Benjamin Dumur

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Benjamin Dumur
Biographie
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Nationalité
Activités

Benjamin Dumur, né à L'Étivaz le et mort à Pully le , est un avocat, président de tribunal et historien vaudois[1],[2].

Benjamin Dumur est le cinquième des huit enfants de Jean-Louis Dumur[Note 1] et de Claire-Eugénie Gauteron. En 1851, Benjamin Dumur est élève de la Realschule de Bâle. Lors de son retour à Lausanne, il étudie au collège cantonal dès . Après son baccalauréat, il entre à la faculté des Lettres de l'Académie de Lausanne avant de choisir le droit l'année suivante. Il est membre et secrétaire de la Société d'étudiants de Belles-Lettres de 1855 à 1856 et de celle de Zofingue de 1857 à 1861[1],[2],[3].

Il obtient sa licence de droit le et son brevet d'avocat le . D'abord stagiaire au bureau Rogivue et Ruchonnet, il devient l'associé de ce dernier jusqu'au départ de Louis Ruchonnet[Note 2] en 1868 pour le Conseil d'État. Il prend seul la tête de l'étude jusqu'au , lorsqu'il est nommé président du Tribunal du district de Lausanne, poste qu'il gardera près de trente ans ; il démissionne le , notamment pour des raisons de santé[1],[2],[3].

Benjamin Dumur, amateur d'histoire, poursuit des recherches historiques et généalogiques et collabore au lancement de la Revue historique vaudoise en 1892. Il y publiera des études consacrées à Lausanne et, principalement, à l'Ancien Régime. Il collabore également au Dictionnaire historique du canton de Vaud et à la Gazette de Lausanne. En outre, il participe au sein de diverses commissions à la rédaction de textes législatifs[1],[2],[3].

Notable de la ville, il est membre de nombreuses sociétés locales, en particulier du Comité pour la restauration de la cathédrale et de l'Association du Vieux-Lausanne. En 1914, il fait don de sa bibliothèque et de ses archives à la Bibliothèque cantonale et universitaire[1],[2],[3].

Victime d'une attaque en 1913, il meurt à son domicile de Pully le . Il est incinéré à Lausanne le [3].

Publications

  • Les ânes d'Ouchy, [S.l]. [ s.n.], [1861].
  • « Les coutumes de Payerne : texte en vieux français. Précédées d’une note sur un recueil manuscrit de la Bibliothèque cantonale vaudoises (t. 2428, no 10) », In: Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande, 2e série. - Lausanne. - T. 4, 1902, p. 209-244.
  • Les sénéchaux de Lausanne et le château de Menthon : étude historique, Lausanne, 1903.
  • « Les cinq merveilles de Lutry », In: Revue historique vaudoise, 1908, p. 353-365, 1908.
  • « La seigneurie de Lausanne sous la domination bernoise », In: Revue historique vaudoise, 1909, p. 193-210; 225-245; 257-271.
  • « Jean-Baptiste Plantin et sa famille », In: Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande, 2e série. - Lausanne. - T. 9, 1911, p. 8-105
  • Nicolas Bergier de Lausanne et la dernière des d'Estavayer à Moudon, Lausanne, 1911.
  • « Notice sur les assemblées des anciens États de Vaud », In: Revue historique vaudoise, t. 20 (1912), p. 225-232; 277-284; 300-308; 321-330; 353-364; t. 21 (1913), p. 1-17.
  • Anne van Muyden-Baird, Ouchy mon village : souvenirs de l’autre siècle : 1855-1880 ; accompagné d’une contribution de Benjamin Dumur et Maxime Reymond, Morges, 1989 (1re éd. 1943).

Hommage

  • Lausanne possède un chemin Benjamin-Dumur (il s'agit du renommage du tronçon du chemin de la Suettaz situé sur territoire lausannois, abouchant sur la route de Prilly), sur décision municipale de 1934[3].

Bibliographie

Sources

Notes et références

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