Benoît Verhaegen
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Benoît Jean Joseph Stanislas Marie Ghislain Verhaegen |
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Famille Verhaegen (d) |
Benoît Verhaegen, né le , décédé le , est un historien et politologue africaniste belge. Il a élaboré la méthode de l’histoire immédiate. Il a écrit plusieurs livres sur le Congo-Kinshasa, où il a vécu de 1958 à 1987[1].
Verhaegen est né en à Merelbeke en Belgique dans une famille appartenant à la noblesse belge. Il a fait des études de Droit et d’Économie à l’université catholique de Louvain. Très marqué par la Seconde Guerre mondiale qui a coûté la vie à son père Jean, décédé dans un camp de concentration nazi, et à son frère aîné Freddy, volontaire tué au combat en , il s'engage lors de la Guerre de Corée en 1950. Il devient sous-lieutenant et sera blessé deux fois. Il présente son mémoire de licence en 1955, intitulé « Le chômage structurel en Flandre ». En 1961, il obtient un doctorat en Économie avec sa thèse « Contribution à l’histoire économique des Flandres »[1].
Il arrive au Congo belge en 1958, où il est professeur de sociologie et de science politique à l’université Lovanium (aujourd’hui université de Kinshasa), et chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES) — l’équivalent du Centre de recherche et d’information socio-politique (CRISP) en Belgique ou de l’Institut d’études politiques de Paris (INEP), avec qui il publiera plusieurs ouvrages[1].
Après l’indépendance du Congo, il est désigné comme chef de cabinet d’Aloïs Kabangi, ministre de la Coordination économique et du Plan du gouvernement Lumumba[1].
Avec plusieurs collègues du Centre d’études politiques (CEP) de l’université Lovanium, il élabore la méthode de l’histoire immédiate[1].
En 1972, il s’installe à Kisangani et enseigne à l’université nationale du Zaïre (UNAZA) nouvellement créée. Il crée le Centre de recherches interdisciplinaires pour le développement de l’éducation (CRIDE)[1] Il a été aussi le premier doyen de la faculté de Science Sociales Politiques et Administrative de l'Université de Kisangani.
En , il quitte le Congo pour rejoindre le Centre d’études et de documentations africaines (CEDAF) à Bruxelles. Il continue à travailler sur plusieurs sujets du Congo dont notamment les biographies de Patrice Lumumba et Pierre Lumumba[1].
En 1990, il prend sa retraite dans le sud de la France, à Montréal-les-Sources. Il meurt le [1].