Benjamin Raspail
artiste et homme politique français (1823-1899)
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Benjamin Raspail, né le à Paris[1] et mort le à Arcueil-Cachan (Seine, actuel Val-de-Marne)[2], est un peintre, graveur et homme politique français.
| Benjamin Raspail | |
André Gill, Benjamin Raspail, Le Bulletin de vote, no 54, 1er janvier 1877. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (13 ans, 8 mois et 2 jours) |
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| Élection | 20 février 1876 |
| Réélection | 14 octobre 1877 21 août 1881 18 octobre 1885 |
| Circonscription | Seine |
| Législature | Ire, IIe, IIIe et IVe (Troisième République) |
| Groupe politique | Union républicaine (1871-1885) Gauche radicale (1885-1889) |
| – (2 ans, 6 mois et 4 jours) |
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| Élection | 28 mai 1849 |
| Circonscription | Rhône |
| Maire d'Arcueil | |
| – (2 mois et 16 jours) |
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| Prédécesseur | Pierre Denis Gogne |
| Successeur | Jules Appolinaire Caron |
| Conseiller général de la Seine | |
| – (10 ans) |
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| Circonscription | Canton de Villejuif |
| Prédécesseur | Pierre-Philibert Pompée |
| Successeur | Émile Raspail |
| Biographie | |
| Nom de naissance | François Vincent Benjamin Troussot |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ancien 11e arrondissement de Paris |
| Date de décès | (à 76 ans) |
| Lieu de décès | Arcueil-Cachan (Seine) |
| Nationalité | française |
| Père | François-Vincent Raspail |
| Fratrie | Camille Raspail Émile Raspail Xavier Raspail |
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Biographie
Benjamin Raspail est le fils du chimiste François-Vincent Raspail (1794-1878), dont il partagea l'exil belge et les idées d'extrême-gauche.
En 1841, à la suite d'une poursuite à coups de pierres à Épinay, il est gravement blessé et doit être amputé de la jambe droite, au-dessus du genou. Les chirurgiens acceptèrent les pansements de son père, Francois Raspail : aspersion d'alcool camphré sur la peau, camphre en poudre sur les sutures, charpie imprégnée de pommade camphrée. « Les suites opératoires furent parfaites, alors que de nombreux opérés traités par la méthode classique s'infectaient et que beaucoup en mouraient[3],[4]. »
En 1874, au décès d'Eugène Lavenant, il assure la fonction de maire d'Arcueil en tant que premier conseiller inscrit au tableau. Il est aussi conseiller général de la Seine, et député de la Seine pour la gauche républicaine. En , opposant au gouvernement de Broglie il signe le manifeste des 363[5].
En 1878, il dépose une motion demandant la vente des diamants de la Couronne.
Le , il dépose la loi faisant du la fête nationale annuelle en commémoration de la prise de la Bastille et de la Fête de la Fédération[6]. Ce projet de loi, signé par 64 députés, est adopté par l'Assemblée le et par le Sénat le . Elle est promulguée le .
Le , Benjamin Raspail fait voter par la Chambre, par 342 voix contre 85, son projet de loi d'aliénation des diamants de la Couronne, pour financer une caisse des invalides du travail contre le projet de Jules Ferry qui souhaite que cette vente alimente une caisse de dotation des Musées nationaux. Pour Jules Ferry, donner le produit de la vente aux invalides du travail ne serait « qu'une goutte d'eau dans l'océan ». Le projet est alors porté au Sénat. Plusieurs années de discussion sont nécessaires pour obtenir un consensus, sur la vente de la totalité ou d'une partie des joyaux, et sur l'affectation du produit de la vente.
La loi d'aliénation des diamants de la Couronne n'est votée que le , cosignée par Jules Grévy, président de la République, et Sadi Carnot, ministre des Finances[Note 1],[7].
Il légue sa propriété de Cachan pour y fonder une maison de retraite pour invalides du travail et un musée accueillant sa collection de tableaux (incluant ses propres œuvres) et des documents sur la vie politique de son père.
Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (18e division), dans la sépulture familiale. Celle-ci est ornée d'une statue de femme drapée, œuvre du sculpteur Antoine Étex, tendant la main vers les barreaux d’une prison, rappelant ainsi les nombreux emprisonnements de son père[4].
Mandats
- 1876-1877 : Seine.
- 1877-1881 : Seine.
- 1881-1885 : Seine.
- 1885-1889 : Seine.