Benjamin Tshikangu
militant congolais
From Wikipedia, the free encyclopedia
Benjamin Tshikangu est un militant congolais des droits civiques et politiques, membre du mouvement citoyen LUCHA en République démocratique du Congo (RDC). Il est connu pour son implication dans les mobilisations citoyennes à Kinshasa depuis 2018, ainsi que pour ses prises de position publiques sur les réformes institutionnelles en 2023[1][2].
Biographie
Après des études en mathématiques et informatique, Benjamin Tshikangu travaille dans le secteur des technologies de l'information parallèlement à son engagement citoyen.
Engagement citoyen
Membre actif de la LUCHA, Benjamin Tshikangu participe le 14 décembre 2018 à la campagne « balayer les médiocres » à Kinshasa, visant à dénoncer le système électoral en place. À cette occasion, il est arrêté avec cinq autres militants. Cette arrestation fait l'objet d'alertes internationales de la part de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme et de la FIDH, qui dénoncent une détention arbitraire[3][4]. Selon l’ACAJ, les militants sont libérés après plusieurs jours de détention.
Prises de position
En août 2023, il s'oppose publiquement au projet de réforme constitutionnelle proposé par l'historien Isidore Ndaywel, lequel suggérait de porter le mandat présidentiel à neuf ans. Benjamin Tshikangu argue que le cadre constitutionnel actuel de cinq ans est suffisant et met en garde contre une instabilité politique accrue[2].
Actions judiciaires
Le 16 novembre 2023, il dépose une plainte devant le parquet près la Cour de Cassation contre Moïse Katumbi, l'accusant d'incitation à la haine tribale dans le cadre du débat politique national[5].
Réception et distinctions
Il est cité par certains médias congolais parmi les « 100 jeunes espoirs de la RDC » pour son parcours au sein des mouvements citoyens[2].
