliefs montagneux et le climat désertique connu des Bédouins à leur avantage. Cependant, malgré leurs efforts, les Beni Guil n'ont pas pu résister indéfiniment aux pressions des forces coloniales. Le , la tribu a été mise en déroute et leur troupeau a été capturé par les forces françaises, mettant fin à leur résistance acharnée[9].
Ils rejoindront la résistance anticoloniale du cheikh Bouamama et infligeront notamment une cuisante défaite aux forces françaises à Tazina le [10],[11].
Composition tribale
La tribu est divisée entre deux grandes fractions, elles mêmes divisés en sous fractions (ayant plus d'influence et de réalité parmis les Beni Guil que les deux grandes branches qui sont plus des alliances) et ensuite divisés en clans.[12],[13] :
- Beni Goumen :
- Ouled Ibrahim
- Ouled Mahammed
- Ouled Taleb Mohamed
- Ouled Slimane
- Ouled Abd ar-Rahman
- Ouled Faqir
- Ouled Zourg
- Ouled Abd al-Karim
- Ouled Mohamed ben Dahmane
- Ouled Ali ben al-Hassan (Ali bel-Lahsen)
- Ouled Mohni ben Taleb
- Ouled Ahmed ben Taleb
- Ouled Hassan ben Taleb
- Ouled Qassou
- Ouled Ali ben Taleb
- Ouled Bou Arfa
- Ouled Bouchaib
- Ouled Abd al-Qader
- Ouled Zerik
- Ouled Ali
- Ouled Ramdan
- Ouled Bouzian
- Ouled Abd al-Qader
- Ouled Abd ar-Rahman ben Ramdan
- Ouled Ali
- Ouled Mahammed
- Ouled Fares
- Ouled Mohamed ben Fares
- Ouled Boujemaa
- Ouled Hayda
- Ouled Ben Za’in
- Ouled Mahamed
- Ouled Ali
- Ouled Abd'Allah
- Ouled Ben Abd'Allah
- Ouled Mbarek
- Ouled al-Moqadem el-Kebir
- Ouled Mohamed ben Ahmed
- Ouled Mahamed (fraction homonyme mais indépendante de la première éponyme)
- Ouled Abd ar-Rahman
- Ouled ’Azi
- Ouled Bouazza ben Fares
- Ouled Belahsen
- Ouled Jilali
- Ouled Ben Azza
- Ouled al-’Alibat
- Ouled Ali
- Ouled Mohamed ben Fares
- Ouled Ahmed
- Ouled Ahmed ben ’Amr
- Ouled el-Mahi
- Ouled Abd al-Karim
- Ouled Massoud
- Ouled Ben Nasser (Nouisrat)
- Ouled Miloud
- Mtahra
- Ouled Abid
- Ouled Majdhoub
- al-’Alaouna
- Ouled Ahmed ben Abd'Allah
- Ouled Abd'Allah ben Ahmed
- Ouled ’Amr
- Ouled Madani ben Dahman
- Ouled Mohamed
- Ouled Ali
- Ouled Bou Dhifa
- Ouled Hadada
- Ouled Ben Chiha
- Ouled el-’Adel
- Ouled Bou Douah
- Ouled Ahmed ben ’Amr
- Ouled Ibrahim
- Banu Ghomrassen
- Ouled Ayoub
- Ouled Belqassem
- Ouled Belqassem
- Ouled Ben ’Amr
- Ouled Ghaylan/Ghilan
- Ouled Mbarek
- Ouled Jelloul
- Ouled Ahmed ben Ali
- Ouled Bouaich
- Ouled Boufaida
- Ouled Bada
- Ouled Mahamed ben Bada
- Ouled Mbarek ben Bada
- Ouled El-’Arj ben Bada
- Ouled Seghrouchen ben Bada
- Ouled Boumlifa ben Bada
- Ouled Feshtala ben Bada
- Ouled Salama
- Ouled Abd'Allah
- Ouled ben Salama
- Ouled Wahab
- Ouled Jaber
- Ouled Abd'Allah ben Jaber
- Ouled Abioud
- Ouled Mohamed ben Dahman ben Jaber
- Ouled Bou Taher
- Ouled Rahou
- Ouled Mohamed ben Rahou
- Ouled Belhoussin
- Ouled Husseyn
- Sherittat
- Ouled Berhou
- Ouled al-’Alem
- Ouled Berhou Ould Mohamed
- Ouled El-Mamoun ben Berhou
- Ouled Dahman ben Dahman
- Ouled Sghir ben Dahman
- Ouled Belqassem
- Ouled Haji
- Ouled Mahamed ben Nasser
- Ouled Mohamed ben Nasser
- Ouled Ahmed ben Nasser
- Ouled Mahamed ben Nasser
- Ouled Hamama
- Ouled Moumen
- Ouled Ben Wali
- Ouled Ben Hamama
- Ouled Ali ben Yassin
- Ouled Hamadi
- Ouled Ramdan
- Ouled Aissa
- Ouled Ben Miloud
- Ouled Mahamed ben Belqassem
- Ouled Lamouri
- Ouled Lamouri
- Ouled el-Medah
- Ouled Abd'Allah
- Ouled Ben ’Abou
- Ouled Mahamed ben Nasser
- Ouled Ayoub
Héritage
Mouton Beni Guil
La tribu Beni Guil a donné son nom à une célèbre race de moutons au Maroc. La race Beni Guil, appelée localement "Daghma" ou "Hamra" en référence à sa couleur brune, est considérée comme une possession précieuse au sein de la tribu[8].
Le mâle de la race de moutons Beni Guil a une tête brun foncé, tandis que la tête de la femelle est légèrement claire. Cette coloration s'étend vers l'arrière des cornes et la mâchoire inférieure. Il a une toison blanche et des pattes brunes. Les pattes et la tête sont sans laine. La queue est courte et fine, ne dépassant pas le point du jarret. La race de moutons Beni Guil présente une si bonne conformation qu'elle en fait l'une des meilleures races de moutons pour la viande au Maroc[14],[15].