Benjamin Appert

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Décès
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MethóniVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Benjamin Nicolas Marie AppertVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Benjamin Appert
Biographie
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Décès
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MethóniVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Benjamin Nicolas Marie AppertVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Benjamin Appert, né le à Paris et mort le à Methóni, est un philanthrope français.

Jeune homme d’une famille de religion protestante originaire de Tessé-Froulay[1], il introduit un système d'enseignement mutuel dans les écoles régimentaires du département du Nord. Le succès qu'il obtient l'incita à publier un manuel exposant son système. En 1826, il lui est reproché de se livrer à des opérations suspectes : visites des prisons sans ordres de mission, distributions de Bibles jugées « hérétiques » par le clergé catholique, qui voit d’un assez mauvais œil que l’on empiète sur son pré carré[2]… Très engagé dans l'enseignement des prisonniers au pénitencier militaire de Montaigu à Paris, et soupçonné d'avoir fermé les yeux sur l'évasion de deux d'entre eux, il est jeté dans la prison de La Force[3].

Après sa libération, il décide de consacrer le reste de sa vie à améliorer la condition de ceux dont il avait un temps partagé le sort, et il voyagea beaucoup partout en Europe dans le but d'étudier les différents systèmes de discipline des prisons, écrivant plusieurs livres sur ce sujet.

Devenant une sorte de Vincent de Paul laïc, il visite aussi les bagnes de Toulon, de Brest et de Rochefort. « Il partage le repas des prisonniers, couche sur leur paille, confesse les coupables, intercède en leur faveur auprès des autorités, paye quelques douceurs, distribue clandestinement du tabac, et, quand viennent les « heures dures », il est là : si l’on ferre les forçats, il se trouve au milieu d’eux, leur tient les mains, quand à grands coups de merlin, le garde-chiourme rive les carcans et les menottes ; il assiste au déshabillage, à l’examen des argousins, et, lorsque la « chaîne » part pour Brest, Rochefort ou Toulon, il la suit[4]. »

En 1826, il est déclaré persona non grata dans les prisons, hospices et établissements publics du Royaume de France. En 1828, il devient l’un des secrétaires de la Société de la morale chrétienne qui réunit des philanthropes catholiques et protestants libéraux, visitant des prisons, mais aussi des écoles[2]. Après la Révolution de 1830, il devient secrétaire de la reine Marie-Amélie, organisant les mesures prises pour le soulagement des nécessiteux. Il est décoré de la Légion d'honneur en .

Le plus célèbre de ses ouvrages est le traité en quatre volumes intitulé Bagnes, prisons et criminels (Paris Guibert et Roux 1836). Dans son essai Surveiller et punir (page 272), Michel Foucault cite ce gros livre comme l’exemple des « publications de philanthropes plus ou moins directement issues de la prison. »

En 1846, Appert publie en outre Dix ans à la cour du roi Louis-Philippe et souvenirs du temps de l'Empire et de la Restauration, où il raconte sa vie, son action et le dénigrement dont il a fait l'objet de la part des conservateurs et du clergé catholique qui l'a accusé de prosélytisme religieux en faveur du protestantisme car, au cours de ses voyages, il distribuait des exemplaires du Nouveau Testament dont la Société biblique de Londres qui fournissait un nombre quasi illimité d'exemplaires.

Sa célébrité dans le Paris de son époque est telle que Stendhal, dans Le Rouge et le Noir le montre au milieu de la bonne société de Verrières sous les traits du beau « Monsieur parisien » qui, visitant la prison de cette ville, met en émoi les ultras du lieu. En 1855, espérant créer, avec le soutien moral et financier du roi Othon et de la reine Amalia, une colonie pénitentiaire modèle dans l’enceinte de l’ancienne forteresse de Méthone, pour remédier au brigandage à laquelle la Grèce était alors en proie, il s’embarque pour la Grèce, après quoi l’on perd sa trace[5].

Publications

Notes et références

Liens externes

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