Après une jeunesse passée à Bayonne où il apprend le dessin, Bernard-Romain Julien monte à Paris et rentre en 1822 à l'école des Beaux-arts, sous la direction de Antoine-Jean Gros. Il est l'ami d'enfance de Pierre Théophile Junca, dont il fera le portrait, et qui épousera la sœur de sa femme, née Latrilhe. Sa femme Louise Élisée Latrilhe est la tante du Cardinal Lavigerie[1]. Pierre Théophile Junca est témoin de leur mariage le à Bayonne. Les deux amis se retrouveront à Paris, autour de l'éditeur-imprimeur Aubert & Cie et Charles Philipon[2].
Actif dès 1826, il travaille comme illustrateur vers 1829-1830 pour La Caricature, le Genre parisien, un périodique contenant des estampes, coordonnée par Charles Philipon[5], Le Charivari, Le Voleur, La Galerie de la presse, la Biographie des hommes du jour, la Livre des orateurs, la Revue des armées, ou encore le Cours de littérature de La Harpe, publié chez A. Boblet en 1830 et contenant près de 400 portraits. Ses planches les plus remarquables sont issues des ateliers de Lemercier[6].
Dans les années 1840, il publie les Cours élémentaires de dessin d'après Léon Cogniet, et une Étude à deux crayons, deux ouvrages d'enseignement qui connurent un certain succès, jusqu'aux États-Unis[7],[8].
Il retourne vivre à Bayonne en 1866 où il meurt le .
Il a une fille, Anne Coraly Julien, née le à Paris[9].
Notes et références
↑Acte de mariage Saint-Esprit: état civil1814-1854 — 5Mi102/50
↑«Junca, Pierre Théophile», notice du Dictionnaire des imprimeurs-lithographes du XIXe siècle, École nationale des chartes.