Benoît Castillon du Perron

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Benoît Castillon du Perron, né le à Paris 8ème, est un pédagogue et un écrivain français. Fondateur de l'Ecole Saint-John Perse à Paris et de centres psychopédagogiques à Nantes, il est également l'auteur de plusieurs récits et romans publiés depuis les années 2000.

Faits en bref Directeur Cours Charlier (d), 2015-2017 ...
Benoît Castillon du Perron
Fonctions
Directeur
Cours Charlier (d)
-
Directeur
Institution libre de Combrée
-
Directeur-fondateur (d)
École Saint-John Perse (d)
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Père
Michel Castillon du Perron (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Enfant
Blanche, Jean, et Adèle Castillon
Œuvres principales
Le Rêve du père Riou
Mourir avec la rivière
Joyeux Noël
Hugo comme Hugo
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Biographie

Benoît Castillon du Perron, marié, est père de trois enfants : Blanche, Jean et Adèle Castillon. Descendant par sa mère, l’historienne Marguerite Castillon du Perron (née Jolibois), du ministre de l’Instruction Publique Victor Duruy, il est le fils du pneumologue Michel Castillon du Perron. Enseignant toute sa vie le français à de nombreux élèves, Benoît Castillon fut surtout le fondateur d’une des premières « écoles parallèles » parisiennes: l’Ecole Saint-John Perse (75018). Il a créé également deux « Centres psychopédagogiques » à Nantes. Il a publié plusieurs livres et se consacre désormais uniquement à la Littérature.

Pédagogie

Dès l'enfance, Benoît Castillon fut marqué par sa rencontre avec la pédagogue Annie Taillefer[1]; héritière spirituelle du Père Doncoeur, cette dernière dirigeait en effet l’Ecole Montjoie (Château de Troussures-Oise) lorsque Benoît y fut scolarisé (1963-1964). Après des études de Lettres [2] Benoît Castillon s’engage à son tour, très vite (1982-1998) dans la création et la direction, en compagnie d’amis, d’une école à petits effectifs dédiée aux « élèves en difficulté»: «L’Ecole Saint John Perse »[3],[4],[5],[6]. Sise à Paris, rue Cavallotti, dans le 18ème arrondissement. Rapidement, cette première structure se dédouble par la création du «Cours Saint John Perse», rue Pernety, dans le XIVème arrondissement. Après seize ans passés à la direction de l’Ecole Saint John Perse, Benoît Castillon accepte en 1999 la direction de l’Institution Libre de Combrée [7],[8],[9],[10](49), prestigieux établissement fondé au 19ème siècle, mais tombé depuis les années 80 en désuétude; Il y imprime immédiatement sa marque, opérant de nombreux chantiers et générant le redressement de l’établissement [11], avant qu’une coûteuse "remise aux normes" ne serve de prétexte aux autorités pour fermer Combrée. Presque immédiatement ensuite, Benoît Castillon fonde un centre psychopédagogique à nouveau dédié aux «jeunes en difficulté»: C’est le CPGO [12](Centre Pédagogique du Grand Ouest), à Nantes (2005-2010). Par la suite, Benoît Castillon crée le «Centre Pédagogique Chanzy» (2012-2015). Il continue d’enseigner jusqu'en 2018 dans divers Collèges ou Lycées nantais, avant de se consacrer plus exclusivement à la Littérature.

Ecriture et activité littéraire

"Poète" comme on l'est souvent à l'adolescence, rédacteur ensuite d’un «Journal», puis d'un roman, L'Echapatoire, remarqué par Yves Navarre (Prix Goncourt 1980) mais resté impublié ( épisode narré dans Mourir avec la Rivière cf Bibliographie de l'auteur) Benoît Castillon est proche également, à cette époque, de Jacques Damade, compagnon de jeunesse devenu aujourd’hui éditeur (Editions La Bibliothèque) - Tous deux fréquentent alors un cercle littéraire hétéroclite de connaissances dont font partie Roland Barthes, le poète Paul Le Jéloux, ou le romancier grec Takis Theodoropoulos - mais c’est surtout avec le poète trop tôt disparu, Pascal de Blignières, que Benoît Castillon noue une relation plus profonde et suivie. Après la mort de ce dernier (3 Novembre 1996) il fait la rencontre de Jean Loup Bernanos, dernier fils et biographe de Georges Bernanos, qu'il assiste quelque peu dans son secrétariat (1996-1998) ainsi que dans la préparation des «Cahiers Bernanos» [13] où il écrit parfois.

