Benjamin Kouadio
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(à 52 ans) |
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Benjamin Kouadio, né le à Bouaké (Côte d'Ivoire) et mort le [1], est de formation professeur d’arts plastiques. Par ailleurs, il est un illustrateur, scénariste et auteur de bandes dessinées ivoirien[2].
Il fait ses études primaires et secondaires à Bouaké en Côte d'Ivoire. Après son BEPC en 1982, il entre à l’École Nationale des Beaux-Arts d'Abidjan[3]. Au département de communication, il se spécialise en bande dessinée et illustration[3]. Il présente le diplôme national sur le thème Lutte contre la délinquance juvénile et l'obtient en 1988. Deux ans plus tard, il présente le diplôme national supérieur des beaux-arts sur Soundjata ou l'épopée mandingue de Djibril Tamsir Niane. Il l'obtient avec la mention « bien »[3]. Depuis 1990, il est professeur d'arts plastiques. Il a illustré de nombreux ouvrages de littérature enfantine et des manuels scolaires pour le compte d'éditeurs locaux et internationaux[3].
Parallèlement à l’enseignement, il continue son autre métier qu’est la bande dessinée. Il publie son premier album en 1999. Il est intitulé John Koutoukou : responsable irresponsable et édité par les Céda dans la collection humour. La crise politique qui a duré dix années en Côte d’Ivoire ne lui permet pas de se faire éditer[3]. En 2013, il sort d’un coup quatre albums : Les envahisseurs à Harmattan BD et dans la série John Koutoukou (Abidjan est gâtée !, Quittons dans ça !, Le sida tue, et alors ?) aux éditions Eburnie[3].
En 2005-2006, il reçoit une mention spéciale pour sa BD en noir et blanc intitulée Drame familial : l’adoption au concours Africa e Mediterraneo[4].
Il participe à des albums collectifs tels qu’Éclats d’Afrique 1, 2 et 3 édités par COMIX35/PJA, Africa comics 2009-2010 avec sa bande dessinée de deux planches Pauvreté morale. En 2010, un numéro spécial, le numéro 29, du magazine BDzine lui est consacré[4].
Il crée en 2013 Les Studios Kbenjamin, une entreprise spécialisée dans la conception de bandes dessinées, d’affiches, de logos et de multimédia[3].
Personnages
Son penchant pour le neuvième art le pousse à créer, à l'âge de 15 ans, John Koutoukou, un personnage moralisateur de la société[5]. Il fustige dans ses bandes dessinées des tares sociales comme la corruption, l'injustice, le racisme, etc. Le genre utilisé est l'humour.
Un autre personnage a vu le jour en 1991 : Petit Débrouyair[4]. Il s'agit d'un petit garçon espiègle et malicieux évoluant dans le système D (« débrouillardise »). De nature toujours optimiste, il sait qu'il trouvera sa pitance journalière. Celui qu'il appelle affectueusement « Vieux Père » (Dieu) veille au grain. Il vit ses aventures dans des histoires complètes de 20, 32 ou 48 planches.
Carrière

En matière de bande dessinée personnelle, son premier album John Koutoukou « Responsable irresponsable » paraît en 1999 dans la collection humour aux éditions CEDA[6].
En 2005-2006, il reçoit un « Prix mention spéciale » pour sa BD en noir et blanc intitulée Drame familial au concours international de bande dessinée Africa e Mediterraneo[7]. En 2010, il refait parler de lui en participant à l'album collectif Éclats d'Afrique, publié par les éditions CLE et en collaborant au magazine de la jeunesse africaine, JouvAfrique (en particulier le N°3)[4]. Les années se succèdent et il est encore présent sur dans le collectif Africa comics 2009 – 2010 avec son œuvre Pauvreté morale[4].
C'est en que Kouadio publie son second album intitulé Les envahisseurs, chez L’Harmattan BD, œuvre faisant la satire des rapports entre villageois et citadins de la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui[6].
En 2013, l’album Les Envahisseurs est sorti chez L’Harmattan (Paris) en [8], suivi d'autres albums de la série John Koutoukou sortis au mois de [9]. En 2015, il publie une fois de plus une œuvre intitulée "Galère Pécuniaire".
En 2018, il publie son œuvre Drap à Onmagépa[10].

