Bernard-Valville
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François Bernard dit Bernard-Valville, né à Clermont-Ferrand le [1] et mort dans l'ancien 1er arrondissement de Paris le [2], est un auteur dramatique et un librettiste français.
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Jacques Bernard (d) |
Biographie
Fils d'un avocat au Parlement, ses études l'amènent au théâtre, où il joue quelques années sous le nom de Bernard-Valville, avant de s'essayer à l'écriture dramatique avec quelques succès. Venu à Paris en 1795, il fait représenter ses pièces dans plusieurs théâtres parisiens. Mais la carrière des armes l'attire. Il accompagne le général Decaen à Pondichéry puis à l'Ile Maurice lorsque celui-ci en devient gouverneur, et poursuit sa carrière en France jusqu'à l'effondrement de l'Empire[3]. La période de trouble qui suit les Cent-Jours l'incite à retourner l'île Maurice[4], où il sera nommé sous-proviseur du Collège Port-Louis, puis professeur de rhétorique. Il ne rentrera à Paris qu'en , six ans avant sa mort.
Il avait pour frère jumeau le poète Jacques Bernard (1767-1842), également militaire (capitaine de hussards) et chevalier de la Légion d'Honneur[5], et qui deviendra son légataire universel.
Ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIXe siècle : Théâtre de la Gaîté, Théâtre Feydeau, etc.
Œuvres
- Théâtre
- 1794 : Les Deux Perruques, comédie nouvelle en un acte et en vers, au théâtre de la République de Bordeaux. Imprimée à Bordeaux chez Lafforest, l'an 3 de la République.
- 1795 : Le Miguelet, opéra en un acte, musique d'Antonio Bartolomeo Bruni (date et lieu de représentation inconnus). Non imprimé[6].
- 1798 : L'Épreuve par ressemblance, comédie en 1 acte et en vers, avec Étienne Gosse. Non imprimée.
- 1799 : L'Épicière bel-esprit, comédie en 1 acte, en prose, avec Étienne Gosse, au théâtre Montansier ()
- 1799 : Les Deux Tableaux parlants, ou le Dîner interrompu, comédie en un acte en prose, au théâtre de la Gaîté ()
- 1799 : Kiki, ou l'Île imaginaire, comédie-folie en 3 actes, en prose, mêlée de chant, danse, pantomime, cérémonies burlesques, etc., avec Eugène Hus, au théâtre de la Gaîté ()
- 1800 : L'Horloge de bois, ou un Trait d'humanité, comédie en 1 acte, mêlée de vaudevilles, au théâtre de la Gaîté (an VIII)
- 1800 : Marcelin, opéra-comique en 1 acte et en prose, musique de Louis-Sébastien Lebrun, au théâtre Feydeau ()
- 1800 : Le Petit Gagne-petit, ou l'Erreur d'une mère, comédie en 1 acte, en prose, mêlée de vaudevilles, au théâtre de la Gaîté ()
- 1800 : La Lanterne magique, ou le Retour des époux, comédie en un acte et en prose, au théâtre des Jeunes-Artistes ()
- 1800 : Pygmalion à Saint-Maur, farce-anecdotique, en 1 acte et en vaudevilles, trouvée à Charenton, avec Charles-Guillaume Étienne et Étienne Gosse, au théâtre des Troubadours ()
- 1800 : Le trompeur trompé (en), opéra comique en un acte et en prose, musique de Pierre Gaveaux, au théâtre Feydeau ()
- 1800 : Augustine et Benjamin, ou le Sargines de village, opéra-comique en 1 acte, avec Eugène Hus, au théâtre Feydeau ()
- 1800 : Vert-Vert, ou le Perroquet de Nevers, opéra-comique en 1 acte, en prose, d'après Vert-Vert, poème de Jean-Baptiste Gresset, musique de Jean-Antoine Gaultier, au théâtre des Jeunes-Artistes ()
- 1802 : Le Retour inattendu, opéra-comique en 1 acte, musique de Pierre Gaveaux, au théâtre Feydeau (). Non imprimé.
- 1810 : Henriette et Adhémar, ou la Bataille de Fontenoy, mélodrame en trois acte et en prose, imité du théâtre allemand, avec Louis-Charles Caigniez, musique de Charles-Joseph Gérardin-Lacour[7], au théâtre de l'Ambigu-Comique ()
- S. d. : La Comédie sans acteurs, comédie en 1 acte. Non imprimée.
- S. d. : Le Dévouement filial, drame en 3 actes. Non imprimé.
- S. d. : L'École des épouses, drame en 3 actes. Non imprimé.
- Varia
- 1797 : Réponse à quelques infortunés qui se plaignent du régime actuel, chanson
- 1820 : Épître à mon frère, en réponse à la sienne, Clermont-Ferrand, imprimerie Landriot.
- Œuvre attribuée à tort à Bernard-Valville
- 1773 : Le Dépit amoureux, comédie de Molière, "retouchée et mise en deux actes par Mr Valville, comédien français"[8]. Nouvelle édition en 1787[9] puis en 1798[10]. Reprise au Théâtre-Français en 1821 ()[11].
Distinctions
- Chevalier de la Légion d'Honneur (décret impérial du )[12].
Bibliographie
- Joseph-Marie Quérard, La France littéraire ou dictionnaire bibliographique des savants..., 1839, p. 34
- Joann Elart, Catalogue des fonds musicaux conservés en Haute-Normandie, 2004, p. 217