En 2002, Benoît Castillon publie son premier livre, Le rêve du Père Riou, et autres histoires d’écoles heureuses, un recueil de nouvelles inspiré de son expérience d'enseignant. Dans un article paru dans Ouest-France le , M.N.G souligne que l'auteur "rend hommage à ceux qui lui ont donné la vocation d'enseignant et d'éducateur"[14]. De même, titre le journaliste Didier Gourin, à l’occasion d’une lecture, dans le Ouest France du : «Les écoles heureuses existent; avant d’ajouter: Peut-être parce qu'elles n’ont pas d’histoire, Benoît Castillon en raconte quelques-unes…» [15]

À partir de 2015, Benoît Castillon assure la direction de la collection «Spiritualités» aux Éditions Arcades Ambo (Nice), sous l’impulsion de son ami Michel Orcel. Il y supervise notamment la publication et rédige les préfaces de plusieurs textes liés à l’œuvre de Georges Bernanos et à celle du poète Pascal de Blignières.

En 2017, Benoît Castillon publie un important roman: Mourir avec la Rivière aux Éditions Arcades Ambo; celui-ci s’inspire pour partie de ses souvenirs d’enfance et d’adolescence [16]. Il fait alors l’objet d’un entretien développé dans le quotidien Presse-Océan [17], qui le présente comme un «cri de révolte écologique»: «Histoire d’une vie, Mourir avec la rivière est aussi celle de la génération 68 et des lendemains qui déchantent» titre Eric Cabanas en Avril 2018.

Plus tard, dans un tout autre genre, Benoît Castillon publie tout d'abord un récit "Joyeux Noël" (2019) aux éditions Arcades Ambo, puis un roman noir, Hugo comme Hugo (2020) ,aux Éditions du Petit Véhicule (Nantes): Ce dernier, dont l’intrigue se déroule à Appoigny, dans l’Yonne, s’inspire en partie du sordide fait divers des «Disparues de l’Yonne» , lié au multi-criminel Emile Louis[18]. A l’occasion de sa présentation initiale à Appoigny, le journal L’Yonne Républicain [19]note que ce «mélange d’autofiction et d’éléments historiques suscitent l’intérêt du public présent».

En 2023, Benoît Castillon participe enfin à l’ouvrage collectif réalisé en compagnie d’Hervé Louboutin, Soljenitsyne en Vendée paru aux Editions de l’Enchanteur[20].

Œuvres

Nouvelles

Romans

Récits

Articles, Préfaces et autres écrits

  • Cabaret-Bar-Tabac, critique parue à l'occasion du premier grand concert de Grace Jones, publié dans Libération,
  • Le Cognac, Le Vinaigre et Saint-François d'Assise, nécrologie de François Mitterrand parue aux Cahiers du Détours, Edition ACERMA, (ISBN 2-909642-06-2) (ISSN 1160-0632)
  • Nos amis les Saints, Bernanos, préface de BCdP, Editions ARCADES AMBO, 2020 (ISBN 979-10-94910-27-6)
  • L'Esprit Européen, Bernanos, préface de BCdP, Editions ARCADES AMBO, 2022 (ISBN 979-10- 94910-40-5)
  • La rumeur des signaux, Pascal de Blignières, Préface de BCdP, Editions ARCADES AMBO, 2022 (ISBN 979-10-94910-46-7)
  • Soljenitsyne en Vendée 30 ans après..., préface de BCdP, Edition de l'Enchanteur, 2023 (ISBN 978-2-75160-392-1)

Notes et références

Liens externes

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