Benjamin Ball
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| Naissance |
Naples |
|---|---|
| Décès |
9e arrondissement de Paris |
| Sépulture | Cimetière de Montmartre |
| Nationalité | Française |
| Conjoint | Suzanne Carrier-Belleuse (d) |
| Enfants | Albert Ball (d) et Henry Ball (d) |
| Formation | Faculté de médecine de Paris |
|---|---|
| Profession | Neurologue, psychiatre et professeur d'université (d) |
| Employeur | Faculté de médecine de Paris |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur |
| Membre de | Académie nationale de médecine |
Signature
Benjamin Ball, né le à Naples et mort le à Paris, est un médecin et neurologue français d'origine anglaise et suisse, premier titulaire de la chaire des maladies mentales à Sainte-Anne et membre de l’Académie de médecine.
Né à Naples d'un père anglais et d'une mère de nationalité suisse[1], Benjamin Ball fait ses études médicales à Paris. Reçu interne des hôpitaux en 1855, il entre à Bicêtre au service du docteur Moreau de Tours qui l’engage à publier ses premières études sur les hallucinations provoquées par le haschich.
Ball soutient sa thèse de doctorat sur les embolies pulmonaires en 1862, puis présente au concours de l'agrégation de médecine la thèse Du rhumatisme viscéral, qu'il soutient le à la Faculté de Médecine. En 1870, il est nommé médecin des hôpitaux.
De 1870 à 1874, il occupe le poste d'assistant de consultation du docteur Lasègue qui l'incite à partir de 1875 à donner des cours complémentaires sur les maladies mentales à la faculté de médecine; ce dont il se charge jusqu'en 1877, date à laquelle il est nommé par la Faculté de médecine de Paris professeur titulaire de la première chaire des maladies mentales et de l’encéphale à l'asile Sainte-Anne, grâce au soutien de son maître et ami Jean-Martin Charcot.
Un de ses élèves les plus prestigieux est Emmanuel Régis (1855-1918), dont le Précis de Psychiatrie a eu une diffusion internationale, et qui a été interne puis chef de clinique dans le service de Benjamin Ball de 1879 à 1882, avant de devenir professeur à la Faculté de Médecine de Bordeaux, où il devient en 1913 le titulaire de la premier chaire de clinique des maladies mentales provinciale.
Benjamin Ball fonde en 1881 avec son ami Jules Bernard Luys le journal médical L'Encéphale. Il est promu la même année chevalier de la légion d’honneur.
En 1883, Ball est élu membre de l’académie de médecine.
Il publie au cours de sa carrière de nombreux travaux: De la morphinomanie (1885) ouvrage précurseur dans le domaine de la toxicomanie dans lequel Ball met en avant la toxicité de la cocaïne non encore parfaitement établie à cette époque; La folie érotique (1888) ; Du délire de persécution (1890) ou encore Leçons sur les maladies mentales (1890).
Benjamin Ball, qui parlait couramment sept langues[2], a également publié de nombreux articles scientifiques dans des revues médicales étrangères.
En 1890, il préside le premier Congrès de Médecine Mentale à Rouen.
On peut voir la tombe de Benjamin Ball au cimetière Montmartre (9e division); elle est ornée d'un buste réalisé par son beau-frère, le sculpteur Louis-Robert Carrier-Belleuse.